5 récompenses pour bien débuter l’années : Monochrome Awards

L’année 2022 avait été prolifique sur le terrain des concours internationaux : 29 récompense conquises sur l’années. La campagne de concours 2023 s’amorce en cette première semaine de l’année avec un premier résultat très encourageant : 5 récompenses à ajouter à mon palmarès, 5 mentions honorables sur cette édition des Monochromes Awards.

  • Une vue atypique d’une nef romane : qui reçoit ici sa première distinction.
  • Camille et Yvan : qui est ici récompensée pour le troisième fois. Camille aurait elle imaginé aller si loin avec la photo de ses 20 ans ?
  • Aqua Arena · Milky Way : quatrième récompense pour cette photo présentée en individuelle, la sixième si l’on intègrere série Aqua Arena dont elle fait partie.
  • Inner peace between heaven and earth : reçoit sa septième récompense depuis 2019.
  • Le lion : explose tout, c’est sa quatrième récompense pour la version noir & blanc, la neuvième si on inclus la version couleur.

Bilan concours 2022 : 29 récompenses dont 2 majeures

Avant 2022, j’avais participé à moins d’une quinzaine de compétitions ; remporté 6 récompenses dont 2 premières places. Cette expérience était maigre. En 2022, j’ai engagé 89 candidatures d’œuvres, sur 21 compétitions. Il faut dire que l’objectif fixé pour cette années était ambitieux.

Forts des résultats de l’année 2021, j’avais fixé les objectifs 2022 à 12 récompenses dont 3 premiers prix. L’objectif des 12 récompenses était statistiquement étayé par l’expérience de 2021. En revanche, l’objectif des 3 premiers prix était donné… presque au hasard : trois premiers prix ça présente bien sur le papier. J’avais ciblé 8 compétitions internationales pour atteindre cet objectif. Chemin faisant, j’ai douté des projections statistiques, et suis devenu plus exigeant quant à la tenue de l’objectif donné. J’ai donc ajouts 13 compétitions à la liste des concours choisis.

Au cours une année 2022 dense avec 21 résultats de compétitons, j’ai été finaliste 35 fois sur 89 engagements ; j’ai recolleté 29 récompenses, dont 2 de premiers plan. Les deux de premier plan sont le Premier Prix en catégorie nu et le troisième Grand Prix lors de Black and White Spider Awards. Pour ce qui est des 12 récompenses données en objectif : la cible est largement dépassée. Concernant les 3 premiers prix, dans l’absolu l’objectif ne serait pas atteint. Néanmoins, le troisième Grand Prix lors de Black and White Spider Awards, est un bonus inespéré. Compte t’il double ?

Quoi qu’il en soit le résultat d’ensemble est satisfaisant. Il me permet d’apparaitre 29 fois dans des palmarès internationaux, et de m’installer dans une forme de régularité de réussite et de visibilité à haut niveau. Mais également d’être reconnu parmi les meilleurs dans de multiples catégories : architecture, paysage urbain, paysage nocturne, faune sauvage, portrait et nu.

L’objectif que je me donne pour 2023, n’est pas d’en faire encore d’avantage, ni même d’en faire autant. Non, l’objectif est de me concentrer sur des compétions plus choisies et de valoriser des œuvres qui ne l’ont pas encore été au cours des années passée. Je souhaite également faire partager cette réussite avec les modèles qui m’ont accompagné dans mes projets, aussi plusieurs d’entre elles seront à l’honneur dans les nouvelles candidatures.

Quadruplé aux Chromatic Awards

Avec des noir & blanc tels que les arènes, la crue à Saintes, le lion, « Tunnel Attitude« ,… je remporte de nombreux succès en concours, au point de laisser penser que je ne fais que du noir & blanc. Il n’en est rien ! Les Chromatic Awrads sont un concours international spécial couleur et exclusivement couleur.

Pour cette session 2022, j’y réalise un quadruplé. Sur six œuvres présentées, quartes sont récompensées de mentions honorables. La preuve est ainsi donnée que je fais de la couleur.

  • Le lion : encore lui, est récompensé en catégorie faune sauvage. C’est la sixième récompense pour ce lion. (4 pour la version couleur et 2 pour la noir & blanc)
  • Le nurbex avec Annabel reçoit sa deuxième distinction : cette fois cie dans sa version couleur.
  • Pour sa première présentation, l’aurore rouge-rose sur l’Arc de Triomphe de Saintes, est également récompensée. Cette image n’as pas de version noir & blanc : c’est un pur projet couleur.
  • Et pour finir, les gradins inondés des Arènes de Saintes, de nombreuses fois récompensée en version noir & blanc, est ici récompensée en version couleur.

Ces 4 nouveaux succès portent à 29 le nombre de récompenses internationales raflées sur l’année 2022. Ce bilan est désormais définitif dans la mesure ou plus aucun autre résultat n’est attendu pour cette année.

1er portrait d’enfant récompensé

J’avais déjà enregistré 4 succès aux portrait Photo Awards : avec Clara sur la collection 76, puis sur la collection 77 avec « Inner peace between heaven and eart », avec Lia sur la collection 78 et enfin avec Annabelle sur la collection 79. Découvrez mon book sur Portrait Photo Awards. Desuis cette semaine, c’est désormais deux nouveaux portraits qui sont distingués par les Portrait Photo Awards.

Tout d’abord, un portrait d’enfant, mon premier portrait d’enfant récompensé, en dehors de celui inclus dans la série « Tunnel Attitude » . Ici c’est le naturel et la spontanéité du portrait d’enfant qui a été récompensée.

Comme un incontournable, le portrait du lion a encore été récompensé. La force expressive aura surement été décisive pour le jury.

Premier Grand Prix International : B&W Spider Awards

Rediffusée Samedi dernier en streaming, la séance d’annonce des nominés et lauréats des 17eme Black and White Spider Awards fut à la fois longue et riche en émotions. J’avais engagé 6 œuvres dans 5 catégories. La première catégorie attendue pour moi était celle de l’architecture. J’y avais 2 œuvres engagées et beaucoup d’espoir puisqu’il s’agissait de photos dont les succès antérieurs en compétition permettait d’être confiant. Mais non ! Toutes deux furent éliminées. Même pas une nomination ; j’étais inquiet pour la suite.

Les annonces de chaque catégorie défilent : enfants du monde, fine art, nature… et nu. Là : mon nom apparait dans la liste des 99 nominés de la catégorie. Puis les noms des 22 mentions honorables de la catégorie nu sont égrainés un à un. Je me dis que mon nom peut sortir, ou pas. Et cela ne vient pas. Je m’inquiète, peut-être suis-je seulement nominé ? Passe le troisième prix, le deuxième, et la stupeur : le premier prix est pour moi ! Pour un détail de nu intitulé « Abstraction ». [découvrir l’œuvre] Cette récompense n’est pas complètement pour moi. En effet, c’est un nu, travail auquel a participé Ophélie : évidement, c’est elle aussi qui est également récompensée par cette distinction internationale. Merci à elle.

Extrait de la liste d’annonce de la catégorie nu de 17eme Black and White Spider Awards. « Abstraction » réalisée avec Ophélie reçoit le premier prix. [voir l’annonce du palmarès]

Je reste très flatté par le titre du premier prix attribué par le concours : « 1st Place · Outstanding Achievement » qui signifie « 1ere Place · Réalisation Exceptionnelle ». Je ne peux pas cacher mon émotion de recevoir mon tout premier premier prix en grande compétition internationale. Les bons classements parmi les dix meilleurs mondiaux, les 5eme places obtenues dans d’autres compétitions, sont de belles reconnaissances , mais là : c’est le Graal.

Pour l’année 2022, je souhaitais 12 récompenses dont 3 premiers prix. Je me réjouissais de 20 récompenses, mais me plaignais de ne pas accéder au second objectif. J’ai désormais une part de cet objectif, et un magnifique lot de consolation. Peut-être que cette aventure est là pour rappeler que les premières places sont chères, et devront être acquises avec courage et détermination ?

Dans la mêlée et l’excitation, je n’ai pas vu l’annonce des nominés de la catégorie « Wildlife », la dernière… Le lion, une valeur sûre, était nominée. Le petit bonus de la soirée : 2 œuvres récompensées sur 6 présentées. Une nouvelle réussite pour ce lion qui aura largement fait ces preuves.

Comment finir une telle soirée d’annonce de résultats ? Deux œuvres récompensées sur six, et surtout un premier prix ? La dernière annonce de cette soirée est la liste des trois grands prix : les « Photographer of the Year ». Une perspective inespérée. Pourtant, mon nu abstrait me positionne à la troisième place des trois photographes de l’année en catégorie amateur naturellement. La troisième place dite dite « Honnor of Distinction ». Quel honneur, mais quel plaisir ! Cette soirée avait démarrée par des frayeurs, du doute, quartes échecs… et trois succès. Mais quels succès. Mais quel plaisir ! La présentation de cette photographie « abstraction » était une prise de risque ; un tel choix passe, ou casse. Pour mon plus grand bonheur, il passe.

Liste d’annonce des 3 « Photographer of the Year«  amateurs des 17eme Black and White Spider Awards.

On ne parle jamais d’eux. Mais je vais les remercier. Il s’agit du grand jury. Grand à plusieurs titres : un collectif conséquent de 29 personnes à parité, une sélection de profils choisis parmi des photographes reconnus, des directeurs de galeries d’art et de rédactions ou d’éditions. C’est de toute évidence à cette richesse et cette variété de profils et de sensibilités que je dois le choix audacieux de mon œuvre pour la première place en catégorie nu. Encore merci à eux et elles :

  • Pauline Martin -Curator / Head of Exhibitions – PHOTO ELYSEE – Lausanne
  • Diana Burroughs – Director – MARLBOROUGH GALLERY – New York
  • Fiona van Schendel, Director – FLATLAND – Amsterdam
  • Bene Taschen, Director – GALERIE BENE TASCHEN – Cologne
  • Justine Gruser – Specialist Photographs – PHILLIPS – London
  • Arnaud Adida, Director – A. GALERIE – Paris
  • Shana Lopes, Assistant Curator of Photography – SAN FRANCISCO MUSEUM OF MODERN ART (SFMOMA) – San Francisco
  • Irina Protopopescu, Director -SLAG & RX GALLERIES – New York
  • Toru Fujii, Senior Creative Director – ADK CREATIVE ONE TOKYO – Japan
  • Wes Phelan, Executive Creative Director – GOODBY SILVERSTEIN & PARTNERS – San Francisco
  • Dr. Stefan Kallinka – Director -ARTFACTORY CLUB – Vienna
  • Paul Meates, Group Creative Director -DROGA5 – New York
  • Marcel Wijnen, Creative Director -HULSBOSCH – Sydney
  • Silvan Faessler, Director – SILVAN FAESSLER FINE ART – Zug/Switzerland
  • Dries Roelens, Owner/Director – STIEGLITZ19 – Antwerp/Brussels
  • Coco Conroy, Gallery Director – JACKSON FINE ART – Atlanta
  • Alexis Fabry, Curator – TOLUCA EDITIONS/TOLUCA FINE ART – Paris
  • Francisco Pereira Coutinho, Owner/Director – GALERIA SAO MAMEDE – Lisbon
  • Elisabeth Ramfjord – Director – GALLERI RAMFJORD – Oslo
  • Claudia Cargnel, Founder – GALERIE BUGADA CARGNEL – Paris
  • Jessica Clark, Curator – AUSTRALIAN CENTRE FOR CONTEMPORARY ART – Melbourne
  • Paola Anselmi, Curator and Arts Writer – PAOLA ANSELMI CONTEMPORARY ART – Perth
  • Dr. Christiane Stahl, Director – ALFRED EHRHARDT FOUNDATION – Berlin
  • Conrad Hechter, Correspondent – GOLDSMITHS, UNIVERSITY OF LONDON
  • David Clarke, Curator, Fine Art Photography Specialist – DAVID CLARKE – London
  • Diane Ruggie, Creative Director, Writer, Editor – DIANE RUGGIE – Chicago
  • Bernardino Castro, Director – CENTRO PORTUGUES DE FOTOGRAFIA – Porto
  • Chiara Badinella, Art Advisor & Appraiser – CHIARA / BADINELLA – Milan
  • Ariella Wolens, Curator – NSU ART MUSEUM FORT LAUDERDALE

+5 aux ND Awards 2022

C’est un quintuplé ! Cinq œuvre présentées, cinq retenues. La dernière fois que j’avais fait cet exploit c’était pour les Monovision Awqards 2022 en Juillet dernier. Je cumule désormais 20 récompenses internationales pour l’années 2022, dont dix prises sur seulement deux compétitions. On répétera encore que mon objectif 2022 était de 12 récompenses, et que l’année n’est pas finie. Nous reparlerons de tout ceci lors du bilan global ; en attendant, parlons des œuvres récompensées.

  • J’ai longtemps construis mon image de photographe avec mon travail sur la faune sauvage. J’ai aussi longtemps été exclusivement photographe de faune sauvage. Je suis désormais un ex photographe de faune sauvage. Cependant, c’est avec un immense plaisir que j’accueil le nouveau succès du lion. Un lion qui réussit tans en noir & blanc qu’en couleur : cette fois-ci c’est la couleur qui est récompensée.
  • Un jour photographe animalier, demain photographe d’architecture, ou de paysage urbain. « Aqua Arena » est une nouvelle fois récompensée en catégorie « paysage urbain ».
  • Un autre jour : portraitiste. Je suis portraitiste, mais pas de faune sauvage, sauf si vous avez une définition différente de la mienne. Ma diversification est ainsi payante, ici avec la série « Tunnel Attitude ». Ici c’est également touts ceux et toutes celles qui y ont été associés qui partagent cette réussite : merci à eux.
  • Une fois encore « Inner peace between heaven and eart » reçoit une mention honorable. C’est une œuvre récompensée quatre fois cette années, très remarquée antérieurement, elle a à ce jour un taux de réussite en compétition de 87% : c’est un quasi sans faute qui la place dans le 1% des œuvres qui sortent du lot. Il ne lui manque que la consécration ultime.
  • Pour finir, je reçois sur cette session des ND Awrads une récompense pour mon travail de reportage sur la crue de la Charente. Il est ici récompensée en « paysage urbain », mais il s’agit bien d’un reportage d’actualité. Un reportage au regard atypique, traité tout en pose longue, avec une volonté assumée d’être autant poète que reporter.

Aux milieu des ces réussites, je souhaite mettre la lumière sur « Tunnel Attitude ». Plusieurs de ces portait ont été récompensé de façon individuels dans d’autres compétitions ; mais ici c’est l’aspect collectif et l’œuvre dans son ensemble qui est remarquée. Je voudrais une nouvelle fois remercier tous ceux et toutes celles qui ont participé à ce projet et l’ont fait vivre. Redécouvrez cette série avec le lien ci-dessous.

4 succès aux Portrait Photo Awards

En ce début Novembre, j’enregistre mon quatrième succès aux portrait Photo Awards. En Aout première réussite avec Clara sur la collection 76, puis sur la collection 77 avec « Inner peace between heaven and eart », en Octobre Lia sur la collection 78 et enfin en Novembre avec la collection 79, c’est Annabel qui est récompensée. [voir mon book Portrait Photo Awards]

Ces récompenses viennent porter la moisson 2022 à 15 mentions de réussite en concours internationaux. Mon objectif de l’année était de 12 le bilan sera nécessairement satisfaisant, cependant, on trouvera toujours une bonne raisons de voir plus grand que ce qui a été accompli.

Succès : Portrait Photo Awards, collection 76

Douzième succès de cette années 2022, avec une sélection pour la collection 76 des International Portrait Photography Awrads : un coucous international spécialement dédié aux portraitistes. La photographie récompensée est l’un des portraits de la série Tunnel Attitude : celui de Clara, peut être l’un des plus populaires de la série.

Cette récompense est la troisième obtenue cette années pour du portrait. Les deux précédentes l’étaient pour le double portrait Camille et Yvan, père et fille.

Douze succès acquis sur l’année 2022 dés la mi-Aout : l’objectif de l’année était d’obtenir 12 récompenses sur l’années complète. Il reste 4 mois pour finir cette années, et d’important résultats de grandes compétions à venir. Le bilan de cette année sera quoi qu’il arrive satisfaisant, et peut-être bien d’avantage.

Une première au Monovision Photography Awards 2022

Une ou des premières aux Monovision Photography Awards 2022 ? Le Monovision est une compétions internationale de photographie noir & blanc organisée à Londres. Pour ma première participation à celle-ci, j’avais engagé 5 œuvres. Pari réussi, les 5 reçoivent aujourd’hui chacune une mention honorable et sont extrêmement bien classées. C’est également la première fois que je reçois 5 récompenses sur la même compétition.

la pièces principale de la série Pantera Leo Leo se voit récompensée deux fois cette années : Fine Art Photography Awards 2022 puis Monovision Photography Awards 2022
  • En catégorie Architecture, j’avais deux œuvres engagées, les deux sont récompensées d’une mention honorable, respectivement aux 6eme et 7eme places sur 104 finalistes. Il s’agit la de deux photographie de la série Aqua Arena, reportage sur les Arènes de Saintes lors des crues de la Charente, déjà plusieurs fois récompensées en 2021 et début 2022. Bref : ici on confirme le statut de deux œuvres déjà reconnues. [voir Aqua Arena & Aqua Arena Milky Way]
  • Le double portrait « père & fille » déjà récompensé aux Fine Art Photography Awards 2022, reçoit de nouveau une mention honorable en catégorie Portrait (8/96). Encore une confirmation. [voir Camille & Yvan]
  • Même réussite pour « Inner peace between heaven and eart », elle aussi déjà récompensé aux Fine Art Photography Awards 2022 reçoit également une mention honorable en catégorie Nu. Elle se classe au 5eme rang parmi 59 finalistes, elle était 5 sur 60 Fine Art Photography Awards 2022 . Cette photographie confirme elle aussi son rang élevé. [découvrir cette œuvre]
  • Le lion dans sa version noir & blanc vient lui se positionner 12eme sur 132 et reçoit également une mention honorable. Il était 8eme aux Fine Art Photography Awards 2022 : il confirme également son rang. [revoir ce lion]

Pour cette première aux Monovision Photography Awards, le bilan d’ensemble est enthousiasmant ! 5 œuvres engagées : 5 sont nominées dans 4 catégories différentes. De surcroit parmi les 10% des meilleurs de chaque catégorie. Cela vient confirmer le résultat obtenu lors des Fine Art Photography Awards 2022. Cela vient quelque peu relativiser l’échec du Montier en Der 2022 pour lequel j’avais 5 œuvres finalistes et aucune récompensée. Après tout : on ne peut pas faire des cartons partout !

sixième récompense internationale au cour ce ces 12 dernier mois pour cette image de la série Aqua Arena : triomphe dans les Arènes de Saintes

le Canon R3 est arrivé

En Janvier, j’ai annoncé du changement (2022, un nouveau cap). L’un des ces changements majeur est le passage de l’univers reflex vers l’univers hybride, et de l’univers Nikon vers Canon. Mais pourquoi une telle volte-face ?

Les trois boitiers Nikon qui composaient mon arsenal étaient incontestablement des perles : D810, D4s et D5. Ils satisfaisant à leurs usages respectifs. Le parc optique associé également. Mais mes pratiques évoluant, il convenait de s’interroger sur l’avenir. Le 300 f2.8 ne me servait plus, le 14-24 n’était plus suffisamment homogène en piqué pour mes besoins… Petit a petit tout cet arsenal, aussi satisfaisant qu’il ait pu être, aurait fini par devenir obsolète. Sur le marché, les reflex tendent à laisser la place aux hybrides : hybrides dont les viseurs m’étaient jusqu’à présent insupportables (scintillants, couleurs fausses, pixels grossiers…).

Canon R3 • essai de dynamique du capteur • 500 iso / f11 / 1/30

Pour passer un cap : il me fallait un besoin de renouveau et une innovation vraiment utile. Quelque chose qui m’apporte un vrai GAP pratique sur le terrain. J’aime le coté ultime de la technicité des monoblocs. En ce domaine Nikon a choisi l’option de la course aux pixels : 8k, 45 mPx. Rien qui m’intéresse ici. Chez Canon, l’approche est radicalement différente avec le R3 : 24 mPx, une révolution avec le contrôle de l’AF par le regard et un parc optique RF qui mise sur la compacité et l’inédit. Là : ça vend du rêve.

J’ai donc choisi un renouvellement total en passant au Canon R3. Déclic 17 me l’a livré il y a un mois : voici ici un premier retours d’expérience.

Présentation du Canon R3

Le R3 est un monobloc hybride, ces spécifications clefs sont :

  • 24 mPx RAW 16 bits en photo,
  • 6k RAW, 4.2.2, 12 bits en vidéo,
  • une plage de sensibilité de 50 à 102400 iso
  • un AF doté de la reconnaissance de formes (visages, personnes, véhicules, animaux), d’un pilotage par le regard et d’une sensibilité de détection de +20, jusqu’à -7.5 IL
  • une rafale de 12 i/s en obturation mécanique, de 30 i/s en obturation électronique
  • déclanchement jusqu’à 1/64000 en obturation électronique
  • vidéo jusqu’à 60 fps en 6k et 120 fps en 4k
  • enregistrement Log pour la vidéo
  • stabilisation IBIS synchrone avec la stabilisation des optiques
  • un poids de 1015 g
  • un écran tactile orientable de 8.5 cm, et un viseur électronique de presque 6mPx
  • proposé à la vente pour 6000 €, mais livrable sous environ 5 à 6 mois dans le contexte actuel

Il ressort des ces quelques données essentielles un parti pris fort. D’une part la compacité : 1 kg pour un monobloc c’est un tiers de poids en moins par rapport aux reflex monoblocs. Son frère Nikon le Z9 est presque aussi lourd qu’un réflex avec 1340 g : on y perdrait presque le bénéfice de l’hybride. D’autre part une polyvalence forte avec un capteur de 24 mPx qui peut répondre à tous les besoins tout en permettant d’accéder à de la vidéo 6k RAW 4.2.2 12 bits (digne d’une camera professionnelle). Ainsi le capteur est tout à la fois très définit et tolérant optiquement : un atout dont ne pourra pas se prévaloir la concurrence. Hors lors d’une transition du réflex à l’hybride, une tolérance optique est utile pour récupérer au mieux un parc optique ancien. Le sujet est stratégique.

Si les spécifications de l’AF sont assez classiques par rapport au marché actuel, avec une reconnaissance de forme semblable à celle de la concurrence, la fonction « Autofocus Eye Control » pour ne pas dire pilotage de l’AF par le regard, constitue en soit une véritable révolution des pratiques. En effet avec ce système : plus besoin de manipuler un joystick, d’être ne retard sur l’action à cause de cette manipulation. Désormais, on regarde son sujet : on clic. C’est si simple…

Canon R3 • essai de dynamique du capteur • 125 iso / f8 / 1/30

La dynamique : un sujet clef

Comme je l’ai fais avec tous les matériels que j’ai eu à tester : je ai poussé à bout le Canon R3 sur mon site d’essais favori, la Crypte Saint Eutrope à Saintes. Le lieux est sombre et le peu de lumière disponible entre par de toutes petites baies qui sont le cauchemar de toute bonne exposition. Mes anciens Nikons avaient très bien passé ce teste vache. Mais on l’a dit mes exigences ont changées, il me faut un peu plus, et surtout un peu plus de polyvalence. Hors Canon n’était pas spécialement réputée pour la dynamique des ces capteurs. Passer chez Canon était pour moi une vraie prise de risque sur ce sujet essentiel dans ma pratique.

Canon R3 • essai de dynamique du capteur • 400 iso / f2.8 / 8s

Face à ce teste de l’enfers, la première impression données par ce Canon R3 est divine. La dynamique est clairement au rendez-vous. Ce n’est pas académique comme démarche, mais je vais comparer ce R3 avec mes 3 anciens boitiers ; tout simplement parce que je connais très bien et qu’il s constituent de bons point de repères. Pour résumer :

  • En petits iso (valeurs à 2 ou 3 chiffres : 50 à 800 iso), le Canon R3 a les qualités du D810 : donc extra.
  • En gros iso (valeurs à 4 chiffres : 1600 à 6400 iso) il a les qualité du D5 : donc extra également.
  • Sur les iso extrêmes (valeurs à 5 chiffres ou plus) : là il y a deux régimes. Le 12.8k est correcte, à partir de 25.6k les résultat sera probablement insuffisant pour beaucoup.

Je vous propose ici des courbes comparatives, d’une part avec mes anciens boitiers qui sont mes références bien connues, mais aussi mes seuils d’exigences qualitatives, et d’autre part avec ces deux concurrents de même gammes. Aucune des ces références n’est un mauvais appareil. Néanmoins, chacun a ses atouts maitres. Le D810 est très linéaire et possède une très forte dynamiques au petits iso ; le D5 est lui plutôt un monstre des gros iso et des extrêmes. Le R3 : c’est les deux. Totalement satisfaisant pour moi.

comparatif : Canon R3 en rouge + Nikon D5 en violet + Nikon D810 en vert

Le Canon R3 révèle ici une extrême polyvalence en dépit du décrochage de la qualité à partir de 25k iso. Curiosité, le Canon R6 que j’ai eu a tester antérieurement à quant à lui les mêmes qualités que le R3, mais avec des iso extrêmes bien meilleurs. Le Nikon Z9 a un décalage de dynamique de 0.5 à 1 IL inferieur : on retrouve ici la contre partie d’un capteur sur-définit. Le concurrent Sony A1 a un profil ressemblant au R3 qui semble ne pas trop subir sa forte définition. Tous ont de très bonnes valeurs variant de 10 à 15 IL entre 50 et 3200 iso. Bref : trois frères qui jouent à haut niveau.

comparatif : Canon R3 en rouge + Sony A1 en bleu + Nikon Z9 en jaune

La gestion du bruit

Je ne vais pas m’appesantir sur le sujet du bruit numérique, tout simplement parce que le constat est simplissime : sur ce R3 la gestion du bruit ressemble à la dynamique. Avec des RAW exploités au moyen de DxO Lab 5 : en petit iso le bruit est inexistant, et en gros iso il varie de négligeable à faible. Les photos sont ainsi extrêmement faciles à exploiter entre 50 et 6400 iso. Je doit tout de même confier que les jpg bruts du boitier ne sont pas révélateurs de ce fort potentiel ; heureusement, je suis un utilisateur RAW.

Canon R3 • extraits comparatifs : à gauche 50 iso, au centre 800 iso, à droite 6400 iso

Le cRAW : extraterrestre ?

Mais qu’est donc que ce cRAW ? Sur le papier rien de si sensationnel. Il s’agit d’un RAW compressé, concurrent Canon du « RAW compressé sans pertes » des Nikons. Oui ! Mais pas tout à fait… Les RAW compressés sans pertes d’un Nikon D5 (20 mPx) pèsent environ 20 à 25 Mo. Les cRAW 24 mPx du Canon R3 pèsent en moyenne 15 Mo. Pour mémoire, les RAW normal du R3 varient autour de 29 Mo, les jpg brutes de boiter 9 Mo.

Tout ceci n’est pas de la magie : es vraiment bon ? Dans la crypte, j’ai fait deux fois la même série d’essais en RAW normal et en cRaw. Il ressort que la différence de qualité est extrêmement difficile à faire ressortir. Elle est si minime qu’elle pourrait être considérée comme négligeable. La qualité du cRAW est telle qu’il peut être largement utilisé pour des usages professionnels ou du travail d’auteur. Peut être que pour de l’astrophoto faudra t’il privilégier le RAW normal pour optimiser le travail : mais là je n’ai pas fais l’essai pour vérifier. Je vous renvoie ici aux essais fait par Damien Bernal et Bison Bleu pour mettre en situer les limites du cRAW (expériences faites sur Canon R5, mais toute aussi intéressante) et monter son énorme potentiel.

Canon R3 • essai de la fonction détection de l’œil du sujet

L’AF ou les AF ?

Quand est t’il de cet AF de nouvelle génération annoncé comme révolutionnaire ? A mon sens, il faudrait mettre l’AF du R3 au pluriel. En effet, il est doté de plusieurs outils qui peuvent répondre de façon différenciée soit a des situations particulières soit à des pratiques ou des préférences du photographe lui-même.

On a testé ces fonctions avec des véhicules et en session de portrait. Pour résumer, sur le R3 nous avons :

  • La possibilité de positionner le point (ou zone suivant choix) AF au moyen d’un joystick traditionnel : cette fonction est déformais bien connues de tous. Elle a fait ses preuves, mais peut facilement s’avérer trop lente dans l’action.
  • La possibilité de positionner le point AF avec un « Smart Controller » : un joystick infrarouge. Il est réactif mais peu précis. Dans l’action il sera cependant plus souple d’emploie le joystick traditionnel.
  • La possibilité de faire directement détecter l’œil du sujet par l’AF. La fonction est programmable sur le bouton de votre choix… Facile en session portrait ! Limite déloyale.
  • La possibilité de laisser la détection de forme (dit Dual Pixel) marquer elle même le sujet. C’est redoutablement efficace, mais on maitrise pas quel sujet sera prioritaire. Par exemple sur une groupe de 3 personnes et 2 animaux qui sera le sujet détecté ? Il y a mon sens trop d’aléas avec cette fonction utilisée seule.
  • En revanche couplée avec « l’Autofocus Eye Control » (pilotage de l’AF par le regard du photographe) le procédé est extrêmement performant. On regarde son sujet, la détection identifie la forme (visages, animaux, véhicules,….) , le sujet pourra se déplacer dans le cadre il restaura accroché par l’AF du moment qu’on ne le perd pas de vue. On peut également passer d’un sujet à un autre en un « coup d’œil ». La réactivité dans le feu de l’action est considérable.
  • Et j’allais oublier la possibilité de pointer le sujet du doigt, directement sur l’écran arrière. Cette action commande à la fois l’AF et le déclanchement.

En fin de compte, avec le R3 il y a un AF pour tous les gouts, et surtout pour toutes les situations. En séance portrait, avec un seul sujet, la fonction de détection de l’œil est d’une simplicité déconcertante. Dans la mêlée d’un matche de rugby ou un essaim de motos, c’est « l’Autofocus Eye Control » qui fera une vraie différence. Et pour les sujet hors reconnaissance de formes, on initialisera l’AF avec le « Smart Controller » ou le joystick à l’ancienne.

Canon R3 • essai du « l’Autofocus Eye Control » : pilotage de l’AF par le regard du photographe

MAP manuelle : ça existe encore

Ca existe encore : et ça n’a jamais été aussi bon ! Sauriez vous capable de faire la mise au point au travers d’un filtre infrarouge ? Evidement non. Néanmoins c’est nécessaires puisque la longueur d’onde et la célérité sont différente et que la MAP sans filtre sera immanquablement fausse.

Le Canon R3 est doté de deux systèmes d’assistance à la MAP manuelle : un focus peaking et un repère sur le point. Ce repère se compose de 3 triangles indiquant si la MAP est trop arrière, ou trop avant, ou juste. Ce point est déplaçable au « Smart Controller » pour vérifier la MAP sur plusieurs sujets. Pour travail de paysage, avec 3 sujets sur 3 plans distincts à contrôler on pour tout vérifier éléments par élément, y compris avec un filtre infrarouge en place.

Canon R3 • essai en infrarouge • 50 iso / f4 / 120s

Pour conclure : n’ayons pas peur des mots

Le TIPA awards 2022 avait classé le Canon R3 « boitier le plus innovant ». Et bien tout est dit, je n’ai rien a ajouter ! Enfin, si. Il me fallait un remplaçant unique à un trio Nikon D4s, D5 et D810. Il me fallait une bête à tout faire, exigeante sur tous les registres. Objectif a priori compliqué à remplir. Le R3 réponds sur la définition du capteur, le R3 réponds sur la dynamique et la qualité d’iso, le R3 dépasse les besoins sur l’AF, le R3 répond sur l’ergonomie et les possibilités de personnalisation et le R3 possède des capacités vidéo dont je n’ai pas encore besoin… mais sait ‘on jamais.

Quadruplé au Fine Art Photography Awards 2022

Quadruplé ? On avait déjà dit ça pour la série Aqua Arena qui avait cumulé quatre récompenses lors de compétitions internationales. Cette fois, il s’agit d’un quadruplé au sein de la même compétition : les Fine Art Photography Awards édition 2022.

En effet, sur cette édition, j’avait engagé 4 œuvres : mon lion favori, un nu, un portrait et la série Aqua Arena. J’ai ainsi été nominé dans 4 catégories :

  • Aqua Arena est ainsi nominée en 5eme position sur 28 œuvres sélectionnées en catégorie Citysacape, ou « paysage urbain » qui est différente de la catégorie Architecture ; on arrive à 2 place du podium, mais dans une position extrêmement flatteuse. Cette série cumule désormais 5 récompenses internationales raflées au cours des six derniers mois. [voir la série Aqua Arena]
  • Un double portrait père et fille est quand à lui placé en 10eme position sur 83 nominés de la catégorie Portrait. Ce très bon résultat me permet de m’affirmer comme portraitiste. [voir ce double portrait]
  • Le lion est classé 8eme sur 80 nominés : il est dans les 10% des meilleurs des meilleurs dans la catégorie Wildlife pour la faune sauvage. Ce lion est aujourd’hui valorisé dans sa version couleur : une version restée inédite jusqu’à aujourd’hui. [redécouvrir ce lion, en couleurs]
  • Eustella Expiravit, de la série Spirituliter Nudus, rebaptisée « Inner peace between heaven and eart », se classe 5eme sur 60 nominés dans la catégorie nus : là encore dans 10% des meilleurs des meilleurs de cette catégorie reine. [redécouvrir cette œuvre déjà récompensée à Arles]
double portrait : père et fille, quand l’un est la moitié de l’autre

Le bilan d’ensemble est particulièrement excitant ! sur 4 œuvres engagées, 4 sont nominées dans 4 catégories différentes. De plus dans le peloton de tête des 20% des meilleurs de chaque catégorie, et même dans le top 10 pour deux catégories. C’est un carton, qui pourtant fait profondément regretter de ne pas avoir au moins une troisième place dans l’une ou l’autre des ces 4 catégories. On dira qu’il faut une marge de progression pour rester motivé !

Quintuplé pour Aqua Arena avec Lee Filters 2021, ND Awards Monochrome Awards 2021, Annual Photography Awards 2021 et Fine Art Photography Awards 2022

Retours aux origines : deux années d’inondations à Saintes

Une fois n’est pas coutume les années 2018 à 2020 ont vu s’enchainer plusieurs cycles de crues à répétition. Fin 2018 de multiples montée des eaux, à chaque fois plus importantes, étaient le prélude à une crue historique. Dans ce contexte de pluie importante, l’ancien amphithéâtre romain a été inondé à trois reprises entre fin 2018 et début 2020. J’ai réalisé à la fois un reportage sur la crue à Saintes, mais aussi une série inédite sur la submersion des premiers gradins des arènes. Découvrez cette série nommée Aqua Arena avec mes vidéos sur ces événements à Saintes :