poète-photographe au coeur de lion · Saintes · Nouvelle Aquitaine
Auteur : Wolfgang Autexier
Wolfgang Autexier : photographe à Saintes en Charente-Maritime. Animateur de formations photo, workshop et conférencier. Photographe animalier, photographe de paysage, photographe d'architecture et photographe portraitiste.
Comment devenir vidéaste & filmmaker avec Wolfgang Autexier à Saintes
La sortie de mon premier clip scénarisé « A Fleur de Pinceau » est ici l’opportunité de parler de filmmaking sur ma chaine Youtube. L’angle de lecture du making of ne porte pas tellement sur les anecdotes de tournage, mais plus généralement sur l’approche à avoir pour débuter en filmmaking. L’intention de ce making of est surtout d’être didactique.
Naturellement je vous invite à regarder le film « A Fleur de Pinceau » avant de vous projeter dans son making of !
Une direction photo atypique
Le look film utilisé pour « A Fleur de Pinceau » avec un ratio d’image 2.39, une colorgrading Kodak Vision 2383, du sound design… possède un caractère manifeste : une singularité propre au grand cinéma. Pour le making of, j’ai choisi de conserver en grande partie ce look. En effet, il n’est pas commun de recourir à cette esthétique pour des tutoriaux sur Youtube ! ais l’occasion était trop belle. Cela dit, j’aurais désormais la tentation de vouloir tout faire en look cinéma…. A suivre.
Wolfgang Autexier : vidéaste & filmmaker à Saintes
J’en rêvais depuis un moment, il fallait e jeter à l’eau. Je réalise enfin mon premier clip scénarisé : en un mot, du vrai film, du vrai travail de filmmaker. L’intention avec « A Fleur de Pinceau » était de réaliser un film de type corporate sur une artiste, Fleur. L’exercice comportait un challenge dans la mesure ou le type « corporate » nécessite d’être revisité quant il s’agit de présenter des artiste.
A la suite des 4 filmes réalisés avec les montgolfières, avec la réussite de ce premier projet scénarisé, j’entre de plein pieds dans l’univers du filmmaking et du look cinéma.
Une direction photo sans concession : un look cinéma
L’intention assumée du projet était dés l’origine de travailler avec une esthétique cinéma. Tous les codes du genre ont été convoqués : ratio d’image 2.39, colorgrading Kodak Vision 2383, sound design… Le look film était ici un véritable projet esthétique. Il apporte également à la symbolique du clip. En effet, le vrai format vidéo corporate 16/9 et couleurs REC 709 est un code : le code entreprise. Il était évidant que pour une artiste, il fallait ce connecter à un univers créatif. Le look des grands film était une évidence : le look façon Kodak 2383 était un quasi incontournable, même si d’autre émulsions de films classiques auraient pu être utilisées.
Dans la lignée d’autre productions de films à Saintes
La production de ce clip scénarisé fait suite à 4 expériences avec Envol Montgolfière. Ici l’exercice était différente puisque le vol Montgolfière nécessitait une adaptation du tournage en temps réel, et une approche façon reportage : une quasi improvisation. Néanmoins l’esprit de réalisation et de direction photo était le même : un look cinéma.
Un Making of : portant sur la création de films scénarisés
Je vous propose également de me retrouver avec le making of de « A Fleur de Pinceau ». Ce making of aborde le sujet sous l’angle ouvert de la création de clips scénarisés.
Depuis des mois j’ai en tête de réaliser un sujet dur le Canon R en occasion. Il était temps de le réaliser. C’est avec le retour de Marie, de l’Atelier au fond du jardin, que cette vidéo pourra sortir. Nous nous appuierons sur son retour d’expérience afin de voir quels sont les atout de ce premier Canon hybride sur le marché de l’occasion. Naturellement, comme le veut la tradition Youtube : mettez un commentaire, lâchez un pouce bleu, partagez et abonnez vous !
Je vous propose de retrouver Marie avec son site internet :
Comète Tsuchinshan-Atlas au-dessus de Saint-Eutrope à Saintes
Cela faisait un moment qu’une telle bonne nouvelle ne s’était pas manifestée : je suis double nominée aux ReFocus B&W 2025. Il s’agit d’une prise de la Comète Tsuchinshan-Atlas au-dessus de Saint-Eutrope lors de son passage en Octobre dernier. Elle est à la fois nommée en catégorie « fine art » et « architecture ».
Comète Tsuchinshan-Atlas au-dessus de Saint-Eutrope à Saintes · par Wolfgang Autexier
Le challenge n’est pas d’avoir un Prix du Public, mais les deux. Vous pouvez donc voter et appeler à voter sans aucune modération. Comme précédemment je vous partage un lien qui vous donne accès direct à mes 2 nominations.
En vous remerciant pour votre soutien. Ce soutien est important pour moi, mais aussi réellement significatif. Lors des compétitions précédentes, il a permis d’obtenir 6 Prix du Public.
Pour cette toute première vidéo consacrée à un matériel Fujifilm, j’ai choisi de sortir des sentiers battus. J’ai choisi de parler du Fujifilm x100F : un compact très atypique qui méritait qu’on y regarde de près.
Autre innovation de cette vidéo : l’essais d’une formule interview et retour d’expérience avec un confrère. Pour cette premier expérience de la formule, c’est Marie de l’Atelier au fond du jardin, qui s’y colle.
Je vous propose de retrouver Marie avec son site internet :
Premier essai de film making : exercice vidéo à Saintes
La diffusion toute récente du clip chillout « the river freedom » réalisé lors d’un vol duo de montgolfières sur Saintes, a naturellement nécessité un peu de préparation. Il a fallu apprendre à maîtriser la méthodologie et les contraintes de la réalisation du film making. Cet apprentissage s’est fait lors de vols d’instruction d’Envol Montgolfière. Le premier je l’ai abordé sous l’angle photo de façon à me familiariser avec l’univers des montgolfière, puis le second essais en mode 100% vidéo. Emulation de filme façon Kodak 2383, cadre cinéscop 2.39 extra wide, un sound design : les codes esthétiques du cinéma incorporels étaient ici de rigueur. Ce premier essai a été réalisé avec les mêmes exigences esthétiques que « the river freedom ».
Néanmoins, les contraintes de tournage de cette premier expérience m’auront amené à abuser des crop x2 et x3 de la camera 70mm : la prise de vue en vol en « air to air » rend ce type de procédé potentiellement incontournable. Sur cette session de captation certains plans étaient tout bonnement irréalisables sans cela. Le rendu de la 4K en est ici altéré. C’est le jeu !
Vers une expérience exigeante du film making à Saintes
Cette réalisation aura été l’exercice nécessaire pour réaliser « the river freedom » ; et bien évidement bien d’autres projet de filmes à venir. A suivre !
C’est par nécessité que je suis venu à la vidéo : pour produire des contenus Youtube. Naturellement cet objectif restait assez modeste, le face camera ne donne pas en soi de quoi revendiquer de faire du film making. Faire du film making n’était pas non plus l’ambition de départ. Mais vous me connaissez désormais un peu, et savez que par jeu, par challenge et par passion, une aventure dans le film making était une presque évidence. Cela devait arriver tôt ou tard.
Film making : réalisation d’un clip vidéo au look cinéma avec Envol Montgolfière
L’intention était ici de réaliser un clip vidéo au look cinéma avec tous les codes du genre. Un vol duo de montgolfière sur Saintes ; vol réalisé par Envol Mongolfière qui aura été le sujet et le cobaye de cette expérience. Bien évidement, il ne s’agit pas d’une prestation professionnelles, mais d’un challenge de passionné ; néanmoins avec des exigences de qualité professionnelle pour ainsi dire haut de gamme. Bien qu’il s’agisse de mon premier vrai clip vidéo, je demeurait très exigeante sur le rendu final de cette expérience. Un look intemporel de cinéma était ici recherché. J’ai donc usé des tous les grands classiques du genre : émulation de filme façon Kodak 2383, cadre cinéscop 2.39 extra wide, définition 4K, sound design de circonstance, et tutti quanti… Aller au bout de la démarche pour le plaisir, tel était l’ambition.
Encore merci à Envol Montgofère pour leur accueil chaleureux lors des quelques vols qui ont été nécessaires à la réalisation de ce projet..
Un premier essai de fim making au look professionnel
Une telle expérience ne s’improvise pas, elle nécessite de l’apprentissage et des essais. Cet essai a été réalisé à peine une semaine avant la réalisation de « the river freedom ». Lors de cette première tentative, j’ai usé des mêmes procédés cinématographiques, mais peut être un peu top abusé des crop x2 et x3 de la camera 70mm… Le rendu de la 4K en est ici altéré. C’est le jeu… d’autant plus qu’ici certaines images ne sont pas réalisables sans ce crop réalisé en vol.
Wolfgang Autexier Film maker à Saintes et en Charente-Maritime
M’est t’il permis d’annoncer que d’autres projets sont à venir ? La passion est telle ; naturellement d’autres projets sont en gestation. Pour le plaisir de l’image, je reprendrais les habits du film maker à Saintes et en Charente-Maritime. Cette aventure naissante dans l’univers passionnante du film making ne fait que commencer et fait écho à mon aventure internationale dans la photographie. Nous en reparlerons …
Le top 20 des récompenses photo internationales de Wolfgang Autexier
Cygnes · à Saintes · par Wolfgang Autexier photographe animalier
Nouvelle réussite lors de cette nouvelle édition des 1839 Awards. Pour la première fois, c’est une photographie de la série « Clair Obscur Sauvage » qui est récompensée. En effet, c’est bel et bien la première présentation en compétition d’une œuvre de cette série. Auparavant, j’avais beaucoup mis en avant la série « Clair Obscur Sauvage » lors de salon d’art internationaux entre 2014 et 2017, mais jamais en compétions. Pourtant auréolée d’une toute première sélection au Festival International d’Art du Beffroi de Bruges en Belgique flamande, cette œuvre méritait d’être encore mise en avant. C’est chose faite avec cette nomination aux 1839 Awards.
Wolfgang Autexier lieder saintais de la photographie animalière
Cette nouvelle réussite porte à 141 le cumule des mes récompense en concours internationaux de photographie d’art. Mais également, à 38 titre pour le seul domaine de la photographie d’animaux. Je demeure ainsi le seul photographe animalier Saintais et Charentais récompensé à l’international : ainsi leader en ce domaine depuis plus de 15 ans.
Wolfgang Autexier : pilote de drone à Saintes & en Charente Maritime
Basilique Saint-Eutrope à Saintes · vue par drone · photographie aérienne par Wolfgang AutexierLicence EASA de pilote de drone A1/A3 · diplôme européen délivré par la France, pour les scénarios de vols usuelsLicence EASA de pilote de drone BAPD A2 · diplôme européen délivré par la France, pour les scénarios de vols avancésLicence EASA de pilote de drone CATS · diplôme européen délivré par les Pays-Bas, pour les scénarios de vols spécifiquesMise en situation de la piste d’atterrissage du drone
Pilote de drone : c’est l’aboutissement d’un parcours dans l’univers de la photographie aérienne. En effet, depuis de très nombreuse années, je pratique la photographie aérienne par bien des moyens, notamment l’avion. Chaque moyens aérien ayant ses propres atouts et ces propres contraintes, il convenait d’envisager le recours au drone.
Les petits drones civiles pour l’audiovisuelle sont arrivés sur le marché il y a quelques années seulement. D’abord couteux, peu fiables et peu qualitatif en terme d’image, leur utilisation semblait impertinente pour quelqu’un qui avait déjà des habitudes de travail en photographie aérienne via l’avion. Puis la réglementation Française venue réguler le recours au drones dans le pays a créer une situation kafkaïenne peu encourageante.
L’avènement de la réglementation Européenne qui apporte un progrès sans être parfaite, l’arrivée sur le marché de petits drones enfin fiables et performants, rend désormais la discipline du vol non habité intéressante.
Voyant arriver une situation favorable pour se lancer, j’ai donc passé ma premier qualification de pilote de drone pour les vols ordinaires (A1/A3) à l’été 2024, mon premier drone est arrivé lors de l’automne 2024 : un premier pas pour aller plus loin. Dans la foulée, je me suis lancé à préparer la qualification avancée dit BAPD (Brevet d’Aptitude au Pilotage de Drone), puis une qualification pour les opération avancées dites spécifiques avec l’obtention du CATS.
Me voici donc titulaire de la totalité des qualifications européennes de pilote de drone. Car, oui : aujourd’hui il n’y a plus de qualifications nationales, elles sont désormais européennes.
La collection des qualifications n’est pas une fin en soit. Force est de constater que dans les fait je n’ai besoin que la petite qualification, la A1/A3, mes activités n’en nécessitant pas d’avantage. Cependant, entre challenge et curiosité : j’ai tout fais.
Mais je ne lâcherais pas l’avion pour si peu : nous en reparlerons !
Saintes : prise de vue aérienne par avion DR 400
Wolfgang Autexier : expert reconnu de la photographie aérienne à Saintes et en Charente-Maritime
Naval Line · une famille de Cygnes à Saintes · par Wolfgang Autexier · mais à l’époque, s’était pas par droneWolfgang Autexier photographe aérien · médaille d’or en catégorie photographie aérienne aux ReFocus Awards · champion du mon de la disciplineNaval Line · étirement d’aile de cygne · par Wolfgang Autexier avant le monde du drone
Etre photographe aérien : ça ne s’improvise pas. Il n’est pas seulement question d’avois accès à un moyen aérien, d’avoir des qualifications, d’être installé depuis longtemps, ou d’être droniste. Non ! La discipline implique d’être avant tout photographe, d’avoir la créativité, le sens de la composition et surtout de savoir tirer le meilleur de la perspective aérienne. Il n’est jamais question du moyen, mais seulement du sens.
En 2024, j’ai eu de nombreuse récompense en photographie aérienne, dont une médaille d’or aux ReFocus Awards qui fait de moi un champion du monde de la photographie aérienne, mais aussi un expert reconnu de la discipline.
Naturellement c’était avant de pouvoir bénéficier des atouts du drone : l’outil va permettre d’accéder à de nouvelles perspectives, une nouvelle vision de mon environnement. A suivre pour les résultats de concours avec les vues par drone ! Ou par avion.
La Ville de Saintes · vue par drone avec les clocher de la Cathédrale Saint-Pierre et Saint-Eutrope · photographie aérienne par Wolfgang Autexier
Cygnes · à Saintes · par Wolfgang Autexier photographe animalier
Nous renouons ici avec une vieille tradition. En effet, ce sont les cygnes de ma série « Clair Obscur Sauvage » qui avaient fait le lancement de ma carrière internationale avec une toute première sélection au Festival International d’Art du Beffroi de Bruges en Belgique flamande. Depuis ces œuvres avaient été mise de coté : presque oubliées.
Avec cette toute dernière session des 1839 Awards, les cygnes « Clair Obscur Sauvage » reviennent. Tout au moins l’un d’entre eux. Nominée pour le Prix du Public, cette photographie à besoin de votre soutien : de votre vote. Je vous partage plus bas un bouton pour accéder directement au vote pour mon œuvre sur le site des 1839 Awards.
Un très beau résultat aux Fine Art Photo Awards 2025
Après un début d’année peu actif en demie teinte sur le plan des compétions internationales, me revoici avec une succès réconfortant. Ma 140ième récompense internationale arrive avec un Mention Honorable en 4ième place de la catégorie faune sauvage des Fine Art Photo Awards 2025. C’est une nouvelle fois la série sur les cygne en vue aérienne qui sort du lot.
Naval Line · une famille de Cygnes à Saintes · 9 récompenses internationales· par Wolfgang Autexier photographe animalier en Charente-Maritime
L’œuvre est atypique dans son genre. Qui fait de la faune sauvage en aérien ? La photographie aérienne de faune sauvage est utilisée pour les comptage de troupeaux (sauvages comme domestiques) et cette pratique reste inutilisée en Europe. C’est ici une première européenne de le réaliser à des fins artistique sur des oiseaux. Une nouvelle fois, les jurys reconnaissent la créativité et l’originalité. Cette série intitulée Naval Line a reçue 4 récompense internationales ; la pièce maîtresse de la série a quant à elle été récompensée 5 fois en solo : ce qui fait 9 titres pour cette œuvre atypique en son genre. Elle est par ailleurs médaille d’or aux Refocus Awards en catégorie « photo aérienne » ce qui en fait une œuvre championne du monde. [voir l’article]
Wolfgang Autexier lieder saintais de la photographie aérienne
Avec ce tout dernier succès, je cumule désormais 140 récompenses internationales dont 20 majeures. Mais plus particulièrement, c’est dans le domaine très fermé de la photographie aérienne que je m’impose désormais avec ces cygnes.
A Saintes l’ensemble des champions internationaux toutes disciplines confondus cumulent collectivement 44 titres : cette statistique reste figée. Poursuivant ma moisson de récompenses, j’en cumule presque une centaine de plus que le collectif des champions de la ville, confortant ainsi encore d’avantage ma position de lieder à Saintes et bien au-delà en Charente et Charente-Maritime, toutes disciplines confondues. Cette réalité est très flatteuse à échelle locale, cependant c’est pour moi une réelle fierté de représenter la France et la photographie française au plus haut niveau.
Une nouvelle fois, je remercie ici tous ceux qui m’apportent leur soutien au quotidien.
Une fois n’est pas coutume sur ce site : nous allons parler de drone. Mais le sujet me concerne puisque s’agissant des drones les usages majoritaires ne sont pas militaires ou sécuritaires, mais créatifs : photographiques et surtout audiovisuels. Les drones sont également utilisés pour des missions de diagnostiques, ou de sauvetages, cependant leur utilisation majoritaire reste créative et de loisir. Je serais naturellement amené à publier d’autres sujets sur les activités créatives en drone, mais ici c’est bel est bien un sujet de pur droit qui nous intéresse.
Vol de drone en agglomération : un contexte légal embrouillé
Si vous lisez ces lignes c’est probablement que vous êtes déjà curieux au sujet de l’univers du drone, et très probablement informés des conditions de vol en agglomération. Mais reprenons les base afin de bien cerner le contexte.
Il est injustement dit que le vol de drone en agglomération est strictement interdit. Il est en réalité permis, mais sous conditions strictes. Ces conditions sont définies par la nouvelle réglementation européenne qui encadre la possibilité de voler en agglomération en scénario dit « open A1 » ou « open A2 ». Sur ce point deux conditions sont a réunir par les pilotes : d’une part avoir la qualification « BAPD » (Brevet d’Aptitude au Pilotage de Drone : qualification européenne qui est supposée permettre tous les vols courants) et avoir effectué les démarches de déclaration de vol appropriées pour chaque vol (définies par ladite réglementation européenne naturellement). Ce droit est européen et s’applique théoriquement sur la totalité du territoire de l’UE au quel on ajoute notamment l’Island, l’Angleterre et la Suisse qui ont souscrit volontairement à cette règlementation.
Néanmoins, il faut exclure de cette uniformisation du droit du drone européen : la France. En effet, la France, bien que membre fondatrice de l’UE, avait refusé d’amender son « arrêté Espace » définissant les conditions d’utilisation des drones sur son territoire. Elle motivait cette position par la tenue des Jeux Olympique durant l’été 2024. Aujourd’hui, 7 mois après la clôture de l’événement, le sujet n’est toujours pas régularisée. Cela est d’autant plus intrigant que non seulement la France est membre fondatrice de l’UE, mais par ailleurs dotée d’un gouvernement pro-européen tout feu tout flamme : des contradictions intrigantes et à coup sûr décevantes.
Quels sont les enjeux pour l’univers du Drone ?
Pour bien comprendre la situation d’aujourd’hui, il faut revenir un peu en arrière. En effet, les échanges entres les « représentants du monde du drone » et les autorités se font via des fédérations d’exploitants et de centres de formation (structures représentatives d’une partie minoritaire des professionnels du secteur). C’est donc tout naturellement que leurs seuls intérêts ont été défendus.
Mais l’univers du drone se résume t’il à quelques grosses structures syndiquées dans des fédérations professionnelles ? Il n’en est rien évidement. Il y a naturellement une part importante et majoritaire de la communautés des dronistes qui sont des passionnés : des non professionnelles pour qui l’activité drone est créative, photographie ou vidéo. Ces derniers sont scandaleusement flouées par la politique tenues jusqu’à présent. Mais il y a aussi une quantité considérables de « petits » professionnels indépendants pour qui le drone est un outils parmi d’autres et qui sont frottement pénalisés par la situation actuelle. Enfin il y a une quatrième population de dronistes : nous les appellerons les « clandestins ». On ne peut pas approuver leurs pratiques hors cadre, mais il est nécessaire de comprendre leur défiance envers le système pour mieux appréhender les mesures et discours à adopter. Par définition il est difficile d’évaluer la part des dronistes « clandestins », cependant beaucoup pensent que ce sont eux qui seraient réellement majoritaires. C’est inquiétant : principalement parce que leur clandestinité est mue par la suspicion envers le système.
Je vais faire ici une aparté sur une ambiguïté très préjudiciable à l’univers du drone : la méconnaissance statistique de la réalité de cette pratique. Elle conduit à croire que les drones peuvent envahir l’espace aérien et urbain. Qui est capable de dire combien il y a de pilotes en France ? Les uns affirmes 70 000 pilotes déclarés, d’autres 10 000 pilotes qualifiés,…, d’autres 30 000 pilotes actifs … Personne ne livre de données sourcées fiables. Plus grave, personne ne s’interroge sur l’activité réelle de ces pilotes. Combien d’heures de vols opèrent ils réellement ? En discutant avec eux vous découvrirez avec stupeur que bien peu ont une activité régulière ou soutenue. Vous retrouverez les même type de constat en aviation générale au sein des aéroclubs : les pilotes volent peu, la plus part ont des difficultés à tenir leur cota de 25 heures annuelles. Il semble, et cela nécessite d’être vérifié statistiquement, que l’activité drone, professionnelle comme amateure, soit en réalité très anecdotique : car extrêmement limitées dans l’espace et dans le temps. Il s’agirait en réalité d’une activité pratiquée par moins de 0.005% des français : soit moins de 1 pour 20 000 habitants ! (estimation à vérifier tel que dit plus haut) Pas de quoi perturber des compétions sportives : à quoi bon en faire une montagne ?
Ainsi la position de la France n’est pas qu’une grossière contradiction avec le projet européen, c’est aussi un facteur d’injustice dans la société française, mais également d’injustice entre les citoyens européens. En effet, le citoyen droniste français n’a pas les même droit que le belge ou l’allemand. Nous constatons que la non application des textes européens par la France met en lumière des disparités et des injustices héritées du passé, notamment de l’ancienne réglementation drone nationale. Il conviendrait de pouvoir tourner cette page et que la nouvelle réglementation européen théoriquement applicable dés début 2024 en soit le moyen.
Au delà du sujet démocratique et de justice, beaucoup mettent en avant les enjeux économiques et d’emploi. C’est la cas de la Députée Françoise Buffet (au parlement français, pas européen) qui a interpelé le Gouvernement à ce sujet le 18 Mars dernier. Nous l’avons souligné précédemment, la majorité des pilotes professionnels sont en réalité des indépendants : ce sont les premiers pénalisés.
Les contre-arguments des fédérations de professionnels
Les syndicats et fédérations de (certains) professionnels du drone ainsi que les autorités aériennes mettent évidemment en avant leur propre lecture de cette problématique. En effet, la réglementation européen prévoit un autre cas pour le vol de drone en agglomération ; et ce cas d’application est compatible avec le fameux « arrêté Espace » français. Il s’agit du scénario de vol dit « STS-01 ». Ce cas particulier a pour vocation de permettre de réaliser des vols à risques particuliers maîtrisés y compris en milieu urbain : il s’agit donc en théorie d’une activité particulière et non courante. J’irais jusqu’à dire : un cas d’exception.
La mise en œuvre de ce scénario « STS-01 » implique deux choses : une calcification particulière dite « CATS » (la qualification que vendent les centres de formation), un drone normé dit « C5 », et une montagne de documents et de démarches administratives à faire pour chaque vol. En premier, les drones normés « C5 » sont des appareils assez peu rependus, quasiment indisponibles à la location, et extrêmement onéreux à l’achat. D’où la frondes des professionnels indépendant qui ne peuvent porter cet investissement supplémentaire pour un usage souvent marginal. Par ailleurs, la formation « CATS » (Certificat d’Aptitude Théorique de pilote à distance pour les Scénarios standard : qualification européenne destinées au pilotage de drone dans des scénario spécifiques dit « standards »… oui, les termes de la réglementations sont confus) représente elle aussi un coût en temps et en finance. Mais c’est là le point de cristallisation du débat ! Les centres de formations y voient une potentielle pertes de clientèle si les vols se font en « open A1 » ou « open A2 » sous « BAPD » (Brevet d’Aptitude au Pilotage de Drone : qualification européenne qui est supposée permettre tous les vols courants). Mais ils oublient bien vite que tant l’espace aérien que l’espace commercial ne leurs appartiennent pas : ils sont partagés avec les autres usagers, professionnels comme amateurs. Seuls leurs intérêts ont été défendus, aujourd’hui un rééquilibrage s’impose : la réglementation européenne en était l’instrument.
En conclusion la contre-argumentation des syndicats et fédérations de (certains) professionnels n’est jamais rien de plus qu’une défense mordicus des intérêts d’une seule corporation, qui par ailleurs n’est absolument pas représentative de l’univers du drone. S’en remettre à eux seul serait à la fois un scandale et une injustice.
Et si il y avait un enjeu de sécurité oubliés dans la batille ?
Revenons un instant sur la notion de drones normés « C5 ». Il s’agit d’appareils pesant moins de 25kg dotés notamment d’un parachute et d’un coupe circuit. L’idée étant qu’en cas d’accident on coupe les moteurs puis s’ouvre le parachute pour minimiser l’impacte au sol. La double intention est que d’une part le drone accidenté arrive intacte au sol ET d’autre part sans causer de dommages aux tiers. Une bonne intention, mais ne dit on pas justement « l’enfers est pavé de bonnes intentions » ? En effet, les drone « C5 » n’étant pas disponibles sur le marché, les utilisateurs font rétrofiter des appareils certifiés dans d’autres classes. Cette opération est légale, contrôlée et certifiée par la DGAC. La technique consiste notamment à rétrofiter des drones professionnels « C2 » ou « C3 » par l’ajout d’un kit coupe circuit et parachute. La nécessité de conformité est ici absolue : ces kit sont certifiés par les autorités et vérifiés par le pilote au départ de chaque vol. Néanmoins, les utilisateurs de ces matériels « C5 » remontent que leurs appareils ont des disfonctionnements récurrents dus au coupe-circuit notamment. Ces disfonctionnements occasionnant des craches. Le dispositif de sécurité devient alors un facteur d’accidents. L’explication en est simple : les appareils ainsi rétrofités n’ont jamais été conçus pour accepter de tels mondifications.
C’est du bricolage à la française : un bricolage qui crée du risque au sol. Un risque au sol qui est bien moins important avec des drones de série, non transformés, y compris avec des appareils amateurs de type « C0 ». Dans ce débat, on aura tout simplement oublié la question de la sécurité au sol. Mais aussi la question de la sécurité en vol.
En automobile, dans la marine, sur les chantiers, dans le ferroviaire, en aviation générale, le principe de sécurité le plus élémentaire est : « voir et être vu ». En la matière, les drones posent un sérieux problème : trop petits il ne sont pas visibles à distance moyenne, trop petits ils ne sont pas matérialisables au radar : en un mot ils sont naturellement furtifs. Cette furtivité est bien évidemment une source de danger fort. Cependant, rien n’est entrepris pour résoudre le problème.
Le constructeur chinois de drones DJI nous a pourtant suggéré la solution. Il a en effet choisi d’implémenter sur tous ces drones de plus de 500g le système « AirSense » une sorte de T-CAS basé sur l’ADS-B in (le T-CAS est un système anticollision utilisé dans l’aviation). Le système « AirSense » prévient le pilote du drone de l’approche d’un avion ou hélicoptère sur une trajectoire convergente : le système « AirSense » est à sens unique puisqu’il n’informe que le droniste. En dépit de cela, le procédé est redoutablement efficace et repose sur des solutions techniques déjà existantes, éprouvées et certifiées par les autorités aéronautiques : il n’y a rien a inventer.
L’ADS-B in/out est un transpondeur qui permet de localiser un aéronef et de communiquer nombre d’autres données utiles aux contrôleurs et usagers du ciel. Ce système est obligatoire aux USA pour tout véhicule volant sauf les drones. En Europe il est obligatoire seulement pour les aéronefs de plus de 5.7 tonnes ou volant à plus de 250 nœuds (460 km/h) : ainsi, une partie des avions, planeurs, ULM ou hélicoptères ne sont pas visibles. Egalement, la totalités des drones échappent à cette visibilité : or ce sont les premiers qu’il faut urgemment rendre visibles. Le bon sens voudrait que l’ADS-B in/out soit généralisée à touts matériels volants.
Je vois déjà hurler les tenants de la liberté et la discrétion de la vie privée. Ils argumenterons que par le passé des avions privés ont été pistés pour suivre des personnalités et les importuner. La même dérive est elle possible avec le drone ? Peut on savoir qui est en vacances avec son drone ? S’agissant des drones, certes l’ADS-B peut être implémentée sur les appareils ou les radiocommandes, mais elle pourrait aussi reposer sur une balise piéton qui signalerait non pas un appareil mais un volume d’évolution de drone. Ainsi ceux qui ont peur d’être épiés au geste près pourront voler en toute quiétude et sécurité. Mais pour cela faut-il encore un peu de volonté politique.
De toutes évidences, pour progresser nous avons mieux à faire que de bloquer l’application de la réglementation européenne sur le drone !
Que faut il faire ? Défendre le droit européen au vol drone en agglomération
Le blocage d’aujourd’hui ne porte pas sur la non application de la totalité de la réglementation européenne, mais sur une partie seulement : une partie essentielle, celle qui recouvre tout à la fois le cœur des activités professionnelles et de loisirs. Il s’agit ici du cas particulier, mais essentiel, du vol en agglomération puisqu’il recouvre la majorité des interventions. Ainsi, c’est la quasi totalité de la communauté des dronistes qui sont impactés. Privé d’un droit voté par le Parlement Européen, souverainement légitime, les dronistes sont spoliés de ce droit. Peut on sainement priver toute une communauté de son activité alors même que le droit européen le garantie ?
Jusqu’à présent, les réglementations drone successives semblaient reposer sur un mur de consensus au sein de la communauté des dronistes. Aujourd’hui il semble évidant qu’il ne s’agissait que d’un masque bien fragile qui cachait un véritable tsunami de mécontentement.
Fort heureusement, des voies s’élèvent pour demander la régularisation de la situation française. La Députée Françoise Buffet (au parlement français, pas européen) a interpelé le Gouvernement via une question posée à l’Assemblée Nationale le 18 Mars dernier. [voir le texte] Du point de vu de Françoise Buffet, c’est d’abord l’impacte économique et sur l’emploie qui est soutenu. L’aspect équité de droit n’est pas évoquée.
Par ailleurs, le monde de « l’infulence » et la Youtubosphère francophone s’empare du sujet. Je vous prose d’ailleurs de découvrir la vidéo de « Hubert Aile » ; le sujet y est présenté avec un point de vu différent qui enrichira l’approche du sujet à coup sûr.
Par ailleurs, une telle spoliation de droit ne pouvant susciter qu’incompréhension et colère, une pétition a été lancée. Lancée par Aero Pyxis animé par Thierry Mohr, cette pétition reprends les points clefs pour expliquer la demande faite de tout simplement appliquer le droit européen.
Le blocage d’aujourd’hui nous éloigne des vrais sujets
Si je devais oser un point de vue purement personnel, je ferais le constat que cette non application du droit européen sur le vol de drone en agglomération est révélatrice d’une grande fragilité collective et politique. De plus ce débat inutile sur l’application d’une régentation qui est dé facto souveraine nous écarte des vrais sujets. En effet, nous avons encore beaucoup à faire concernant le drone : la sécurisation des ses usages, ou la formation des pilotes amateurs et professionnels indépendants notamment pour les scénarios « open A1 » et « open A3 » qui demeure trop superficielles pour être sérieuse. J’ajouterais aussi un travail de fond sur le sens du collectif, ainsi d’éviter de sombrer dans l’individualisme. Cette polémique sur l’application des règles européennes n’y apportera rien, et dans le pire des cas elle pourrait créer un climat délétère. Remettons nous au travail collectif !
Il y a donc urgence à modifier « l’arrêté Espace » du 3 décembre 2020 pour appliquer la réglementation européenne et permettre aux télépilotes français d’opérer en catégorie Ouverte en zone urbaine : à égalité de droit avec les autres citoyens de l’Union Européenne, ainsi que que de l’Islande, de la Suisse ou de l’Angleterre.
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