Des inondations fréquentes à Saintes
Saintes est une ville fortement exposée aux crues des la Charente ; les inondations y sont très fréquentes. La population locale est accoutumée à y faire face. Cependant, au cours des dix dernières années elles ont été plus fréquentes et souvent de grande ampleur. Avec trop peu de recul sur les événement, il est prématuré des les imputer exclusivement aux changements climatiques : mais le lien semble pourtant évidant.

Wolfgang Autexier photographie les inondation à Saintes
Ces inondations de Saintes sont également un sujet photographique majeur pour moi. En effet si le paysage urbain et les monuments laissés par l’histoire offrent un cadre photographique singulier et passionnant ; les inondations offrent quant à elles une ville littéralement redessinée. En effet, la ville semble flotter. Il règne comme un faux air de Venise dans une ville qui n’a pas été construite pour vivre inondée. La vulnérabilité, et la fragilité des l’architecture dégage ainsi une immense poésie. Ce travail, cette œuvre poétique et photographique constitue également une mémoire des événements.
Histoire des inondations à Saintes : le passé doit nous alerter
La tentation est forte des les imputer aux changements climatiques. Cependant, la survenue des ces crues de la Charente est un phénomène on ne peu plus naturel qui à cours depuis très longtemps. On dénombre plus d’une trentaine de crues majeures au cours du siècle écoulé : c’est considérable, d’autant plus que cette statistique exclue les inondation mineures qui n’impactent pas l’urbanisation.

L’histoire récente à connu des crues hors normes à Saintes : celle de 1982 dont on nous rebat les oreilles pour son ampleur soit disant inédite (hauteur maxi de 6.84m), ou celle de 1904 ( 6.77m) et de 1994 (6.67m). Néanmoins si l’histoire plus ancienne démontre que ces inondations ne sont pas nouvelles, elle laisse aussi penser que le danger peut être bien plus conséquent. Dans les chroniques on relates les submersions de 1843 et 1779 avec des hauteurs d’eau évaluées à 6.9m (en l’absence de relevés fiables). Au Moyen-Age, un ecclésiastique de la Cathédrale de Saintes (chanoine Tabourin) relate dans ses mémoire une inondation ayant atteint la Cathédrale. Selon son témoignage, en 1560 la hauteur d’eau aurait été telle que la nef de l’édifice devait être parcourue en barque. On a peine à le croire. Une telle auteur d’eau impliquerait environ au moins 1m de plus que les crues les plus fortes connues jusqu’à aujourd’hui. Es un témoignage authentique ? L’année 1560 est située à un tourant climatique : entre la période dite de « l’optimum climatique médiéval » et le « petit âge glaciaire ». Durant cet entre deux, le climat a été instable, atypique et tourmenté. L’histoire serait donc plausible (mais pas prouvée).

Néanmoins, un tel récit doit nous alerter sur la vulnérabilité de Saintes dans un contexte de changement climatiques global planétaire d’ampleur inédit. Si on accepte comme plausible une crue de 7.5 à 8m lors d’une période changement climatique médiévale, il faut aussi accepter l’idée que nous sommes menacé par bien pire compte tenu du contexte climatique actuel. D’où l’importance de vérifier les récits anciens ! Le passé doit nous alerter, des études ajoutées aux études ne suffiront pas : ce n’est que du papier, en rien des actions courageuses. Les bonnes prières du chanoine Tabourin en 1560 ont elles non plus pas suffit. Aujourd’hui, il faut repenser la ville, réaménager la ville, et probablement désurbaniser les zones les plus exposées : les rendre à la nature. S’opposer à la montée des eaux n’est pas une solution d’avenir : l’expérience récente de Venise avec ces Acqua Alta est là pour nous le rappeler. Si la ville des Doges ne peut être préservée que temporairement, pourquoi croire que Saintes pourrait échapper à son destin ?

Les inondations de Saintes par Wolfgang Autexier : une œuvre phonographique reconnues
Vues sur France 3 en 2023, mon travail sur les inondations de Saintes est également connu à l’international. En effet, j’ai engagé mes meilleurs réalisations lors de très nombreuse compétions internationales d’art photographique. Ce travail m’a permis de cumuler 184 récompenses à ce jour, dont 61 Nominations, 90 Mentions Honorables et 33 Prix internationaux. C’est à coup sûr le plus gros palmarès artistique de Nouvelle Aquitaine, et l’un des plus conséquent de France. Par mis ces récompenses beaucoup ont été acquises sur présentation en compétions de photographie des inondations à Saintes. Notamment celle intitulée Aqua Arena MilkyWay qui met en scène les arènes de Saintes inondée sous la voie lactée : elle cumule seule 19 récompenses dont 3 Prix. C’est ma deuxième œuvre la plus titrée. Ainsi c’est pour mi un immense honneur et une fierté d’être l’ambassadeur naturel de la Ville de Saintes, mais surtout de représenter la photographie française contemporaine au plus haut niveau.





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