le Canon R3 est arrivé

En Janvier, j’ai annoncé du changement (2022, un nouveau cap). L’un des ces changements majeur est le passage de l’univers reflex vers l’univers hybride, et de l’univers Nikon vers Canon. Mais pourquoi une telle volte-face ?

Les trois boitiers Nikon qui composaient mon arsenal étaient incontestablement des perles : D810, D4s et D5. Ils satisfaisant à leurs usages respectifs. Le parc optique associé également. Mais mes pratiques évoluant, il convenait de s’interroger sur l’avenir. Le 300 f2.8 ne me servait plus, le 14-24 n’était plus suffisamment homogène en piqué pour mes besoins… Petit a petit tout cet arsenal, aussi satisfaisant qu’il ait pu être, aurait fini par devenir obsolète. Sur le marché, les reflex tendent à laisser la place aux hybrides : hybrides dont les viseurs m’étaient jusqu’à présent insupportables (scintillants, couleurs fausses, pixels grossiers…).

Canon R3 • essai de dynamique du capteur • 500 iso / f11 / 1/30

Pour passer un cap : il me fallait un besoin de renouveau et une innovation vraiment utile. Quelque chose qui m’apporte un vrai GAP pratique sur le terrain. J’aime le coté ultime de la technicité des monoblocs. En ce domaine Nikon a choisi l’option de la course aux pixels : 8k, 45 mPx. Rien qui m’intéresse ici. Chez Canon, l’approche est radicalement différente avec le R3 : 24 mPx, une révolution avec le contrôle de l’AF par le regard et un parc optique RF qui mise sur la compacité et l’inédit. Là : ça vend du rêve.

J’ai donc choisi un renouvellement total en passant au Canon R3. Déclic 17 me l’a livré il y a un mois : voici ici un premier retours d’expérience.

Présentation du Canon R3

Le R3 est un monobloc hybride, ces spécifications clefs sont :

  • 24 mPx RAW 16 bits en photo,
  • 6k RAW, 4.2.2, 12 bits en vidéo,
  • une plage de sensibilité de 50 à 102400 iso
  • un AF doté de la reconnaissance de formes (visages, personnes, véhicules, animaux), d’un pilotage par le regard et d’une sensibilité de détection de +20, jusqu’à -7.5 IL
  • une rafale de 12 i/s en obturation mécanique, de 30 i/s en obturation électronique
  • déclanchement jusqu’à 1/64000 en obturation électronique
  • vidéo jusqu’à 60 fps en 6k et 120 fps en 4k
  • enregistrement Log pour la vidéo
  • stabilisation IBIS synchrone avec la stabilisation des optiques
  • un poids de 1015 g
  • un écran tactile orientable de 8.5 cm, et un viseur électronique de presque 6mPx
  • proposé à la vente pour 6000 €, mais livrable sous environ 5 à 6 mois dans le contexte actuel

Il ressort des ces quelques données essentielles un parti pris fort. D’une part la compacité : 1 kg pour un monobloc c’est un tiers de poids en moins par rapport aux reflex monoblocs. Son frère Nikon le Z9 est presque aussi lourd qu’un réflex avec 1340 g : on y perdrait presque le bénéfice de l’hybride. D’autre part une polyvalence forte avec un capteur de 24 mPx qui peut répondre à tous les besoins tout en permettant d’accéder à de la vidéo 6k RAW 4.2.2 12 bits (digne d’une camera professionnelle). Ainsi le capteur est tout à la fois très définit et tolérant optiquement : un atout dont ne pourra pas se prévaloir la concurrence. Hors lors d’une transition du réflex à l’hybride, une tolérance optique est utile pour récupérer au mieux un parc optique ancien. Le sujet est stratégique.

Si les spécifications de l’AF sont assez classiques par rapport au marché actuel, avec une reconnaissance de forme semblable à celle de la concurrence, la fonction « Autofocus Eye Control » pour ne pas dire pilotage de l’AF par le regard, constitue en soit une véritable révolution des pratiques. En effet avec ce système : plus besoin de manipuler un joystick, d’être ne retard sur l’action à cause de cette manipulation. Désormais, on regarde son sujet : on clic. C’est si simple…

Canon R3 • essai de dynamique du capteur • 125 iso / f8 / 1/30

La dynamique : un sujet clef

Comme je l’ai fais avec tous les matériels que j’ai eu à tester : je ai poussé à bout le Canon R3 sur mon site d’essais favori, la Crypte Saint Eutrope à Saintes. Le lieux est sombre et le peu de lumière disponible entre par de toutes petites baies qui sont le cauchemar de toute bonne exposition. Mes anciens Nikons avaient très bien passé ce teste vache. Mais on l’a dit mes exigences ont changées, il me faut un peu plus, et surtout un peu plus de polyvalence. Hors Canon n’était pas spécialement réputée pour la dynamique des ces capteurs. Passer chez Canon était pour moi une vraie prise de risque sur ce sujet essentiel dans ma pratique.

Canon R3 • essai de dynamique du capteur • 400 iso / f2.8 / 8s

Face à ce teste de l’enfers, la première impression données par ce Canon R3 est divine. La dynamique est clairement au rendez-vous. Ce n’est pas académique comme démarche, mais je vais comparer ce R3 avec mes 3 anciens boitiers ; tout simplement parce que je connais très bien et qu’il s constituent de bons point de repères. Pour résumer :

  • En petits iso (valeurs à 2 ou 3 chiffres : 50 à 800 iso), le Canon R3 a les qualités du D810 : donc extra.
  • En gros iso (valeurs à 4 chiffres : 1600 à 6400 iso) il a les qualité du D5 : donc extra également.
  • Sur les iso extrêmes (valeurs à 5 chiffres ou plus) : là il y a deux régimes. Le 12.8k est correcte, à partir de 25.6k les résultat sera probablement insuffisant pour beaucoup.

Je vous propose ici des courbes comparatives, d’une part avec mes anciens boitiers qui sont mes références bien connues, mais aussi mes seuils d’exigences qualitatives, et d’autre part avec ces deux concurrents de même gammes. Aucune des ces références n’est un mauvais appareil. Néanmoins, chacun a ses atouts maitres. Le D810 est très linéaire et possède une très forte dynamiques au petits iso ; le D5 est lui plutôt un monstre des gros iso et des extrêmes. Le R3 : c’est les deux. Totalement satisfaisant pour moi.

comparatif : Canon R3 en rouge + Nikon D5 en violet + Nikon D810 en vert

Le Canon R3 révèle ici une extrême polyvalence en dépit du décrochage de la qualité à partir de 25k iso. Curiosité, le Canon R6 que j’ai eu a tester antérieurement à quant à lui les mêmes qualités que le R3, mais avec des iso extrêmes bien meilleurs. Le Nikon Z9 a un décalage de dynamique de 0.5 à 1 IL inferieur : on retrouve ici la contre partie d’un capteur sur-définit. Le concurrent Sony A1 a un profil ressemblant au R3 qui semble ne pas trop subir sa forte définition. Tous ont de très bonnes valeurs variant de 10 à 15 IL entre 50 et 3200 iso. Bref : trois frères qui jouent à haut niveau.

comparatif : Canon R3 en rouge + Sony A1 en bleu + Nikon Z9 en jaune

La gestion du bruit

Je ne vais pas m’appesantir sur le sujet du bruit numérique, tout simplement parce que le constat est simplissime : sur ce R3 la gestion du bruit ressemble à la dynamique. Avec des RAW exploités au moyen de DxO Lab 5 : en petit iso le bruit est inexistant, et en gros iso il varie de négligeable à faible. Les photos sont ainsi extrêmement faciles à exploiter entre 50 et 6400 iso. Je doit tout de même confier que les jpg bruts du boitier ne sont pas révélateurs de ce fort potentiel ; heureusement, je suis un utilisateur RAW.

Canon R3 • extraits comparatifs : à gauche 50 iso, au centre 800 iso, à droite 6400 iso

Le cRAW : extraterrestre ?

Mais qu’est donc que ce cRAW ? Sur le papier rien de si sensationnel. Il s’agit d’un RAW compressé, concurrent Canon du « RAW compressé sans pertes » des Nikons. Oui ! Mais pas tout à fait… Les RAW compressés sans pertes d’un Nikon D5 (20 mPx) pèsent environ 20 à 25 Mo. Les cRAW 24 mPx du Canon R3 pèsent en moyenne 15 Mo. Pour mémoire, les RAW normal du R3 varient autour de 29 Mo, les jpg brutes de boiter 9 Mo.

Tout ceci n’est pas de la magie : es vraiment bon ? Dans la crypte, j’ai fait deux fois la même série d’essais en RAW normal et en cRaw. Il ressort que la différence de qualité est extrêmement difficile à faire ressortir. Elle est si minime qu’elle pourrait être considérée comme négligeable. La qualité du cRAW est telle qu’il peut être largement utilisé pour des usages professionnels ou du travail d’auteur. Peut être que pour de l’astrophoto faudra t’il privilégier le RAW normal pour optimiser le travail : mais là je n’ai pas fais l’essai pour vérifier. Je vous renvoie ici aux essais fait par Damien Bernal et Bison Bleu pour mettre en situer les limites du cRAW (expériences faites sur Canon R5, mais toute aussi intéressante) et monter son énorme potentiel.

Canon R3 • essai de la fonction détection de l’œil du sujet

L’AF ou les AF ?

Quand est t’il de cet AF de nouvelle génération annoncé comme révolutionnaire ? A mon sens, il faudrait mettre l’AF du R3 au pluriel. En effet, il est doté de plusieurs outils qui peuvent répondre de façon différenciée soit a des situations particulières soit à des pratiques ou des préférences du photographe lui-même.

On a testé ces fonctions avec des véhicules et en session de portrait. Pour résumer, sur le R3 nous avons :

  • La possibilité de positionner le point (ou zone suivant choix) AF au moyen d’un joystick traditionnel : cette fonction est déformais bien connues de tous. Elle a fait ses preuves, mais peut facilement s’avérer trop lente dans l’action.
  • La possibilité de positionner le point AF avec un « Smart Controller » : un joystick infrarouge. Il est réactif mais peu précis. Dans l’action il sera cependant plus souple d’emploie le joystick traditionnel.
  • La possibilité de faire directement détecter l’œil du sujet par l’AF. La fonction est programmable sur le bouton de votre choix… Facile en session portrait ! Limite déloyale.
  • La possibilité de laisser la détection de forme (dit Dual Pixel) marquer elle même le sujet. C’est redoutablement efficace, mais on maitrise pas quel sujet sera prioritaire. Par exemple sur une groupe de 3 personnes et 2 animaux qui sera le sujet détecté ? Il y a mon sens trop d’aléas avec cette fonction utilisée seule.
  • En revanche couplée avec « l’Autofocus Eye Control » (pilotage de l’AF par le regard du photographe) le procédé est extrêmement performant. On regarde son sujet, la détection identifie la forme (visages, animaux, véhicules,….) , le sujet pourra se déplacer dans le cadre il restaura accroché par l’AF du moment qu’on ne le perd pas de vue. On peut également passer d’un sujet à un autre en un « coup d’œil ». La réactivité dans le feu de l’action est considérable.
  • Et j’allais oublier la possibilité de pointer le sujet du doigt, directement sur l’écran arrière. Cette action commande à la fois l’AF et le déclanchement.

En fin de compte, avec le R3 il y a un AF pour tous les gouts, et surtout pour toutes les situations. En séance portrait, avec un seul sujet, la fonction de détection de l’œil est d’une simplicité déconcertante. Dans la mêlée d’un matche de rugby ou un essaim de motos, c’est « l’Autofocus Eye Control » qui fera une vraie différence. Et pour les sujet hors reconnaissance de formes, on initialisera l’AF avec le « Smart Controller » ou le joystick à l’ancienne.

Canon R3 • essai du « l’Autofocus Eye Control » : pilotage de l’AF par le regard du photographe

MAP manuelle : ça existe encore

Ca existe encore : et ça n’a jamais été aussi bon ! Sauriez vous capable de faire la mise au point au travers d’un filtre infrarouge ? Evidement non. Néanmoins c’est nécessaires puisque la longueur d’onde et la célérité sont différente et que la MAP sans filtre sera immanquablement fausse.

Le Canon R3 est doté de deux systèmes d’assistance à la MAP manuelle : un focus peaking et un repère sur le point. Ce repère se compose de 3 triangles indiquant si la MAP est trop arrière, ou trop avant, ou juste. Ce point est déplaçable au « Smart Controller » pour vérifier la MAP sur plusieurs sujets. Pour travail de paysage, avec 3 sujets sur 3 plans distincts à contrôler on pour tout vérifier éléments par élément, y compris avec un filtre infrarouge en place.

Canon R3 • essai en infrarouge • 50 iso / f4 / 120s

Pour conclure : n’ayons pas peur des mots

Le TIPA awards 2022 avait classé le Canon R3 « boitier le plus innovant ». Et bien tout est dit, je n’ai rien a ajouter ! Enfin, si. Il me fallait un remplaçant unique à un trio Nikon D4s, D5 et D810. Il me fallait une bête à tout faire, exigeante sur tous les registres. Objectif a priori compliqué à remplir. Le R3 réponds sur la définition du capteur, le R3 réponds sur la dynamique et la qualité d’iso, le R3 dépasse les besoins sur l’AF, le R3 répond sur l’ergonomie et les possibilités de personnalisation et le R3 possède des capacités vidéo dont je n’ai pas encore besoin… mais sait ‘on jamais.

Quadruplé au Fine Art Photography Awards 2022

Quadruplé ? On avait déjà dit ça pour la série Aqua Arena qui avait cumulé quatre récompenses lors de compétitions internationales. Cette fois, il s’agit d’un quadruplé au sein de la même compétition : les Fine Art Photography Awards édition 2022.

En effet, sur cette édition, j’avait engagé 4 œuvres : mon lion favori, un nu, un portrait et la série Aqua Arena. J’ai ainsi été nominé dans 4 catégories :

  • Aqua Arena est ainsi nominée en 5eme position sur 28 œuvres sélectionnées en catégorie Citysacape, ou « paysage urbain » qui est différente de la catégorie Architecture ; on arrive à 2 place du podium, mais dans une position extrêmement flatteuse. Cette série cumule désormais 5 récompenses internationales raflées au cours des six derniers mois. [voir la série Aqua Arena]
  • Un double portrait père et fille est quand à lui placé en 10eme position sur 83 nominés de la catégorie Portrait. Ce très bon résultat me permet de m’affirmer comme portraitiste. [voir ce double portrait]
  • Le lion est classé 8eme sur 80 nominés : il est dans les 10% des meilleurs des meilleurs dans la catégorie Wildlife pour la faune sauvage. Ce lion est aujourd’hui valorisé dans sa version couleur : une version restée inédite jusqu’à aujourd’hui. [redécouvrir ce lion, en couleurs]
  • Eustella Expiravit, de la série Spirituliter Nudus, rebaptisée « Inner peace between heaven and eart », se classe 5eme sur 60 nominés dans la catégorie nus : là encore dans 10% des meilleurs des meilleurs de cette catégorie reine. [redécouvrir cette œuvre déjà récompensée à Arles]
double portrait : père et fille, quand l’un est la moitié de l’autre

Le bilan d’ensemble est particulièrement existant ! sur 4 œuvres engagées, 4 sont nominées dans 4 catégories différentes. De plus dans le peloton de tête des 20% des meilleurs de chaque catégorie, et même dans le top 10 pour deux catégories. C’est un carton, qui pourtant fait profondément regretter de ne pas avoir au moins une troisième place dans l’une ou l’autre des ces 4 catégories. On dira qu’il faut une marge de progression pour rester motivé !

Quintuplé pour Aqua Arena avec Lee Filters 2021, ND Awards Monochrome Awards 2021, Annual Photography Awards 2021 et Fine Art Photography Awards 2022

Retours aux origines : deux années d’inondations à Saintes

Une fois n’est pas coutume les années 2018 à 2020 ont vu s’enchainer plusieurs cycles de crues à répétition. Fin 2018 de multiples montée des eaux, à chaque fois plus importantes, étaient le prélude à une crue historique. Dans ce contexte de pluie importante, l’ancien amphithéâtre romain a été inondé à trois reprises entre fin 2018 et début 2020. J’ai réalisé à la fois un reportage sur la crue à Saintes, mais aussi une série inédite sur la submersion des premiers gradins des arènes. Découvrez cette série nommée Aqua Arena avec mes vidéos sur ces événements à Saintes :

Aqua Arena +1 : Annual Photography Awards 2021

Quardrupé ! C’est désormais quatre récompenses que cumule cette photo des arènes de Saintes inondées. Après les ND Awards 2021, la session Lee Filters d’Aout 2021, les Monochrome Awards 2021 : c’est une nouvelle mention honorable à l’occasion des Annual Photography Awards 2021. Et de quartes ! A quand la prochaine ?

Aqua Arena, quadruplet 2021 avec Lee Filters, ND Awards Monochrome Awards et Annual Photography Awards

Retours aux origines : deux années d’inondations à Saintes

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2022, nouveau cap

Depuis le début, mon aventure photographie est faite de rencontres, d’inattendu, de challenge, de poésie, de force expressive, d’indépendance d’esprit et de renouveau constant. L’ADN de mon parcours et de mon œuvre, n’est pas la photographie, mais bien l’esprit d’artiste. D’ailleurs, j’aime rappeler à qui veut bien l’entendre que je ne viens pas du monde de la photographie, mais du monde des beaux-arts. En effet, j’ai commencé par la peinture et le dessin.

Fut un temps où j’étais photographe animalier. Je ne me serais jamais définit autrement en 2013 ou en 2015 lors de mes premières expositions qui montraient des animaux et des animaux. Tel est mon image aux yeux du public, encore persistante aux yeux de beaucoup. Les gens évoluent : moi aussi ! Je vais ici casser le mythe en mettant l’accent sur mes évolutions thématiques. Entre 2010 et 2020 j’ai tour à tour développé plusieurs thématiques telles que l’architecture, le portrait, le nu, le flore, le paysage, la chasse aux orages, et même si ce n’est pas une thématique entant que telle : la pose longue.

Pourquoi une telle diversification ? On l’a dit, mon ADN d’artiste n’est pas véritablement la photographie, mais un besoin de découverte et d’inattendu. Tel est mon cap pour 2022 et après : toujours plus de rencontres, d’inattendu, de challenge, de poésie, de force expressive, d’indépendance d’esprit et de renouveau.

Néanmoins pour poursuivre mon projet artistique personnelle, j’ai besoin de me recentrer sur ce qui est vraiment important et ce qui me tient le plus à cœur. En effet, depuis 2013 ma diversification s’était accompagnée d’une forte densification de mes activités. J’étais engagé sur trop de choses, trop de projets. Il convient de réduire la voilure.

Je vais donc me recentrer exclusivement sur un travail d’auteur strictement personnel. Ainsi, il n’est toujours pas à l’ordre du jour que j’envisage de développer une activité d’artisan photographe, en dépit du fait que je suis de plus en plus souvent sollicité pour réaliser des prestations. Je décline, encore et encore… et je vais encore décliner. Et vous comprendrez aisément pourquoi. Néanmoins, je ne laisse jamais personne sans réponse ni solution : je recommande toujours aux personnes qui me sollicitent des prestataires de confiance qui peuvent satisfaire vos attentes.

J’ai besoin de temps pour être entièrement investi dans mes projets artistiques personnel. Ainsi, je vais également cesser toute implications dans des clubs ou des collectifs de photographes. Après 15 d’action bénévole en faveur de l’art photographique, ce désengagement semblera brutal ; cependant j’ai besoin de mon temps…

Mais quelle est donc ce projet mystère que j’ai concocté dans le plus grand secret ?

Nous en reparlerons lorsque les projets sortiront un à un. Cependant, vous aurez déjà une partie de la réponse avec les nombreuses récompenses acquises ces derniers mois lors de compétitions internationales.

A suivre : je reviens…

bien finir 2021 : succès aux Chromatic Awards

L’année 2021 avait commencée avec un premier succès pour ma série « Aqua Aréna » avec Lee Filters (voir l’article). Ces dernières semaines, la partie noir & blanc de la série Aqua Arena c’est vue attribuée deux autres récompenses au « Night Picture Photo Contest » de DxO Labs et aux ND Awrads 2021. La partie noir & blanc avait déjà bien fait ces preuves !

Aujourd’hui, à moins d’une semaine de Noel, c’est une photo couleur de la série « Aqua Aréna » qui est distinguée par une mention honorable aux Chromatic Awards. On rappellera ainsi implicitement que je ne suis pas exclusivement un photographe noir & blanc ! Ici c’est une image pétillante de couleur qui est récompensée : les arènes inondées sont mise en scène telles qu’on ne les a jamais vues, leur reflet dans un lac immense et illuminées d’un ciel aux tons rose passion.

Comment mieux valoriser la patrimoine antique de la Saintonge ?

Les inondations à Saintes et aux Arènes

Découvrez également ma vidéo sur ces inondations 2021 à Saintes, mais également celle sur les Arènes, ancien amphithéâtre romain de Saintes :

Des workshops pour aller plus loin

Je profite néanmoins de cet espace pour annoncer que la vidéo est désormais l’un de mes nouveaux outils d’expression. N’hésitez pas à découvrir mes autres productions telle que celle-ci qui montre ma pratique du wokshop à destination des passionnés de photographie. Bienvenue dans mon hobby !

Un incendie à Saintes – reportage sur le vif

Cette nuit du 5 Août semblait partie pour être paisible dans le quartier de l’Arc de Triomphe. Certes. Mais c’était sans compter sur un accident. Peu après 22h, on commence à voir s’échapper des volutes de fumée noire dense du toit d’un petit immeuble. En a peine trois minutes, des flammes de la hauteur d’une personne émergent de cette toiture. Le sinistre est resté modeste : vite pris en charge par les pompiers il s’est limité à l’étage de cet immeuble. Néanmoins il aura été l’animation, la perturbation, de la nuit pour la vie du quartier. Il aura aussi été l’occasion d’un reportage sur le vif : être photographe à Saintes, c’est aussi réaliser l’image du quotidien.


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