Urbex légale : comment faire ?

L’urbex est une pastique de l’ombre, une pratique de la clandestinité. Pourquoi ? Paracerque ceux qui la pratique n’ont pas envisagé de la vivre autrement. Ici je vais vous proposer de concevoir l’urbex autrement : de faire de l’urbex légale. Fini les accès clandestins, les intrusions et les infiltrations borderline, les fuites,… L’objectif ici est de créer un véritable espace de sérénité tant pour les photographes visiteurs que pour les gestionnaires de sites.

Les bases de l’urbex légale

Sur ce sujet particulier de l’urbex légale, j’ai une double casquette : d’une part celle du photographe créatif, et d’autre part celle de l’ancien gestionnaire de site. C’est de façon fortuite que j’ai eu a me questionner sur la possibilité d’autoriser une utilisation encadrée de site abandonné pour des activités urbex. J’ai été sollicité es qualité de gestionnaire, et j’ai pris le temps de chercher une solution acceptable pour tous.

Par acceptable j’entends bien évidement un accord, une convention, qui garite chacun, qui responsabilise chacun sur les engagements qu’il prends. En effet, dans le cas (commun) d’un urbex clandestin, les gestionnaires et propriétaires du site sont dé facto responsabilisés : ils sont responsables de la sécurité des visiteurs même lorsque ces derniers sont intrus. Cela est d’autant plus inconfortable qu’une infiltration clandestine ne permet pas de contrôler ce que les urbexeurs font, ni qui vient. Vous êtes gestionnaires de site : non seulement vous ne contrôlez pas les allers et venues, vous ne gérer pas l’image, mais de plus vous être responsables des intrus. un comble, mais un comble qui a sa solution.

L’expérience menée sur l’ancien Hôpital Saint-Louis à Saintes a montré que la tenue d’activité d’urbex légale participe a drastiquement faire diminuer les intrusions clandestines. En effet, les activités clandestines ne cohabitent pas avec les activités normales : il n’y a pas de partage possible. D’autre part le grand frisson « de l’infiltration illégale » s’évanouit si le site est accessible sur demande. Si on ajout à cela que le spot n’est plus secret : tout la philosophie de l’urbex clandestine tombe. De plus, beaucoup d’urbexeurs sont intéressés par une pratique légale et sécurisée. Vous leur tendez la main : ils joueront le jeu.

Quoi mettre dans la convention ?

Une convention peut sembler un acte administratif un peu lourd. Il n’en est rien. C’est un atout pour toutes les partie. Qui plus est, il faut la concevoir comme un récit : le récit des conditions dans lesquels une personne met a disposition un lieux, et les conditions dans lesquels une autre va en bénéficier. Voici les points que je vous conseil de couvrir dans la convention que vous passez avec vos partenaires. Il est bien évidement pertinent de vous entourer d’un conseil pour la rédaction d’un tel document. Les éléments que j’apporte ici sont indicatifs et nécessitent d’être développé au regard du contexte particulier dans lequel vous êtes.

Les parties. Comme pour toutes convention il est indispensable de définir les parties impliquées et signataires.

Définition de l’emprise foncière. La convention est naturellement passée pour un espace bien définie. Ici on décrira cet espace, et si besoin on annexera des plans la convention.

L’objet de la mise à disposition. S’agissant d’une convention visant à permettre l’accès d’un site pour des activité « urbex » il convient de préciser quel est la nature des ces activités, notamment qu’il s’agit de prise de vue photographiques et vidéo.

Durée. Quel est la durée de la mise à disposition ? Quels sont les fréquences des visites ? S’agit-il d’un « one shot » ? L’exemple évoqué précédemment reposait sur des conventions de 6 mois, renouvelable, permettant de faire de demande de visite à volonté durant la période de validité de la convention. Cette formule à l’avantage d’offrir garanties et souplesse.

Redevance, loyer, cession et sous-location. Ces éléments sont souvent a exclure, mais il convient de l’écrire mais si c’est une évidence que les lieux sont prêtés, qu’il n’y a pas de redevance ou de sous-location.

Entretient des locaux. En l’espèce on n’exigera pas des utilisateurs qu’ils assurent l’entretient ou la réfection des ouvrages. Mais on demandera en revanche que le site soit restitué en son état initial. Cela incus deux cas : faire le nettoyage lié à ces propres activité, et faire des remise en état si il y eu soit casse, soit démontage par nécessité.

Les responsabilités des bénéficiaires. Cette responsabilités repose sur 3 points à définir scrupuleusement. Les bénéficiaire devront y être fermement engagés. En premier il seront engagés quant à leur responsabilité liés aux dommages qu’ils occasionneraient lors de leurs activités. En second, les bénéficiaires assureront l’entièreté des risques d’accidents liés à leur activité et déchargeront explicitement le propriétaire. Si il le faut ou pourra compléter la convention d’une décharge de responsabilité. Cependant celle-ci devra également comporter le rappel des risques et l’engagement des bénéficiaires à assurer leur sécurité. En dernier, les bénéficiaires présenteront un certificat d’assurance responsabilité civile.

Obligation de sécurisation. les bénéficiaires sont informés des risques encourus sur un site abandonné et peu ou pas entretenu. Il devront donc s’engager sur le fait de garantir et d’assurer eux même leur sécurité par tout moyens appropriés à leur charge. Le cas échéant, ou pourra exclure une partie du site qui ne serait pas sécurisable avec des moyens ordinaires accessibles aux bénéficiaires et inclure en annexe un plan désignant cette zone.

La transformation des lieux. En générale on exclue cette possibilité : mais sait-on jamais…

Utilisation et diffusion des images. S’agissant de visites dont l’objet est de faire et de diffuser des images (photographiques ou vidéo) il conviendra de spécifier les éventuelles limites à cette pratique. En effet, il est possible que tout ne soit pas diffusable, que des éléments doivent être frappé de confidentialité. Au préalable la convention devra définir les élément exclu du reportage, si besoin on apport liste et plan en annexe. Pour des cas très sensible, on pourra exiger un contrôle des contenus après chaque session de prise de vue, assortis d’un effacement des éléments problématiques.

Modalités pratiques divers. Les visiteurs seront-ils accompagnés ou non ? Y aura-t-il un tour du propriétaire, un repérage commun notamment des zones de danger, avant mise à disposition de lieux ? Comment se font les remise de clefs ? Les réservations de créneaux de visites. La liste des visiteurs admis …

Engagement des bénéficiaires. Il sont au nombre d’une hautaines, mais d’autre éléments peuvent y être ajoutés au besoin : utiliser le site uniquement pour l’objet décrit dans la convention, préserver le site, prendre les mesures de sécurité appropriées, ne pas troubler l’odore ou l’environnement, souscrire une police de RC, à solliciter les autorisations et agrément nécessaires à des activités particulières (recours au drone par exemple), respecter le cadre d’utilisation des images, ….

Avenants éventuels. Il est naturellement nécessaire de spécifier de quels façon d’éventuels avenants peuvent être ratifiés. Pour mémoires, ils ne peuvent pas être unilatéraux.

Résiliation. Il est absolument incontournable de définir les cas de résiliation de la convention : c’est la porte de sortie en cas de conflits ou de difficultés substantielles.

Renouvelable. La convention est elle renouvelable ou non ? Es tacite ou écrit. Privilégiez l’écrit quoi qu’il arrive.