Ce que les palmarès ne disent pas : la part invisible de l’échec

On connaît les photographies récompensées, les médailles, les titres et les annonces de lauréats. On connaît beaucoup moins les œuvres qui attendent une réponse, celles qui reviennent sans distinction, celles qui passent devant un jury sans être retenues. Pourtant, derrière mes 220 distinctions internationales, il y a aussi 276 engagements restés sans résultat. Cette part invisible n’est pas l’ombre de mon parcours : elle en est la matière.

Les trophées ne disent pas tout

Dans le monde des concours photographiques, les réussites sont visibles.

Elles s’affichent dans les annonces officielles, les galeries de lauréats, les certificats, les médailles, les publications et les portfolios. Une photographie reçoit un prix, un titre, une distinction : elle entre, pour un temps, dans la lumière publique.

Mais les échecs, eux, ne s’exposent pas.

Ils demeurent dans le silence d’un courriel, dans une liste de résultats où son nom n’apparaît pas, dans une œuvre que l’on croyait prête et qui, cette fois, ne rencontre pas le regard d’un jury. Ils ne font pas l’objet d’une publication. Ils ne s’ajoutent à aucun palmarès. Ils ne se racontent guère, comme si l’artiste devait donner l’illusion d’un chemin continu, droit, presque sans résistance.

Pourtant, aucun parcours en compétition ne se construit ainsi.

Derrière les 220 distinctions internationales et les 60 prix que j’ai obtenus depuis 2021, il existe une autre réalité, plus discrète : celle des images qui n’ont pas été retenues, des concours restés sans résultat, des attentes qui se sont refermées sans trophée.

Cette réalité ne diminue rien. Elle donne, au contraire, leur valeur aux réussites.

L’arithmétique de la persévérance

Depuis 2021, j’ai participé à 142 compétitions internationales.

Parmi elles, 87 ont apporté au moins une distinction. Cela représente 61% de compétitions fructueuses. À l’inverse, 55 concours, soit 39% de l’ensemble, n’ont apporté aucune reconnaissance.

Ces chiffres pourraient sembler honorables. Mais ils ne disent encore qu’une partie de l’histoire.

Car la véritable unité de risque, en concours, n’est pas seulement la compétition : c’est chaque photographie que l’on choisit de présenter. Une même œuvre peut être envoyée dans plusieurs concours, parfois dans plusieurs catégories, et chaque engagement devient une rencontre singulière avec un règlement, une sélection, un jury et un contexte esthétique particulier.

J’ai ainsi engagé des œuvres 496 fois.

Sur ces 496 engagements, 220 ont obtenu une distinction. Cela signifie que 276 engagements n’ont reçu aucune récompense : 56% de mes tentatives n’ont donc pas été distinguées.

Si l’on ne considère plus les distinctions dans leur ensemble, mais les prix, médailles, titres ou trophées, la proportion devient encore plus éloquente. Mes 60 prix représentent 12% de l’ensemble de mes engagements. Autrement dit, 88% des engagements de photographies n’ont pas conduit à un prix.

Voilà ce que les palmarès ne racontent jamais.

Ils montrent les 220 reconnaissances. Ils ne montrent pas les 276 fois où il a fallu accepter que l’image ne soit pas retenue. Ils montrent les 60 prix. Ils ne montrent pas les centaines de candidatures qui ont précédé, accompagné ou suivi ces moments de lumière.

Un prix est une fenêtre éclairée. Mais une œuvre ne devient pas une demeure parce qu’une seule fenêtre brille. Elle tient par les murs que l’on ne regarde pas, par les fondations enfouies, par la patience des pierres assemblées dans l’ombre.

L’échec comme mouvement

Je ne pourrais pas désigner un échec plus marquant qu’un autre.

Il y en a eu beaucoup, en concours comme dans la réalisation de mes projets photographiques. Car la photographie est aussi une recherche artistique. Elle commence souvent par une intuition, une image intérieure, un désir de faire apparaître quelque chose qui n’existe pas encore tout à fait.

Mais la recherche ne conduit pas toujours à ce que l’on imaginait trouver.

Parfois, l’image rejoint exactement l’intention première. Parfois, elle nous mène ailleurs, vers une forme imprévue, peut-être plus juste. Et parfois, elle n’aboutit pas. Le lieu ne répond pas, la lumière ne vient pas, la composition ne tient pas, l’émotion espérée ne se laisse pas saisir. Il faut alors recommencer, modifier, abandonner ou laisser reposer.

C’est la même chose dans les concours.

Les premières tentatives de mon parcours furent des échecs. Elles furent même, très clairement, des ratés. Il a fallu tester, tâtonner, comprendre les règles explicites et implicites de cet univers, observer les catégories, mesurer la diversité des jurys, analyser ce qui, dans ma propre photographie, pouvait entrer en dialogue avec leurs attentes sans jamais renoncer à ma singularité.

Cette phase n’avait rien de glorieux. Elle fut pourtant indispensable.

On ne découvre pas une stratégie en la lisant dans un règlement. On la construit lentement, par l’expérience, par les erreurs, par les mauvais choix de catégories, par les images envoyées trop tôt, par celles que l’on croyait fortes et qui ne trouvaient aucun écho. L’échec n’a pas été le contraire du parcours : il en a été l’apprentissage.

Aqua Arena MilkyWay · 19 distinctions internationales, elle a connue plusieurs échecs sur son parcours · par Wolfgang Autexier
Aqua Arena MilkyWay · 19 distinctions internationales, elle a connue plusieurs échecs sur son parcours · par Wolfgang Autexier

Une œuvre peut être refusée avant d’être reconnue

L’une des leçons les plus importantes de mon expérience est qu’une photographie refusée n’est pas nécessairement une photographie sans valeur.

Aqua Arena MilkyWay en est un exemple. Après une première réussite, l’œuvre a ensuite été rejetée à trois reprises. Elle aurait pu sembler avoir épuisé son potentiel. Pourtant, son parcours a repris, puis s’est affirmé : elle cumule aujourd’hui 19 distinctions internationales.

De la même façon, Wind Dance, réalisée avec Fleur, fut refusée dès sa première présentation. C’était une déconvenue, car je croyais à cette image. Elle portait quelque chose que je jugeais prometteur : une présence, un mouvement, une tension entre le corps, le vent et la lumière.

Wind Dance · nu en mouvement chorégraphié · par Wolfgang Autexier
Wind Dance · rejetée dés sa première présentation, elle totalise pourtant 17 distinctions internationales · par Wolfgang Autexier

Dès sa deuxième présentation, elle fut récompensée.

Depuis, Wind Dance a obtenu 17 distinctions sans interruption. Elle pourrait prochainement dépasser Aqua Arena MilkyWay et devenir ma deuxième œuvre la plus récompensée, derrière Inner Peace between Heaven and Earth.

inner peace between heaven and earth ·  elle est reconnue par les plus grands jurys pour sa spiritualité et sa force poétique · par Wolfgang Autexier
inner peace between heaven and earth · elle est reconnue par les plus grands jurys pour sa spiritualité et sa force poétique · elle totalise 41 distinctions internationales dont 26 prix · c’est aujourd’hui l’œuvre la plus récompensée de France · par Wolfgang Autexier

Ces trajectoires ne signifient pas qu’il faudrait s’obstiner aveuglément avec toute image refusée. Elles disent autre chose : un refus n’est jamais une vérité définitive. Un jury ne juge pas une œuvre dans l’absolu ; il la reçoit à un moment précis, dans une catégorie précise, parmi d’autres propositions, selon une sensibilité qui lui appartient.

Une photographie peut donc échouer dans un contexte et rencontrer, ailleurs, le jury capable de l’entendre.

Cela ne transforme pas chaque refus en signe de génie incompris. Certains échecs sont instructifs. Ils invitent à revoir la sélection, à améliorer la finition, à s’interroger sur la cohérence d’une série, à mieux comprendre une catégorie ou à reconnaître qu’une image n’est peut-être pas encore prête.

Mais il faut apprendre à ne pas confondre une décision de jury avec la valeur définitive d’une œuvre.

Apprendre à recevoir le silence

Au commencement, les résultats négatifs étaient frustrants.

On attend. On espère. On imagine parfois qu’une photographie va trouver sa place. Puis vient le silence, ou l’absence de son nom dans la liste des lauréats. Lorsqu’on débute, cette absence peut prendre beaucoup de place. Elle peut faire douter du regard, de la légitimité même de sa démarche, de l’effort consenti pour réaliser et présenter une image.

Les premières réussites ont apporté du réconfort. Elles ont montré que certaines œuvres pouvaient voyager, toucher des jurys, rencontrer des sensibilités éloignées de la mienne et trouver une reconnaissance internationale.

Peu à peu, les échecs ont changé de nature.

Ils ne sont pas devenus agréables, un refus ne l’est jamais vraiment, mais ils sont devenus un flux. Une part du jeu. Une donnée parmi d’autres dans le mouvement général du travail.

Cette distance n’est pas de l’indifférence. Elle est une forme de maturité. Elle permet de recevoir une réussite avec gratitude sans croire qu’elle prouve tout ; elle permet aussi de recevoir un échec sans croire qu’il détruit tout.

Pour préserver le sens de la création, il faut refuser deux illusions : celle selon laquelle chaque image mérite forcément d’être distinguée, et celle selon laquelle une œuvre non récompensée aurait perdu sa raison d’être.

La photographie doit rester plus vaste que le concours qui l’accueille, ou ne l’accueille pas.

Ce que les chiffres ne mesurent pas

J’avais estimé, j’ai pronostiqué, au fil des années, que mon parcours pourrait conduire à environ 179 distinctions. Le résultat réel est aujourd’hui de 220, soit 41 reconnaissances de plus que cette projection initiale.

Cet écart ne raconte pas une facilité inattendue. Il raconte, plus modestement, un apprentissage : une meilleure connaissance de mon propre travail, une sélection progressivement plus précise, une compréhension affinée des concours et des catégories, mais aussi une capacité à présenter les œuvres sans jamais les dissocier de ce qu’elles portent intérieurement.

Une stratégie n’a de sens que si elle demeure au service d’une vision.

Il ne s’agit pas d’envoyer des images pour obtenir des chiffres. Il s’agit de choisir des œuvres dont on assume la présence, puis de leur offrir la possibilité de rencontrer d’autres regards. Certaines voyageront longtemps. D’autres s’arrêteront tôt. Certaines seront reconnues immédiatement. D’autres devront attendre, ou ne seront jamais distinguées.

Ce qui importe est de ne pas laisser le résultat décider seul de ce que l’on doit créer.

Dans un parcours artistique, les statistiques peuvent aider à comprendre, à mesurer, à corriger. Elles ne doivent pas devenir le lieu où l’œuvre reçoit sa valeur définitive. Une photographie n’est pas seulement ce qu’un jury y voit. Elle est aussi ce qu’elle a exigé de celui qui l’a faite, ce qu’elle révèle d’un lieu, d’un corps, d’une lumière, d’un instant ou d’une recherche.

La part invisible de toute réussite

Aujourd’hui, je peux regarder mes 220 distinctions internationales et mes 60 prix avec joie, gratitude et fierté.

Mais je les regarde aussi avec lucidité.

Ils ne sont pas nés d’un itinéraire sans obstacle. Ils ont été construits au milieu de refus, de projets inaboutis, de doutes, de recommencements et de ces images restées, parfois longtemps, devant une porte qui ne s’ouvrait pas.

Il serait facile de ne montrer que les trophées.

Mais la vérité d’un parcours est plus complexe et plus humaine. Elle se tient dans l’alternance de la lumière et de l’ombre. Les prix sont les fenêtres qui s’allument ; les échecs sont les fondations que personne ne photographie.

Ils ne sont ni glorieux, ni confortables. Ils peuvent être frustrants, parfois injustes, parfois nécessaires. Mais ils donnent au travail sa résistance. Ils obligent à regarder plus attentivement, à mieux choisir, à travailler davantage et, surtout, à ne pas abandonner trop vite une vision qui demande encore du temps.

Je n’ai pas construit mon palmarès malgré l’échec : je l’ai construit à travers lui.

Et si ces chiffres peuvent avoir une utilité au-delà de mon propre parcours, j’aimerais qu’ils disent ceci à celles et ceux qui hésitent, qui doutent ou qui viennent de recevoir un refus : une photographie non retenue n’est pas une œuvre condamnée. Un concours perdu n’est pas une vocation perdue. Il faut parfois laisser une image voyager, la représenter, la relire, la déplacer, lui donner une autre chance.

Dans l’espace silencieux qui sépare une tentative de la suivante, quelque chose continue de se construire.

Non pas seulement un palmarès.

Une œuvre.

Global Photo Awards 2026 : sept prix pour une dernière lumière

Il est des œuvres qui ne s’achèvent pas : elles accomplissent leur propre lumière.

Avec sept distinctions obtenues dans les sept catégories où elle était présentée (six Premiers Prix (Gold) et un Deuxième Prix (Silver)) Inner Peace between Heaven and Earth signe aux Global Photo Awards une conclusion exceptionnelle à son parcours en compétition. Une dernière apparition, une dernière moisson, et sans doute la plus éclatante : jamais une seule de mes photographies n’avait réuni autant de prix au sein d’un même concours.

inner peace between heaven and earth ·  elle est reconnue par les plus grands jurys pour sa spiritualité et sa force poétique · par Wolfgang Autexier
inner peace between heaven and earth · elle est reconnue par les plus grands jurys pour sa spiritualité et sa force poétique · par Wolfgang Autexier

Une fin de carrière en forme d’élévation

J’avais choisi de présenter une seule photographie aux Global Photo Awards 2026 : Inner Peace between Heaven and Earth.

Sept catégories. Sept décisions de jury. Sept récompenses.

L’œuvre y reçoit six Premiers Prix (Gold) et un Deuxième Prix (Silver), dans l’ensemble des catégories où elle avait été engagée. Ce résultat constitue mon plus important cumul de récompenses pour une seule et même œuvre, lors d’une même compétition internationale.

Mais ces sept titres ne sont pas seulement un record personnel. Ils sont aussi un geste de clôture.

Car cette candidature était la dernière de Inner Peace between Heaven and Earth en compétition. Après plusieurs années de parcours international, de sélections, de nominations, de mentions honorables et de prix, l’image quitte aujourd’hui l’espace des concours. Elle le quitte comme on quitte une nef au terme d’une cérémonie : non dans le silence de l’effacement, mais dans la persistance d’une lumière.

Une fin de carrière en beauté et peut-être, plus encore, une fin de carrière en élévation.

Sept prix, sept regards sur une même œuvre

Présentée dans sept catégories distinctes, Inner Peace between Heaven and Earth a reçu sept distinctions :

Ce palmarès contient une double reconnaissance dans les catégories religieuses et possède, pour moi, une résonance singulière.

L’image montre un corps nu dans un espace d’architecture sacrée. Pourtant, sa nudité ne relève ni de l’exposition, ni du spectacle, ni même de la seule célébration plastique du corps. Elle est une forme de dépouillement. Le corps ne vient pas conquérir le lieu : il s’y tient, presque en retrait, dans une écoute attentive de la pierre, de la hauteur, de la lumière.

Entre l’horizontale du sol et la verticale des colonnes, entre la matière terrestre et l’appel du ciel, quelque chose cherche son équilibre. La lumière ne tombe pas seulement sur le corps ; elle semble aussi monter des murs, des voûtes, de l’espace lui-même. Le lieu devient une chambre intérieure. L’architecture, habituellement faite pour protéger ou imposer, devient ici une matière de rêverie et de recueillement.

C’est sans doute en cela que cette photographie demeure, à mes yeux, une œuvre spirituelle : non parce qu’elle illustrerait une croyance, mais parce qu’elle organise un silence. Elle propose un espace où le corps, débarrassé de ses rôles et de ses défenses, peut devenir présence, fragilité, paix.

Dans cette image, la nudité rejoint ce que l’art chrétien, de la peinture médiévale aux grandes compositions de la Renaissance, a souvent cherché à dire : non pas le corps comme objet, mais le corps comme lieu de passage — une chair humble, vulnérable et lumineuse, suspendue entre la terre et ce qui la dépasse.

Le plébiscite d’une vision spirituelle

Cette reconnaissance religieuse aux Global Photo Awards ne surgit pas isolément. Elle vient prolonger un parcours déjà marqué par plusieurs distinctions dans cette même dimension symbolique.

Inner Peace between Heaven and Earth avait notamment été récompensée dans des catégories religieuses aux London Photography Awards, aux Muse Photography Awards et aux New York Photography Awards. À Londres, l’œuvre avait obtenu un Premier Prix en Black & White – Religious ; aux Muse et aux New York Photo Awards, elle avait également été distinguée dans la catégorie Religious. Les Global Photo Awards ajoutent désormais deux nouveaux titres majeurs : Black & White – Religious et Fine Art – Religious.

Cette continuité est essentielle. Elle dit que, d’un concours à l’autre, de jurys en jurys, l’œuvre n’est pas seulement reconnue pour ses qualités formelles, son noir et blanc, son travail de composition ou sa représentation du nu. Elle est reçue comme une proposition poétique et spirituelle.

Vingt jurys internationaux ont désormais attribué à cette seule photographie quarante et une distinctions, parmi lesquelles vingt-six prix. Deux Prix du Public complètent ce parcours : ils rappellent que cette image ne touche pas uniquement les professionnels et les experts réunis dans les compétitions internationales, mais rencontre aussi l’adhésion directe des spectateurs.

Il y a là, pour moi, quelque chose de profondément émouvant.

Car une photographie naît toujours dans une forme de solitude : un lieu, une lumière, un instant, une présence humaine, puis ce long travail intérieur qui consiste à choisir, cadrer, développer, attendre. Mais lorsque l’image voyage, lorsqu’elle rejoint des jurys, des catalogues, des expositions ou des regards anonymes, elle cesse peu à peu d’appartenir tout à fait à celui qui l’a créée.

Elle devient un lieu commun, au sens le plus noble du terme : un lieu où des sensibilités différentes se rencontrent.

Une œuvre devenue repère

Avec ces sept nouveaux titres, Inner Peace between Heaven and Earth atteint désormais 41 distinctions internationales, dont 26 prix, obtenus auprès de 20 jurys internationaux.

Elle devient ainsi, de très loin, l’œuvre la plus récompensée de mon parcours.

Mais elle confirme aussi son statut d’œuvre photographique la plus récompensée de France en compétitions internationales.

Cette affirmation a naturellement une portée symbolique. Elle ne signifie pas qu’une œuvre pourrait être réduite à son palmarès, ni que les prix suffiraient à mesurer la valeur d’une photographie. L’art ne se laisse pas enfermer dans un tableau de chiffres. Une image peut bouleverser sans jamais être présentée à un concours ; une autre peut être couronnée sans parvenir à habiter durablement la mémoire.

Et pourtant, les chiffres racontent ici quelque chose.

Ils racontent la constance d’une réception. Ils racontent le dialogue durable entre une vision personnelle et les regards de professionnels venus d’horizons culturels, esthétiques et géographiques différents. Ils racontent la force singulière d’une œuvre qui, année après année, n’a cessé de trouver sa place dans des catégories parfois éloignées (fine art, noir et blanc, nu, religieux, photographie de personnes) sans jamais perdre son unité profonde.

À travers ces distinctions, ce n’est pas seulement une photographie de nu qui est reconnue. C’est une recherche : celle d’une photographie où le corps ne s’oppose pas au sacré, où l’architecture ne sépare pas l’humain du monde, où la lumière devient un langage de paix intérieure.

Après les concours, la lumière demeure

Le parcours de Inner Peace between Heaven and Earth en compétition s’achève donc ici.

Il s’achève avec une dernière série de sept récompenses, comme si l’œuvre avait voulu refermer son histoire internationale par une constellation complète : sept catégories, sept titres, sept réponses données à une même image.

Il y a dans le chiffre sept une résonance particulière. Il évoque le cycle, l’accomplissement, la totalité patiemment construite. Sans vouloir lui prêter une signification définitive, j’aime à penser que cette ultime reconnaissance prend la forme d’un signe : celui d’une œuvre arrivée au terme de son chemin compétitif, mais nullement au terme de sa vie.

Car une œuvre ne meurt pas lorsqu’elle cesse de concourir.

Elle continue autrement : dans les expositions à venir, dans les publications, dans les regards qui la découvrent pour la première fois, dans les silences qu’elle continue de déposer chez celles et ceux qui s’arrêtent devant elle.

Inner Peace between Heaven and Earth quitte les concours avec 41 distinctions internationales, 26 prix, la confiance de 20 jurys et deux Prix du Public.

Mais au-delà du palmarès, elle emporte avec elle ce qui fut sans doute son véritable sujet depuis le commencement : la possibilité, fragile et pourtant toujours recommencée, de trouver une paix intérieure entre le ciel et la terre.

European Photo Awards, EPA 2026 : tous les records battus

Onze signes sur le chemin

Il arrive que plusieurs reconnaissances se rejoignent au même endroit, comme si un chemin jusque-là tracé par touches successives devenait soudain plus lisible.

La session 2026 des European Photography Awards représente pour moi l’un de ces moments.

Avec seulement trois photographies engagées, onze distinctions ont été attribuées à mon travail : huit prix et trois mentions honorables. C’est, à ce jour, le plus important cumul de récompenses obtenu lors d’une même édition de concours — le précédent record étant de sept distinctions ; mais aussi le plus grand nombre de prix reçus simultanément, alors que ce seuil n’avait jusqu’ici jamais dépassé quatre.

Ces chiffres comptent. Non comme une mesure absolue de la valeur d’une image, mais parce qu’ils jalonnent une recherche, attestent de sa résonance, et donnent une visibilité nouvelle à des œuvres nées dans le silence.

Trois images.
Trois états de la matière.
Trois façons de se tenir face à ce qui nous dépasse.

L’eau qui emporte, l’eau qui demeure

Inondation Triomphante · Arc de triomphe romain de Saintes · inondation de Février 2026 · par Wolfgang Autexier
Inondation Triomphante · Arc de triomphe romain de Saintes · inondation de Février 2026 · par Wolfgang Autexier

Triumphant Flood a reçu un second prix ainsi que trois mentions honorables.

Cette œuvre s’inscrit dans une relation ancienne aux paysages de crue. Les eaux qui débordent transforment l’espace connu : elles déplacent les limites, effacent les repères ordinaires, font du paysage un territoire provisoire. Il ne s’agit jamais d’oublier ce que la crue peut emporter, ni les dégâts qu’elle laisse derrière elle. Mais la photographie se tient aussi à l’endroit paradoxal où la puissance de l’eau révèle une beauté troublante.

La crue oblige le regard à ralentir.

Elle nous rappelle que le paysage n’est pas immobile, qu’il demeure soumis aux forces profondes qui le transforment. Dans ce bouleversement, l’eau ne devient pas seulement un sujet : elle est une présence souveraine, un élément qui trouble l’ordre humain et invite à mesurer notre propre fragilité.

Triumphant Flood porte peut-être cette tension : la conscience du danger, et l’éblouissement devant ce que la nature, dans sa puissance, fait apparaître.

  • Triumphant Flood remorte un Second Prix Argent, catégorie Black & White Photography – Architecture : à découvrir ici.

Une mer suspendue

la mer de nuages ·  Saintes & Cathédrale Saint-Pierre flottant sur la brume · par Wolfgang Autexier
la mer de nuages ·  Saintes & Cathédrale Saint-Pierre flottant sur la brume · par Wolfgang Autexier

Sea of Clouds a été récompensée par trois prix.

Son titre évoque une étendue, mais une étendue qui ne se laisse pas habiter. La mer est là, sans eau véritable ; elle flotte, se déploie, recouvre et révèle à la fois. Le nuage n’est plus seulement une forme du ciel : il devient un paysage, un sol inversé, une matière de seuil.

Face à une mer de nuages, le regard perd ses habitudes. Le haut et le bas ne sont plus aussi certains. L’horizon s’efface. Ce qui semblait lointain se rapproche, et ce qui semblait solide devient vapeur.

Il y a dans cette image une invitation à quitter, un instant, l’exigence de maîtrise. À accepter de ne pas tout saisir. À demeurer devant le monde comme devant une apparition : avec attention, avec humilité, avec cette disponibilité intérieure qui précède parfois la paix.

La danse du souffle

Wind Dance · nu en mouvement chorégraphié · par Wolfgang Autexier
Wind Dance · nu en mouvement chorégraphié · par Wolfgang Autexier

Wind Dance a reçu quatre prix, dont deux prix spéciaux Platinum.

Dans cette photographie réalisée avec Fleur, le corps se trouve en relation avec l’invisible. Le vent ne se donne pas à voir ; il n’existe que par ses effets, par ce qu’il met en mouvement, par les formes auxquelles il prête une direction.

Le geste devient alors une réponse au souffle.

Le corps ne cherche ni à contraindre le vent ni à lui résister. Il semble accueillir son passage, entrer dans son rythme, devenir lui-même mouvement. Cette danse n’est pas une démonstration : elle est une manière de consentir au monde, de laisser le visible être traversé par ce qui lui échappe.

Dans cette rencontre, la photographie de nu quitte le territoire de l’apparence pour rejoindre celui de la présence. Le corps devient un lieu de passage entre l’intime et l’espace, entre la matière et l’air, entre une vulnérabilité assumée et une forme de liberté.

Des seuils qui ouvrent

Cette session des European Photography Awards accompagne aussi le franchissement de plusieurs repères qui donnent une nouvelle profondeur au parcours engagé depuis la fin de l’année 2021.

  • 213 distinctions internationales ont désormais été obtenues.
  • Parmi elles, 91 mentions honorables dessinent l’approche du cap symbolique des cent.
  • Avec 53 prix cumulés, le seuil des cinquante est franchi : une étape importante sur le long chemin qui conduit, peut-être un jour, vers la centaine.

Ces nombres ne remplacent ni l’émotion de la création, ni l’incertitude qui précède chaque image. Ils ne disent pas les heures de recherche, la patience requise par la lumière, l’attente du bon moment, ou la confiance partagée lorsque l’œuvre naît d’une rencontre.

Ils disent néanmoins qu’un langage trouve des lecteurs.

Que ces eaux, ces nuages et ces souffles rencontrent, au-delà de leur lieu d’origine, des regards capables de les accueillir. Et cette reconnaissance, je la reçois non comme un aboutissement, mais comme un encouragement à poursuivre.

Car l’image reste toujours à venir.

Elle demeure dans l’espace fragile qui sépare le monde de son apparition, là où la matière devient silence, où le silence devient regard, et où le regard, peut-être, retrouve le chemin d’une paix plus intérieure.

MonoVision awards 2026 : le doublet

Deux présences, entre l’eau et le vent

La dernière édition des MonoVisions Awards vient de distinguer deux photographies réalisées avec Fleur, dans la catégorie Nude.

Sensory Immersion a reçu le deuxième prix.
Wind Dance a obtenu une mention honorable.

Deux œuvres, deux instants, deux manières pour le corps d’entrer en relation avec le paysage qui l’entoure.

Sensory Immersion · nu en pose longue au drone · océan Atlantique · par Wolfgang Autexier
Sensory Immersion · nu en pose longue au drone · océan Atlantique · par Wolfgang Autexier

Sansory Immersion : l’expression sensorielle

Dans Sensory Immersion, la mer ne constitue pas un décor. Elle devient une matière mouvante, presque originelle. Réalisée en pose longue depuis un drone, la photographie laisse les forces de l’eau dissoudre les contours, mêler les courants, les écumes et les profondeurs dans une même vibration. La mer y prend l’aspect d’un magma : une étendue instable, dense, traversée de mouvements que le regard ne peut entièrement retenir.

Au cœur de cette mobilité, le corps de Fleur demeure replié sur lui-même.

Il est à la fois fragile et présent ; exposé, mais non livré. Sa posture évoque peut-être une défense première, un geste archaïque, celui par lequel l’être cherche à préserver son intériorité lorsque le monde devient trop vaste. Pourtant, cette image ne parle pas seulement du repli. Elle parle aussi d’immersion : de ce moment où l’on accepte de se tenir au contact de l’élément, sans chercher à le dominer.

La photographie devient alors une expérience sensible.
L’eau semble défaire la forme, tandis que le corps affirme silencieusement son existence.

Wind Dance · nu en mouvement chorégraphié · par Wolfgang Autexier
Wind Dance · nu en mouvement chorégraphié · par Wolfgang Autexier

Wind Dance : le corps en mouvement

Avec Wind Dance, le mouvement change de nature. Après l’eau et sa puissance enveloppante, vient le vent ; invisible, mais capable de donner une direction aux gestes, aux étoffes, aux chevelures et aux silences. Le corps n’est plus seulement confronté à une force extérieure : il semble entrer dans son rythme.

Il y a, dans cette danse du vent, quelque chose de l’abandon sans renoncement. Une manière de devenir passage. Le corps ne s’oppose pas à l’air qui le traverse ; il en accueille l’élan, il en prolonge le souffle. Il devient moins une figure isolée qu’une présence en conversation avec le paysage.

La réussite d’un travail sur le corps et le mouvement

Ces deux récompenses me touchent particulièrement parce qu’elles viennent reconnaître un travail construit dans la confiance et la durée. Photographier Fleur ne consiste pas à fixer une apparence : il s’agit de chercher, ensemble, une justesse. Celle d’un geste, d’une lumière, d’un espace intérieur qui, parfois, parvient à se rendre visible.

La photographie de nu m’intéresse lorsqu’elle quitte le domaine de la démonstration pour retrouver celui de la présence. Lorsque le corps ne se réduit ni à une forme ni à un sujet, mais devient un lieu de résonance : avec la nature, avec la fragilité, avec ce qui nous précède et nous dépasse.

Ces distinctions sont des jalons. Elles saluent deux images, mais elles encouragent surtout une recherche qui se poursuit : approcher, par la photographie, cet équilibre instable entre la matière et le souffle, entre l’intime et l’immensité.

Car il est peut-être là, dans cette rencontre entre un corps, l’eau et le vent, un espace où le visible cesse d’être seulement vu ; et commence à être habité.

Les MonoVisions Awards attribuent bien à Sensory Immersion le deuxième prix de la catégorie Nude – Single, en soulignant le contraste entre la mer transformée par la pose longue et la figure recroquevillée du corps.

A découvrir : l’Œil de la Photographie

Une nouvelle publication vient récemment marquer un moment important dans mon parcours : un article consacré à mon travail par L’Œil de la Photographie.

Ce média de référence, reconnu sur la scène internationale, offre un regard exigeant sur la photographie contemporaine. Y être publié constitue en soi un jalon fort. Mais au-delà de cette reconnaissance, ce sont surtout les retours humains qui ont suivi qui m’ont touché.

Ces derniers jours, plusieurs personnes m’ont interpellé, parfois simplement croisé dans la rue, pour me parler de cet article. Des échanges spontanés, sincères, qui rappellent que les images ne vivent pleinement que lorsqu’elles rencontrent un regard.

Vous pouvez découvrir cette publication ici :

Cette mise en lumière s’inscrit dans une série récente de prises de parole qui permettent d’approcher plus finement mon travail et les intentions qui le traversent.

Inondation triomphante · Arc de Triomphe de Saintes · crue de la Charente à Saintes Février 2026 · par Wolfgang Autexier

Une interview publiée par Muse World — et relayée par Muse Photography Awards — revient notamment sur Inner Peace Between Heaven and Earth, une œuvre centrale dans ma démarche, à travers laquelle j’explore un équilibre entre perception sensible et dimension intérieure :

J’ai également eu l’occasion d’échanger avec Radio France, dans un format plus oral, qui propose une autre manière d’entrer dans mon univers :

Enfin, une interview plus ancienne réalisée par France 3 peut être relue aujourd’hui comme une forme de prémisse. Elle témoigne d’une étape antérieure de mon travail, déjà habitée par certaines intuitions qui continuent de se développer :

À travers ces différentes publications, c’est une même ligne qui se dessine progressivement : une attention portée à ce qui dépasse le visible immédiat, à ce qui se révèle dans les interstices, dans les états de passage, dans les formes de silence.

Ces regards extérieurs participent à structurer et à rendre lisible une recherche qui, au départ, relève avant tout d’une nécessité intérieure.

Ils accompagnent aussi une étape importante à venir : un projet de livre actuellement en préparation, qui cherchera à rassembler ces différentes dimensions, et à leur donner une forme plus ample.

D’autres informations seront partagées prochainement.

Interview pour Muse World

À l’occasion d’une interview récemment publiée par Muse World, un moment de recul s’impose naturellement.

Le premier palmarès de la photographie française

Ces derniers mois ont marqué un seuil symbolique dans mon parcours. Avec Immersion sensorielle, une nouvelle mention honorable est venue s’ajouter à un chemin déjà dense ; une distinction qui, au-delà d’elle-même, marque la 200ᵉ récompense internationale obtenue par mon travail. Deux cents distinctions, dont 44 prix. Un ensemble qui constitue aujourd’hui le plus important palmarès de la photographie française contemporaine.

Ces jalons ne sont pas seulement des chiffres. Ils témoignent d’une résonance. D’un dialogue silencieux entre les images et ceux qui les regardent, les ressentent, les habitent parfois.

L’œuvre la plus primée de France

Dans cette trajectoire, une œuvre occupe une place particulière : Inner Peace Between Heaven and Earth.

inner peace between heaven and earth · 34 fois récompensée pour son caractère poétique et spirituel
inner peace between heaven and earth · 34 fois récompensée pour son caractère poétique et spirituel

Peu exposée, presque en retrait, elle n’en est pas moins centrale. Au moment de l’interview, elle comptait 30 distinctions internationales ; elle en totalise aujourd’hui 34, dont 19 prix. Elle devient ainsi l’œuvre photographique la plus récompensée de France à ce jour.

Mais là encore, l’essentiel n’est pas dans le chiffre.

Cette image s’inscrit dans une recherche plus intime : celle d’un point d’équilibre entre le visible et l’invisible, entre le monde tangible et ce qui le dépasse. Elle tente de saisir un état de présence, fragile, suspendu, où l’être humain retrouve une forme d’accord avec ce qui l’entoure.

Il ne s’agit pas seulement de représenter, mais d’évoquer. Pas seulement de montrer, mais d’ouvrir.

Les valeurs poétiques et spirituelles portées par Inner Peace Between Heaven and Earth traversent l’ensemble de mon travail : une attention au silence, à la lenteur, à l’infime ; une volonté de laisser émerger ce qui ne se donne pas immédiatement au regard.

L’interview publiée par Muse World revient plus en détail sur la genèse de cette œuvre et sur cette démarche.

Elle est accessible ici :

Un livre à venir

Dans le prolongement de ce chemin, un projet de livre est actuellement en préparation. Il pourrait accorder une place importante à cette image, mais aussi à d’autres photographies, parfois plus anciennes, qui participent, chacune à leur manière, à cette exploration.

Ce livre ne serait pas seulement une rétrospective. Plutôt une mise en perspective par le sens. Une manière de relier entre elles ces images, et ce qu’elles cherchent, depuis le début, à approcher.

Plus d’informations seront partagées prochainement.

Interview sur Ici La Rochelle / Radio France autour d’« Inondation Triomphante »

Ce jeudi 28 mai 2026, j’ai eu le plaisir d’être invité dans l’émission « Balade accompagnée » sur Ici La Rochelle / France Bleu pour parler de mon travail autour des crues de la Charente à Saintes, et en particulier de la photographie « Inondation Triomphante », récemment récompensée par trois Premier Prix aux London Photography Awards.

Inondation Triomphante · Arc de triomphe romain de Saintes · inondation de Février 2026 · par Wolfgang Autexier
Inondation Triomphante · Arc de triomphe romain de Saintes · inondation de Février 2026 · par Wolfgang Autexier

Au micro de Chloé Bidet, nous sommes revenus sur le contexte des inondations de Février 2026, vécues de l’intérieur en tant qu’habitant d’une zone inondable, sur la façon dont cette expérience s’est transformée en série photographique, et sur la place centrale que prennent désormais les enjeux climatiques dans mon travail d’auteur.

L’entretien évoque notamment :

  • la naissance d’« Inondation Triomphante », cette vue de Saintes comme une île de pierre entourée d’eau et de brume,
  • la série plus large consacrée aux inondations à Saintes,
  • le lien entre crues de la Charente, montée des eaux sur le littoral et projet global autour de l’eau et du climat,
  • la question de la poésie dans la représentation de paysages fragilisés,
  • mon palmarès arrivé au seuil symbolique des 200 distinctions internationales, mais également le premier palmarès de la photographie française.

Je remercie chaleureusement l’équipe d’Ici La Rochelle / Radio France, et en particulier Chloé Bidet, pour cette invitation et pour l’attention portée à ce travail ancré dans notre territoire charentais.

Vous pouvez réécouter l’interview et retrouver la présentation de l’émission directement sur le site d’Ici La Rochelle / Radio France.

200 distinctions interantionales

Exposure One Awards 2026

Les résultats des Exposure One Awards (One Shot Photo Contest) viennent d’être annoncés. « Immersion Sensorielle » y reçoit une Mention Honorable et se classe à la 4ᵉ place de sa catégorie, au seuil du podium.

Immersion sensorielle · nu en pose longue au drone · océan Atlantique · par Wolfgang Autexier
Immersion sensorielle · nu en pose longue au drone · océan Atlantique · par Wolfgang Autexier

200 distinctions interantionales : un seuil symbolique

Mais certains seuils dépassent les classements. Cette distinction marque la 200ᵉ reconnaissance internationale de mon travail.

Deux cents. Un nombre qui ne dit pas seulement l’accumulation, mais le temps, l’insistance, la fidélité à une recherche. Depuis le passage des 100 distinctions en mai 2024, le chemin s’est densifié, comme si chaque image venait creuser plus loin la même matière : celle du corps perçu, du sensible, de cette zone trouble où regarder devient déjà éprouver.

« Immersion Sensorielle » s’inscrit pleinement dans cette démarche. L’image explore un état de perception limite, où le corps ne se donne plus comme forme stable mais comme surface de sensations. Cette recherche n’aurait pas été possible sans l’engagement total du modèle, dont l’abnégation et la présence ont permis d’atteindre cette intensité. Je tiens ici à lui exprimer toute ma gratitude.

Il y a, dans cette progression, quelque chose d’une géographie intérieure. Une manière d’habiter l’image plutôt que de la produire.

Numéro 1 français de la photographie

Ce cap des 200 inscrit désormais mon travail dans une position singulière au sein de la scène photographique française. Par ce cumule de distinctions internationales obtenues, il s’y affirme comme le premier palmarès internationale de la photographie française.

Un autre seuil se dessine déjà : celui des 50 Prix. Avec 44 à ce jour, l’horizon se rapproche sans jamais constituer une fin. Car chaque reconnaissance compte moins pour elle-même que pour ce qu’elle prolonge. Ce parcours préfigure une ambition plus vaste.

« Immersion Sensorielle » participe de cet élan, comme une nouvelle chambre d’écho où la photographie devient le lieu d’une expérience du sensible, un espace où les valeurs perçues se révèlent, se déplacent et se partagent.

Immersion sensorielle : une nomination et un appel au vote

Une silhouette dans l’eau froide, un drone suspendu au‑dessus des vagues, un temps d’exposition qui allonge le mouvement jusqu’à la rêverie : « Immersion sensorielle » est née d’un après midi de novembre 2025, au bord de l’océan. Aujourd’hui, cette image est nominée au People’s Vote Award des Exposure One Awards, et je commence à peine à la partager au‑delà de l’atelier.

Cette nomination n’est pas qu’un trophée de plus dans un palmarès ; elle marque surtout la mise en lumière d’une photographie que je considère comme l’une des plus représentatives de mon travail actuel : un dialogue entre corps, éléments naturels, techniques lentes et point de vue aérien.

Immersion sensorielle · nu en pose longue au drone · océan Atlantique · par Wolfgang Autexier
Immersion sensorielle · nu en pose longue au drone · océan Atlantique · par Wolfgang Autexier

Genèse d’une image : se laisser engloutir par le paysage

L’idée d’« immersion » m’accompagne depuis longtemps : que se passerait‑il si, au lieu de chercher à dominer le paysage, on acceptait d’entrer en lui, de s’y dissoudre, au moins en partie ? Je voulais un corps presque absorbé par la matière de l’eau, comme pris dans une suspension où le temps se dilate. Le drone s’est imposé comme l’outil idéal : vu d’en haut, le corps n’est plus un sujet qui occupe l’espace, mais une présence qui se laisse porter par lui.

Il a fallu attendre le bon moment : l’automne, ses tonalités atténuées, une mer suffisamment mobile pour créer une texture, mais pas assez violente pour rendre la pose impossible. Ce matin‑là, à proximité du phare de La Coubre, la mer offrait cette alchimie rare : un mélange de houle, de lumière diffuse et de fraîcheur mordante.

Drone, pose longue et 12 °C : un double défi

Techniquement, l’image repose sur deux difficultés qui, ordinairement, se contredisent : la pose longue et le vol de drone.

  • La pose longue demande stabilité, patience, micro‑ajustements.
  • Le vol de drone introduit vibration, imprévu, rafales de vent.

Pour ne pas sacrifier l’un à l’autre, j’ai travaillé par étapes :

  1. Premiers essais avec modèle, sans pose longue : comprendre comment le corps respire dans l’eau, comment la silhouette se détache vue du ciel, quelles attitudes restent lisibles.
  2. Séances de tests en pose longue, sans modèle : trouver le temps d’exposition qui dessine l’eau sans effacer complètement sa matière, apprivoiser les secousses de la brise marine, ajuster la hauteur de vol.
  3. Rencontre des deux : modèle + pose longue + mer d’automne, dans cette zone de fragilité où l’image peut naître… ou disparaître.

C’est dans cette troisième phase qu’« Immersion sensorielle » a vu le jour. Le rush final condense une longue préparation, la maîtrise des tremblements, les essais, les corrections, pour ne garder que ce moment où la mer semble devenir velours et où le corps s’abandonne à sa surface.

Le courage de la modèle

Derrière cette image, il y a surtout un corps réel dans une eau elle aussi bine réelle : à 12 °C. Rester immobile dans une mer froide, reprendre sa respiration entre les prises, retourner se placer, recommencer : cette photographie n’existe que grâce au courage, à l’abnégation et à la confiance de la modèle, qui a accepté de se prêter au jeu dans ces conditions.

On oublie souvent, face à une image lisse et silencieuse, ce qu’elle suppose de préparation, de fatigue, de frisson. Si cette nomination a un sens pour moi, c’est aussi parce qu’elle vient reconnaître une collaboration, une expérience vécue à deux : un photographe dans le vent, une modèle dans l’eau, et un projet commun à faire émerger.

Une étape symbolique dans un parcours au long cours

Sur le plan du palmarès, ce People’s Vote Award s’inscrit dans une trajectoire plus large. Depuis 2022, mon travail a reçu près de 200 distinctions internationales, dont plusieurs dizaines de prix. Avec « Inner Peace between Heaven and Earth« , « Inondation Triomphante » et quelques autres, « Immersion sensorielle » vient enrichir une constellation d’images qui explorent, chacune à leur manière, la relation entre le corps, la lumière et le paysage.

Si cette nomination se transformait en prix, elle deviendrait une nouvelle étape vers un objectif que je m’étais fixé pour 2026 : franchir durablement le cap des 200 distinctions et continuer à développer une œuvre cohérente, exigeante et lisible au‑delà des frontières.

Comment soutenir « Immersion sensorielle »

Si cette photographie vous parle, si vous y reconnaissez quelque chose de votre propre rapport à la mer, au corps, à la lenteur, vous pouvez la soutenir de façon très simple :

  • en visitant la page de vote des Exposure One Awards ;
  • en déposant un vote pour « Immersion sensorielle » (souvent un vote par jour est possible sur la durée du concours) ;
  • en partageant éventuellement le lien à votre entourage sensible à la photographie.

Chaque vote, chaque partage, dessine un prolongement de l’image au‑delà de ma propre trajectoire. Merci d’avance pour votre temps, votre regard et votre soutien.

London Photography Awards 2026 : sept trophées d’or sur la Tamise

Il arrive que les fleuves se répondent. En février, la Charente déborde, envahit ses propres berges et transforme Saintes en théâtre d’eau et de lumière. Quelques semaines plus tard, c’est à Londres, sur les rives de la Tamise, qu’un jury international consacre ce débordement sous forme d’images. Deux photographies à elles seules y récoltent sept Premiers Prix (Gold) : une crue architecturale, « Inondation Triomphante« , et une crue intérieure, « Inner Peace between Heaven and Earth« .

Ce n’est pas seulement un record personnel – sept prix, tous d’or – c’est un basculement symbolique : le moment où une œuvre déjà largement reconnue rencontre une œuvre nouvelle, encore portée par la fraîcheur de l’événement, pour former un diptyque de lumière.

Inondation Triomphante : la ville, le fleuve et la mémoire

« Inondation Triomphante » est née en Février 2026, au plus fort de la crue de la Charente. La ville de Saintes y apparaît comme un archipel de pierres, de toits et de remparts, cerné par l’eau qui déborde. Les façades blanches, habituées à regarder le fleuve de haut, se découvrent soudain vulnérables. Au loin, le paysage se dissout dans un dégradé de perspective. La lumière ne vient plus d’un ciel abstrait : elle semble monter de l’eau elle-même, comme si la Charente, gonflée de pluie et d’histoire, venait réclamer son droit à la scène.

L’image, en noir et blanc, dramatise cette tension : l’architecture y devient presque minérale, taillée dans un bloc de mémoire, tandis que l’eau glisse, recouvre, efface partiellement. Il y a quelque chose du palimpseste : sur la page de la ville, la crue vient écrire une phrase nouvelle sans effacer les anciennes. La photographie s’enracine dans cette phrase provisoire.

Inondation Triomphante · Arc de triomphe romain de Saintes · inondation de Février 2026 · par Wolfgang Autexier photographe d'architecture en Nouvelle Aquitaine
Inondation Triomphante · Arc de triomphe romain de Saintes · inondation de Février 2026 · par Wolfgang Autexier

Présentée pour la première fois au public à Londres, Inondation Triomphante obtient trois Premiers Prix (Gold) :

Trois angles, trois lectures, pour une même vision : celle d’une ville en équilibre, prise entre la pierre et l’eau, entre le poids des siècles et la fragilité du climat. Pour une œuvre encore jeune, née d’un événement aussi récent que la crue de février, cette triple consécration tient de l’évidence : la métaphore architecturale fonctionne, et les jurys l’entendent.

Inner Peace between Heaven and Earth : la nudité spirituelle, encore et toujours

Face à cette nouveauté, « Inner Peace between Heaven and Earth » joue le rôle d’astre ancien. Depuis bientôt dix ans, cette œuvre chemine de concours en concours, de catalogue en catalogue, comme une comète qui ne cesse de repasser au-dessus des jurys sans perdre sa lumière.

inner peace between heaven and earth · 34 fois récompensée pour son caractère poétique et spirituel
inner peace between heaven and earth · 34 fois récompensée pour son caractère poétique et spirituel

L’image est simple en apparence : un corps nu au cœur d’une architecture sacrée, baigné d’une lumière qui semble descendre autant du ciel que des pierres elles-même. L’horizontale du sol et la verticale des colonnes se croisent dans un silence presque liturgique. La nudité n’a rien d’exhibée ; elle est dépouillement, au sens spirituel, biblique, du terme : l’abandon volontaire de ce qui encombre, pour laisser résonner le corps comme un instrument de paix.

Il y a, dans cette photographie, une manière très particulière d’habiter l’espace sacré. Le modèle ne domine pas le lieu, ne le consomme pas : il s’y recueille. La lumière, très douce, caresse plus qu’elle ne découpe. On pourrait presque parler d’une nudité innocente au sens où l’entend Bachelard : une intimité verticale où le corps, le lieu et la lumière se répondent dans une même rêverie.

Cette nudité recueillie s’inscrit, en profondeur, dans la longue mémoire de l’art chrétien. De la scolastique médiévale aux fresques de la Renaissance, de Bernard de Clairvaux à Thomas d’Aquin, le corps n’y est jamais seulement un objet de regard, mais le lieu d’un mystère : chair vulnérable traversée par la grâce, temple fragile où l’âme apprend à se tenir « entre ciel et terre ». Des voûtes peintes de la chapelle Sixtine à cette « nef photographique », une même intuition persiste : la beauté du nu est ici langage – une manière de dire, dans la lumière, le désir d’élévation.

Aux London Photography Awards, cette œuvre déjà largement distinguée par ailleurs reçoit quatre nouveaux Premiers Prix (Gold) :

Cette quadruple couronne londonienne est loin d’être un simple doublon. Dans des compétitions précédentes, « Inner Peace between Heaven and Earth » avait déjà conquis deux Seconds Prix en catégorie religieuse. Le trophée d’or remportée ici, dans cette même catégorie, vient confirmer ce que beaucoup de jurys avaient déjà pressenti : la valeur profondément spirituelle de l’œuvre. Qu’une nudité soit à ce point reconnue comme œuvre religieuse n’est pas un détail ; c’est une prise de position esthétique et symbolique au cœur même de la photographie contemporaine.

Avec ces nouveaux lauriers, « Inner Peace between Heaven and Earth » atteint désormais 34 distinctions internationales : 4 nominations, 11 mentions honorables et 19 prix, dont une collection impressionnante de 10 Premiers Prix, un Prix Spécial et 2 Prix du Public. Elle s’impose, de facto, comme l’œuvre photographique la plus récompensée de France.

Un palmarès qui prend la forme d’une géographie intérieure

Ces sept Premiers Prix londoniens portent mon palmarès global à 199 distinctions obtenues en compétitions internationales depuis 2022. Près de quarante reconnaissances par an, en moyenne. Parmi elles, 44 prix – dont 18 premiers prix, un prix spécial du jury et un titre de photographe de l’année.

Les chiffres, pris isolément, pourraient n’être qu’une collection de trophées. Mais, pour moi, ils dessinent surtout une géographie intérieure : chaque distinction correspond à un lieu, une lumière, un visage, un matin de brume ou une nuit de poses longues. L’ensemble forme une cartographie poétique où l’on voit se répondre, d’année en année, les mêmes obsessions : la nudité spirituelle, la ville au bord de l’eau, la lumière qui sculpte les architectures, le dialogue du corps avec le paysage.

Il y a aussi, dans cette accumulation, une part de revendication assumée :

  • plus gros palmarès de Nouvelle-Aquitaine toutes disciplines confondues – sport, littérature, arts,…
  • premier palmarès français dans l’univers de la photographie d’art,
  • et, avec Inner Peace between Heaven and Earth, l’œuvre la plus récompensée de France en concours internationaux.

Non pas par vanité, mais parce que ces chiffres racontent une chose simple : depuis la province, depuis une ville moyenne posée sur la Charente, il est possible de bâtir un parcours d’envergure internationale en s’obstinant dans une vision personnelle.

Au début de l’année 2026, le cap était pourtant modeste en apparence : atteindre 200 distinctions et 40 prix avant le 31 décembre 2026. Un “but de guerre” ambitieux qui pouvait sembler hors de portée, presque prétentieux si l’on se replace en 2022, au moment où les premières récompenses sont tombées. À l’époque, l’idée même de viser de tels nombres relevait davantage du rêve que d’un plan.

Aujourd’hui, ce seuil n’est plus une ligne sur l’horizon : il est en train d’être franchi. Les 200 distinctions sont pratiquement atteintes, les 40 prix déjà dépassés, et une nouvelle perspective s’ouvre : celle, inespérée, d’atteindre peut‑être les 50 prix d’ici la fin de l’année. Ce qui, hier encore, semblait déraisonnable devient peu à peu une simple étape sur un chemin plus vaste.

Alors le regard se déplace. L’objectif n’est plus seulement d’occuper une place singulière dans le paysage local, ou le paysage français – ce qui est désormais acquis –, mais de penser plus loin, plus large, autrement : laisser l’œuvre dialoguer avec un échelon plus vaste, européen, international, non plus comme une exception provinciale, mais comme une voix parmi les grandes conversations de la photographie d’art contemporaine.

Pour celles et ceux qui lisent ces lignes, peut‑être au début de leur propre parcours, j’aimerais que ces chiffres ne soient pas reçus comme un tableau d’honneur, mais comme une invitation : on peut partir d’une ville de province, d’un fleuve, d’un clocher, d’un atelier modeste, et, à force de travail, de doute et d’obstination, déplacer peu à peu ce qui, un jour, paraissait inatteignable. Les objectifs ne sont pas des murs ; ce sont des fenêtres qu’on ouvre, l’une après l’autre, sur de nouveaux paysages.

Gratitude, partage et horizon

Ces sept Gold londoniens ne sont pas une fin ; ils sont une étape. Une confirmation que le chemin emprunté – celui d’une photographie à la fois poétique, exigeante et spirituelle – trouve un écho auprès de jurys d’experts, mais aussi auprès du public.

Je tiens à remercier :

  • les modèles qui acceptent de se laisser traverser par ces projets, parfois au prix du froid, de la fatigue ou de la pudeur ;
  • les équipes organisatrices et les jurys des London Photography Awards, pour leur regard patient et leur confiance ;
  • et toutes celles et ceux qui suivent, partagent, commentent, écrivent, viennent voir les images en exposition ou en ligne.

Chaque prix porte un nom – « Inner Peace between Heaven and Earth » , « Inondation Triomphante » – mais derrière ces titres, il y a une communauté de regards. Photographier, c’est d’abord offrir une manière d’habiter le monde ; recevoir un prix, c’est découvrir que cette manière résonne.

À l’horizon, il y a déjà d’autres projets : de nouvelles séries, d’autres compétitions, le seuil symbolique des 200 distinctions qui se profile, et ce travail au long cours pour faire dialoguer, encore et toujours, le corps et l’architecture, la ville et le fleuve, la lumière et la paix intérieure.

Sur la Tamise comme sur la Charente, l’eau continue de passer. Les images, elles, restent un peu plus longtemps.

Fine Art Photography Awards 2026 : double nomination

Je suis heureux de partager avec vous deux nouvelles nominations aux Fine Art Photo Awards 2026, obtenues avec un classement particulièrement encourageant dans leurs catégories respectives. Wind Dance se place 5e sur 75 nominés en catégorie nu, tandis que Mystical Comet atteint la 4e place sur 39 nominés en photographie de nuit. Ces résultats interviennent dans un contexte où les deux œuvres cumulent déjà chacune 12 récompenses internationales, confirmant leur dynamisme en compétition.

Wind Dance : tension entre netteté et évocation

la danse du vent · photographie de nu ·  cumule 12 récompenses internationales · par Wolfgang Autexier
la danse du vent · cumule 12 récompenses internationales · par Wolfgang Autexier

Wind Dance (la danse du vent) appartient à un projet réalisé sous storyboard, où une danseuse est mise en scène au cœur d’une dune, en pleine nature. L’utilisation d’une bonnette fendue y est déterminante : elle confine la netteté à une bande centrale verticale, dissolvant le reste de l’image dans une texture floue et aérienne.

Cette technique crée une tension fascinante entre précision graphique et dilution environnementale, où le mouvement semble naître du contraste lui-même. On ne voit pas seulement un corps ; on perçoit un souffle qui traverse la matière, une danse qui échappe aux contours fixes. C’est cette ambivalence — entre construction technique et liberté organique — qui semble porter l’œuvre de jury en jury, avec une trajectoire ascendante rappelant celle de Inner Peace between Heaven and Earth.

Découvrez l’œuvre nominée : Wind Dance – Fine Art Photo Awards 2026.

Mystical Comet : paysage astronomique urbain

la Comète mystique · comète Tsuchinshan-Atlas & Basilique Saint-Eutrope · par Wolfgang Autexier
la Comète mystique · comète Tsuchinshan-Atlas & Basilique Saint-Eutrope · par Wolfgang Autexier

Mystical Comet collectionne ici sa 12e distinction, dont trois prix majeurs : 1er aux BIFA Awards, 3e aux Epson Pano Awards et médaille de bronze aux Px3 – Prix de la Photographie de Paris en catégorie spéciale nuit.

L’image capture la comète Tsuchinshan-Atlas (C/2023-A3) au-dessus de la Basilique Saint-Eutrope à Saintes, dans une brume charentaise qui confère à la scène un voile mystique et presque irréel. Réalisée en octobre 2024 sous des conditions atmosphériques défavorables — humidité extrême, brouillard persistant —, elle s’inscrit dans ma spécialité des paysages astronomiques urbains, succédant à Aqua Arena Milky Way (19 récompenses internationales).

Au-delà du défi technique (ciel clair mais basse brumeuse), l’œuvre transcende l’astronomie paysagère classique pour proposer un récit : une comète ignorée des observateurs, transformée en lanterne d’espoir au cœur d’un paysage patrimonial. Cette originalité — l’urbain confronté au cosmique — séduit les jurys et enrichit le palmarès local de Saintes.

Découvrez l’œuvre nominée : Mystical Comet – Fine Art Photo Awards 2026.

Perspectives et suite du parcours

Ces nominations ne sont pas isolées : elles s’ajoutent à un palmarès personnel de 192 récompenses internationales en cinq ans, dont 37 majeures, plaçant mon travail au sommet des trajectoires saintaises toutes disciplines confondues. Elles soulignent surtout la vitalité de ces deux images, promises à un avenir brillant. Rendez-vous dans les prochaines compétitions pour voir si Wind Dance franchit le cap des prix proprement dits, et si Mystical Comet continue d’accumuler les distinctions majeures.

Muse Photography Awards 2026 : un quadruplé hors normes

Quatre statuettes or, d’argent et de platine

C’était le sixième édition des Muse Photography Awards, mais la première participation pour moi. Pour cette première, comme à l’accoutumée, j’avais choisi ma réalisation de loin la plus perforante en concours : celle qui m’a jusqu’à aujourd’hui apporté tant de succès et de satisfaction, une œuvre qui m’avait permis de conquérir 26 récompenses internationales : « inner peace between heaven and earth ». Encore une fois, je mise tous sur un seul œuf et un seul panier, cependant, j’ai engagé ma photo sur 4 catégories : là encore un quasi habitude qui démultiplie les chances de succès. Une démarche encouragée par les organisateurs et qui m’a précédemment beaucoup profité.

Ho grand bonheur, cette stratégie du 1 pour 4 a fonctionnée : le Jury m’a attribué 4 récompenses dans les 4 catégories ciblées. Mais le triomphe ne s’arrête pas là. Il tient dans la répartition et la qualité des récompenses attribuées : 1 Deuxième Prix Argent, 2 Premiers Prix Or et 1 Prix Spécial Platinium. Désormais « inner peace between heaven and earth » compte 30 récompenses dont notamment à son palmarès 1 Troisième Prix, 5 Deuxièmes Prix, 6 Premiers Prix, 2 Prix du Public, 1 Prix Spécial, ainsi que 12 de Mentions Honorables et 3 Nominations. Avec un palmarès aussi conséquent « inner peace between heaven and earth » jouis d’une reconnaissance massive par les grands jurys de très nombreux concours, par les experts, mais aussi par le public. Ses valeurs spirituelles, sa force poétique et ses qualités plastiques sont ainsi unanimement plébiscitées.

Les 4 titres attribués par les Muse Photography Awards 2026 :

En décembre, le New-York Photo Awards m’avait attribué 4 Deuxièmes Prix pour « inner peace between heaven and earth ». L’t été dernier les Européen photo Awards m’avait également attribué 4 Premiers Prix pour cette même œuvre. Mais la portée des ces récompenses est amplifiée par un détail. Le New-York Photo Awards hier, comme le Muse Photo Awards aujourd’hui, m’ont tous deux attribué un Deuxième prix Argent en catégorie « Black & White Photography » sous-catégorie « Religious ». Cette réussite en catégorie religieuse a ici une valeur importante pour moi : elle marque la pleine et entière adhésion des jurys a cette œuvre en qualité d’œuvre spirituelle. Cette reconnaissance de l’œuvre est tout autant un plébiscite qu’une bénédiction.

En considérant les 30 récompenses internationales, dont 15 Prix et 12 Mentions Honorables conquises par « inner peace between heaven and earth », on constate que ce n’est pas qu’un nu qui est ainsi récompensé : c’est une véritable expression spirituelle et poétique qui est reconnue et plébiscitée. Ces magnifiques résultats en cascades m’apportent beaucoup de fierté.

inner peace between heaven and earth ·  elle est reconnue par les plus grands jurys pour sa spiritualité et sa force poétique · par Wolfgang Autexier
inner peace between heaven and earth ·  elle est reconnue par les plus grands jurys pour sa spiritualité et sa force poétique · par Wolfgang Autexier

Une œuvre aux fortes valeurs spirituelles & culturelles

« Inner peace between heaven and earth » est une œuvre qui place la méditation et l’introspection au cœur de l’expression photographique. Le monument où elle a été réalisée est précisément un espace de spiritualité qui invite à cette méditation : c’est un écho poétique. tout naturellement, cette œuvre est autant un partage, qu’une invitation à la spiritualité, au travers de la poésie photographique.

Il est essentiel de ne pas ignorer la culture et l’histoire des arts. La symbolique du nu dans la culture chrétienne évoque l’humilité devant le divin. On pense ici principalement à la référence biblique du chapitre 6 du livre de Samuel. L’art religieux chrétien et catholique est ainsi fait de nombreux nus. Des dizaines peints sur les murs et le plafond de la Chapelle Sixtine notamment. Le nu est essentiel et fondateur dans l’art religieux et spirituel chrétien ou d’inspiration chrétienne. Avec « inner peace between heaven and earth » j’espère susciter la spiritualité autant que la poésie ainsi qu’un saine une tentation à l’érudition.

Mille remerciements

Une telle réussite impose gratitude. Il est impossible d’avoir une telle réussite sans être aidé et encouragé par vous tous : mille mercis. Merci également au Jury des ces Muse Photography Awards 2026 pour avoir encore reconnu les qualités artistiques de « inner peace between heaven and earth ». Ce Jury était composé de personnalités références aux profils nombreux, riches et variés.

Mon bilan de compétition actualisé

  • titres internationaux obtenus : x190 (nominations, mentions & prix)
  • acquis via 74 compétions/jurys depuis, Novembre 2021
  • Nominations : x61
  • Mentions Honorables : x92
  • titres majeurs internationaux (prix) : x37
  • 3ièmes Prix : x10
  • 2ièmes Prix : x8
  • 1ers Prix : x11
  • Prix du Public : x6
  • Prix Spécial : x1
  • Grands Prix : x1

Un tel palmarès m’offre un statut privilégié : celui d’être numéro un en Nouvelle Aquitaine toutes disciplines confondues ainsi que l’un des plus fournis de France dans l’univers artistique. Voici le top 5 des photographes les plus titrés à l’international en Nouvelle Aquitaine :

  1. Wolfgang Autexier : 190 récompenses internationales dont 37 majeures
  2. Aurélie Martineau : 90 récompenses internationales
  3. Ambre Peyrotty : 74 récompenses internationales
  4. Anne Catherine Elbert-Malabat : 36 récompenses internationales
  5. Amaël Dubiez : 26 récompenses internationales