Galerie séries d’auteur

Auteur ? Oui, mon œuvre repose sur un travail personnel en dehors de toute commande : un cadre dans lequel je n’ai pas d’autres impératifs que ma sensibilité et ma poésie.

Vous trouverez ici différentes séries allant du portait à l’architecture, en ne négligeant pas la nature et bien d’autres thématiques. Peu importe le thème, seule la poésie importe. Cette activité d’auteur-poète-photographe est importante pour moi, elle est mon espace d’expression profonde et sincère.

Cette page vous entraîne dans mon univers : j’espère que cette rencontre vous séduira.

inspiration N & B

inspiration nature

bien à vous, Wolfgang Autexier

Histoires de libellules

Leucorrhinia Albifrons : presque perdue

La Leucorrhinia Albifrons est une libellules extrêmement rare considérée en voie d’extinction. Elle n’habite encore que sur six mares en Charente-Maritime. Des eaux bien spécifiques, très basiques avec un PH fort de 8,8. Ce type de mares est bien entendu rare, donc le potentiel de développement de cette espèce est extrêmement limité. Un rien, telle qu’un sécheresse vidant les mare, peut être fatale aux quelques localités ou vit encore la petite bête.

L’attachante « Libellula Decamaculata »

Voilà une libellules extravagante, mais attachante avec ces taches noirs et ambrées sur les ailes ! La Libellule à Quatres Taches dit Libellula Quadrimaculata… à ne rien y comprendre puisque nous dénombrons dix zones ombrées ou noir sur le s ailes. Les naturalistes ne considèrent en effet que es quartes tâches au nodus des ailes. Affectueusement, elle sera la Libellula Decamaculata. C’est une libellule chez laquelle il existe des variations de la coloration ds ailes. Certains individus ont des tâches plus importantes, notamment au niveau des pterostigma, et sont dit de forme Praenubila.

Lestes Dryas : suspendus…

Protégés dans certains pays, pas en France, le Leste des Bois, est une espèce rare dont les populations diminue avec la réduction de leurs aires de reproduction. Comme nombres de libellules, ces insectes ont besoin de milieux aquatiques spécifiques pour leur reproduction d’ou une tendance à la raréfaction lié au milieu et non à l’espèce elle-même.

Ceriagrion Tenellum : il n’est pas bleu

Atypique parmi les libellules dites « Agrions », le Ceriagrion Tenellum ou Agrion Délicat, est une demoiselle rouge. protégée en Suisse, pas en France, elle ne colonise que des plans d’eau calme, peu profonds, plutôt ensoleillé qui se réchauffent rapidement. Autant dire que l’aire de répartition de l’espèce est très limité. A cela il faut ajouter que les insectes adultes ne s’éloignent rarement plus loin qu’une centaine de mètres de leur mare d’origine… la prolifération n’arrivera pas.

Somatochlora Flavomaculata : la libellule aux yeux émeraude

La Somatochlora Flavomaculata compte parmi les libellules émeraudes en raison de ces yeux verts : des yeux paraissant fluo quand la lumière est directe. Voilà encore une capricieuse qui choisie bien ses plan d’eau. Paradoxalement elle ne vie que sur peut de spot, mais peut être abondante sur ses sites de reproduction. Elle n’est pas encore sous statut de protection, mais est déjà reconnue en danger de disparition pour le département de Charente-Maritime.

Cordulia Aenea : encore émeraude…

La petite Cordulie Bronzée, Cordulia Aenea, a un corps vert métallique au effets moirés, virant au bronze patiné sous certains angles de lumière. Les yeux verts sont aussi incroyables que ceux de dame Somatochlora Flavomaculata et pour cause, toute deux appartiennent à la famille des Cordulidae. Moins rare que sa sœur, la Cordulia Aenea est elle aussi un insecte peu courant choisissant ces plan d’eau et défendant sont territoire avec plus d’agressivité qu’un Anax Imperator.

Les Cordulie Bronzée & Somatochlora Flavomaculata ont été présentées en tête d’affiche au Serial Photographer Festival saison 2 en 2017. Cette présentation cherchait à dépassez la démarche artistique à ce faire embassadeur de la cause des sepèces vulnérables.

Depuis plusieurs années, je partage mes œuvres photographiques lors de festivals prestigieux ou d’actions et des expositions pédagogiques notamment sur la biodiversité ou la protection du patrimoine architectural. J’enrichie également cela en les accompagnant de conférences ou de worksop ce qui les rendent plus vivantes. J’aime particulièrement les opportunités d’allier art, éveille culturelle ou médiation scientifique.

" Wolfgang Autexier présente cette année une époustouflante série sur
les libellules émeraude. " 
Ferid-François BANNOUR – Journal la Haute Saintonge

Photographe naturaliste : un témoin responsable & engagé

Es qualité de photographe naturaliste et de membre titulaire de la Société Française d’Odontologie, je participe au suivi de ces populations vulnérables. Le photographe naturaliste est un artiste, certes, mais il est aussi un témoin privilégié de cette vie sauvage fragile en voie d’extinction. Il voie et restitue nombre de problématiques et d’évolutions dont la compréhension est utiles à la mie en place de mesures conservatoires prises par des institutions telles que le Conservatoire des Espaces Naturels ou le Conservatoire du Littorale. Tel est le sens de mon activité sur le terrain.

La lande aux cerfs

Le cerf et les biches représentent toute une mythologie autours de la nature et de la cynégétique. Ils sont plus recherché pour ce qu’il représentent symboliquement que pour ce qu’il sont vraiment.

bien à vous, Wolfgang Autexier

Tunnel attitude

La « tunnel attitude » est une expérience de shooting pour Monsieur et Madame tout le monde : ce qui compte c’est d’être expressif et vrai. Un seul lieu : un tunnel qui vit par l’évolution de ces tags entre deux shoot. Pour moi, ces shoots sont un exercice de dextérité à f1.4 exclusivement. C’est une perspective, un effet de contraste et du flou pour mettre l’accent sur un expression de visage et de regard. Peu importe l’expression, rire au éclat, pleurer, fusiller des yeux, se rebeller,… ce qui compte c’est la force expressive.

C’est un shooting pour tout le monde, mais des stars de chez nous y ont participé : telle Marion Sokolik, comme il se doit élue avec panache Miss Poitou-Charente 2019.

Dans cette aventure, j’ai poussé l’exercice jusqu’à l’autoportrait à f1.4 : le défi ultime. A voir dans la partie « Tunnel Attitude avec les mecs ». Défi : parce que l’ouverture f1.4 ne laisse de nette que l’épaisseur d’un petit auriculaire. Ainsi comment rester précis lorsque l’on est pas du bon coté de l’appareil pour viser ? Votre mission, si toute fois vous l’accepter, est mission impossible… Je vous laisse faire la musique, ce message ne s’autodétruira pas. ici l’exercice de dextérité devient un jeu passionnant.

Vous aussi vous auriez votre place dans cette série. Pensez y, parce que vous le valez bien !

bien à vous, Wolfgang Autexier

L’eau est d’or

Un majestueux claquement d’ailepar Wolfgang Autexier

Charge en or – par Wolfgang Autexier

Un toilettage minutieux – par Wolfgang Autexier

Soirée en famillepar Wolfgang Autexier

Gros bec rond… – par Wolfgang Autexier

Jeu d’eaupar Wolfgang Autexier

Les « poussins »par Wolfgang Autexier

Deux frèrespar Wolfgang Autexier

Tête à têtepar Wolfgang Autexier

Fière triopar Wolfgang Autexier

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Les leçons de Freyja

Le best-of des Leçons de Freyja

La première partie de cette série à été réalisée avec la complicité de Galysa pour les leçons de 1 à 9 : c’est la saison 1 des « Leçons de Freyja ». Les leçons de 10 à 21 ont été réalisées avec Annabelle : c’est la saison 2 des « Leçons de Freyja ». A découvrir en intégralité un peu plus loin dans cet article !

Intégrale saison 1 : avec Galysa

Intégrale saison 2 : avec Annabelle

Une histoire de déesse viking 

La déesse nordique Freyja fait figure d’équivalent de la latine Venus. Plus complexe, elle est certes une représentation de féminité mais est aussi l’incarnation de l’amour, de la sensualité et de la passion charnelle. Parmi d’autres attributs, un insecte : la libellules. La libellule incarne à elle seule l’image de la sensualité. Insecte semblant consacrer toute son existence à la reproduction aux heures les plus chaudes de l’été, la libellules était l’attribue idéale pour l’amoure libéré des carcans. C’est sans compter sur la période moyenâgeuse ou l’insecte fut diabolisé et présenté comme animal de Satan porteur du vice. D’où l’appellation anglophone « Dragonfly » : dragon créature du mal.

Au moyen-âge, on disait même aux enfant de ne pas suivre les libellules… Les petites fées des eaux ne sont pas si méchantes. Voyez plutôt et suivez Freyja notre libellule dans ces leçons d’amour sensuel et poétiques. Vous découvririez ici une réinvention, une remise en question des « Leçon de séduction » à la façon de Aubade : un ode à l’amour élégant et explicite à la fois, sans concession avec le politiquement correcte de la publicité des grandes marques. Les « Leçons de Freyja » ont été séléctionnée lors de plusieurs expositions : les Serial Photographer Festivals de 2016 et 2017, ainsi que le Salon International du Tatouage de Cognac en 2018.

Cette série à été réalisée avec la complicité de deux jeunes femmes : Galysa pour les leçons de 1 à 9 et Annabelle pour les leçons de 10 à 21. Sachons remercier celles qui ont prêter leur corps à l’image de Freyja : il fallait bien des corps de déesse pour ça ! D’autres femmes seront très probablement appelées à venir poursuivre l’aventure des « Leçons de Freyja ». Mesdames : n’hésitez pas à postuler ! Galysa comme Annabelle sont modèles amatrices, et de toute évidence font jeu égale avec des professionnelles : pourquoi pas vous ?

Puisque nous en sommes aux curiosités découvrez donc les vraies libellules : elles ne sont pas si diaboliques ! Découvrez deux collection de photographie des fées des eaux que j’ai eu la chance de pouvoir réaliser en pleine nature : Libellules d’ici & Libellules rares de Charente-Maritime. Un curiosité toute complémentaire de cette série.

La suite… très prochainement !

bien à vous, Wolfgang Autexier

Panthera Leo Leo

Lorsque l’on dit qu’il est un symbole de courage et de loyauté, ne rigole pas… il est susceptible ! Avec le lion souffle le parfum des légendes séculaires et des aventures épiques de Tartarin de Tarascon. L’une d’entre elle, pourtant oubliée, vaut au lion sa valeur symbolique en Europe. Une légende moyenâgeuse veut en effet qu’un chevalier et un lion se soient défendus mutuellement, puis que ce lion soit resté fidèle compagnon dudit paladin. Curieux pour une bête qui se consacre beaucoup à la sieste. Pourtant, nombreuses sont les références symbolique au courage et  la loyauté du lion restée pérennes dans l’histoire : notamment le cœur de lion de Richard Ier Roi d’Angleterre (par ailleurs Duc d’Aquitaine et Comte de Poitiers). Si la bête appartient à la faune africaine, le symbole lui appartient au patrimoine culturel européen ; nous sommes d’avantage concernés dans la mesure où le futur Roi Richard Ier, élevé par Aliénor d’Aquitaine, a longtemps vécu dans la région.

Le Lion d’Afrique est dit « Panthera Leo Leo » en langage scientifique.  « Panthera » parce qu’il appartient au genre panthère (autrefois dit « gros chats ») à l’égal des panthères noires, tigres, guépards, jaguars,… Leo, c’est le lion ; deux fois Leo parce qu’il s’agit du Lion d’Afrique. Le Lion d’Asie étant désigné par l’appellation « Panthera Leo Persica ». Autrefois, il était référencé plus d’une dizaine de sous-espèces de lions en fonction de leurs biotopes ; la génétique a permis de démontrer qu’il n’existe en réalité que deux sous-espèces (celles citées plus haut). Notamment, le légendaire « Lion de l’Atlas », n’a jamais été une sous-espèce sur le plan biologique, mais simplement un « Panthera Leo Leo » cantonné aux montagnes du Maghreb.

Que dire d’autre sur le lion sans tomber dans les clichés du roi de la faune ? Peut-être parler de sa vie sexuelle ? Si, si, si, c’est croustillant ! La lionne a une période de chaleur de trois jours dans l’année ; elle se manifeste alors en se roulant au sol devant le mâle. Monsieur lion sort alors nonchalamment de sa sieste… pour venir aux bons soins de madame : en vitesse lapin, sans exagération. A l’instant de l’extase, le lion mord l’épaule de la lionne qui, quant à elle fera une grimace féroce tous crocs sortis. Chacun retourne à sa sieste ; puis un quart d’heure plus tard, la lionne reprend ses roulades… Ce rituel est répété jusqu’à cinquante fois par jour au cours de la période de chaleur de la lionne. La vie de lion, s’est mieux qu’à la maison. Pas vrai ?

Wolfgang Autexier, photographe d’art à Saintes en en Charente-Maritime, ce passionné fait partie de ces artistes qui ont un don indéniable !

Hélene Siméon – Ici Magazine

Cette série a un pedigree notable. Elle a notamment été à l’honneur lors du Salon Européen du Musée POROS de Condeixa en 2018 (Portugal). Elle a également été présentée en tête d’affiche lors du Serial Photographer Festival 2017 (voir l’article) et exposée lors du Salon International d’Art du Beffroi de Bruges en 2018. L’une des images intitulée « …et là, il te bouffe ! » a fait l’objet d’un argumentaire spécifique.

Depuis plusieurs années, je partage mes œuvres photographiques lors de festivals prestigieux ou d’actions et des expositions pédagogiques notamment sur la biodiversité ou la protection du patrimoine architectural. J’enrichie également cela en les accompagnant de conférences ou de worksop ce qui les rendent plus vivantes. J’aime particulièrement les opportunités d’allier art, éveille culturelle ou médiation scientifique.

bien à vous, Wolfgang Autexier

Cygnes clair-obscur sauvage

La série « Clair-Obscur Sauvage » est à ce jour l’une des plus connues de mon l’œuvre. Largement reconnue dans les grand événements internationaux d’art (notamment à Bruges en 2015), c’est également la plus représentative de mon approche simultanément naturaliste, poétique et surréaliste.

Je souhaite […] vous adresser toutes mes félicitations puisque vous serez à l’honneur au salon Européen d’Art du Beffroi de Bruges.(voir article) C’est une consécration pour une collection exceptionnelle. Cet honneur vient récompenser votre travail de photographe animalier et assoit votre notoriété au delà de nos frontières. C’est une fierté pour la Charente-Maritime.

Daniel LAURENT – Sénateur de Charente-Maritime

Cette série rencontre un grand succès du fait qu’elle peut être interprétée à des degrés divers. Chaque photographie peut être vue comme une belle image poétique, ou au-delà de ça un témoignage naturaliste authentique, ou bien encore d’une œuvre symbolique, surréaliste. Ceci confère à cette série une grande force et homogénéité qui tient sa valeur de l’alliance intime entre approche intellectuelle et expression sensible. La démarche de cette collection « Clair-Obscur Sauvage » a été décryptée et expliqué dans la thèse pour le Visa Noir que j’ai présenté en devant public et jury en 2015 : obtention du Visa Noir délivré par le jury de l’Académie Photographique de France constitue une énième reconnaissance pour ce travail atypique dans l’univers de la photographie naturaliste.

Le clair-obscur, comme le high-key, sont des approches plastiques anti-conformistes dans le domaine de la photographie naturaliste. De ce point de vue, je m’inscrit  dans la lignée de Paul Starosta et Stéphane Hette en particulier ; mais je vais beaucoup plus loin que la simple déclinaison d’une écriture plastique. En effet, mes photographies recèlent une symbolique forte telle des œuvres surréalistes. La symbolique tourne principalement autour de la question des arts et des sciences. Elle se manifeste par le détournement des symboles du masculin et du féminin évoquant respectivement les sciences et les arts qui fusionnent tel un travail de sublimation au sens freudien. Par exemple le cygne, symbole androgyne, est une métaphore de la symbiose artistique des sciences et des arts au sein mon œuvre elle-même.

Wolfgang Autexier : le Mozart de la photo d’art. [… ] Consécration : les cygnes de Wolfgang, Clair-Obscur Sauvage, viennent de s’envoler pour Bruges.

Charles VINCENT – Rédacteur en chef de Charente-Maritime magazine

« Clair-Obscur Sauvage » faisait également partie de l’exposition « explorer le patrimoine vert par l’image d’art » placée sous le label « Ville et pays d’art et d’histoire » du Ministère de la Culture., ainsi que de la sélection du Salon Européen d’Art du Beffroi de Bruges en 2014 (voir l’article). Ma collection « Clair-Obscur Sauvage » a été invitée d’honneur sur ce même  Salon Européen d’Art du Beffroi de Bruges en 2015 (voir l’article). Amplifiant la vague de succès des ces cygnes, les voilà encore invités à la Biennale Européenne d’Art du Palais des Congrès de Innsbruck en 2015 (voir l’article)… L’aventure « Clair-Obscur Sauvage » n’en est qu’a ses débuts.

Depuis plusieurs années, je partage mes œuvres photographiques lors de festivals prestigieux ou d’actions et des expositions pédagogiques notamment sur la biodiversité ou la protection du patrimoine architectural. J’enrichie également cela en les accompagnant de conférences ou de worksop ce qui les rendent plus vivantes. J’aime particulièrement les opportunités d’allier art, éveille culturelle ou médiation scientifique.

bien à vous, Wolfgang Autexier

Saintes Noir & Blanc

Bienvenue chez moi ! Dans mon univers, et dans ma ville. Un lieu façonné par l’histoire et dont les monuments sont les derniers témoins. Ici le noir & blanc leur donne un peu plus un caractère intemporel. Alors : laissez-vous-compter Saintes en Noir & Blanc. 

Saintes peut se découvrir d’Est en Ouest en parcourant une grande dorsale constituée d’une chaine de monuments et de sites emblématique de la ville. Chacun de ces lieux est l’espace hôte d’un univers singulier et offre une expérience unique pour le visiteur. Chacun de ces jalons est composant d’un tout narrant l’histoire et la vie de la ville tel un livre ouvert sur la cité.

Premier point de ce parcours : les vestiges des Arènes. Ces ruines faites de moignons de maçonnerie et d’arcades sont le témoignage de l’âge d’or de la ville antique. En effet, Médiolanum Santonum (nom romain de la ville) fut au premier siècle la capitale de l’Aquitania : avant que Budigala (Bordeaux) ne la détrône en un siècle. Ces Arène ont la particularité d’être callées dans un vallon, minimisant ainsi la nécessité de créer des infrastructures pour porter les gradins. Cette construction est antérieure au Palais Galien à Bordeaux ou au Colisée de Rome. Ces vestiges sont malheureusement fragiles, aussi ils font l’objet d’une mobilisation exceptionnelle en vue de leur sauvegarde : ils sont inscrits dans le cadre du Loto du Patrimoine de Stéphane Bern.

Du vallon des Arènes, le parcours mène sur une colline, celle du martyr d’Eutrope : celle de la Basilique Saint-Eutrope. La légende d’Eutrope est faite de récit transmis par tradition orale et de bien peu de preuves matérielles. Cependant, cette légende a donné lieu à un culte significatif faisant partie du parcours du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. La basilique est construite sur des fondements mérovingiens, elle offre une crypte du 11eme siècle très atypique. Ce beau témoignage d’art roman est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998 dans le cadre de la protection des sites majeurs des chemins Saint-Jacques de Compostelle. C’est un lieu d’exception ou il faut prendre son temps et se laisser imprégner de l’atmosphère méditative qu’il y règne.

Le parcours se poursuit avec le site Saint-Louis. Le lieu est aujourd’hui occupé par un ancien hôpital en friche ; il est appelé à devenir un quartier résidentiel et touristique. Ce site offre un panorama remarquable sur la ville ancienne ainsi que sur les grandes prairie alentours : notamment sur le charmant enchevêtrement de de toitures de la vieille ville, ainsi que des clochers qui émergent de cette danse des tuiles.

En descendant de ce promontoire la découverte nous mène dans le quartier Saint-Pierre : le quartier la cathédrale Saint-Pierre. L’édifice a une longue histoire faite de chantiers couteux, de guerre de religions et d’accidents. En effet, cette cathédrale a subi trois incendies, elle a été fortement dégradée lors des guerres de religions, elle a été mutilée lors de la révolution française,… Mais elle est toujours là. La forme de son clocher est atypique. La cathédrale aurait dû être dotée d’une flèche traditionnelle, cependant, le chantier ayant été trop couteux, les travaux ont été achevés avec ce dôme métallique qui participe à l’identité particulière de la skyline saintaise.

En arrivant sur le fleuve un monument s’impose sur la berge opposée : l’Arc de Germanicus, dit Arc de Triomphe. C’est un ancien arc routier romain, autrefois installé sur un pont. Ce pont romain, malheureusement vétuste a été démoli. Les interventions de Victor Hugo et de Prospère Mérimé ont permis que l’arc soit démonté et réinstallé sur la place. Cet arc à fêter ces 2000 ans en 2018. Il était le symbole de la Via Agrippa : la route commerciale majeur liant Lyon à l’Atlantique. Il n’a semble t’il jamais eu fonction d’arc de triomphe. Lors de chantiers archéologiques des pierres au module identique à celui de l’arc ont été découverte : mais l’arc est complet… Y aurait-il eu un autre arc à Saintes ?

Dernier jalon de ce parcours fait monuments témoins et d’histoire : l’Abbaye aux Dames. Cette abbaye d’origine romane a été l’un des établissements religieux les plus importants de la ville. Elle a évolué avec les siècles devenant même une caserne. Aujourd’hui elle est principalement dédiée à la musique : hôte d’un conservatoire et d’un festival de musique ancienne.

Pour finir, les hauteurs de la rive Est de la Charente donnent un panorama iconique faisant émerger trois clochers au formes complémentaires : la flèche pointue de la Basilique Saint-Eutrope, le dôme de la Cathédrale Saint-Pierre et la pomme de pin de l’Abbatiale de Dames. Cette skyline est iconique tant elle est atypique et donne caractère à la ville. On panosserait bien vite que Sainte s’appelle ainsi du fait des églises. Or il n’en est rien. C’est le peuple gaulois local, les Santons, qui a suggéré le nom romain de Mediolanum Santonum (ville du milieu des Santons), devenu Xaintes, puis Saintes.

Depuis plusieurs années, je partage mes œuvres photographiques lors de festivals prestigieux ou d’actions et des expositions pédagogiques notamment sur la biodiversité ou la protection du patrimoine architectural. J’enrichie également cela en les accompagnant de conférences ou de worksop ce qui les rendent plus vivantes. J’aime particulièrement les opportunités d’allier art, éveille culturelle ou médiation scientifique.

bien à vous, Wolfgang Autexier