Récompensée d’un troisième prix — Bronze — en catégorie « Fine Art – Nude » aux Budapest International Foto Awards 2026, Wind Dance poursuit son parcours international. Réalisée avec Fleur, l’œuvre réunit désormais 18 distinctions, dont 5 prix et 8 mentions honorables. Une nouvelle reconnaissance pour une photographie où le corps et le mouvement deviennent langage.
Donner une forme à ce qui passe
On ne retient pas le vent.
On peut seulement en percevoir les effets : une tension, un déplacement, un équilibre qui se transforme. Il traverse l’espace et révèle, dans ce qu’il touche, une présence que l’immobilité ne montrait pas.
C’est dans cette relation entre le corps et le mouvement que je situe la poésie de Wind Dance.
L’image ne cherche pas seulement à montrer une silhouette. Elle propose un élan. Quelque chose qui semble pouvoir se prolonger au-delà du cadre, comme si la photographie, malgré sa fixité, conservait en elle la possibilité du geste suivant.
Aujourd’hui, cette œuvre reçoit un troisième prix — Bronze — en catégorie « Fine Art – Nude » aux Budapest International Foto Awards 2026. Son nom figure ainsi parmi les lauréats de cette nouvelle édition internationale.
J’accueille cette récompense avec une joie profonde. Parce qu’elle prolonge un parcours déjà remarquable, mais aussi parce qu’elle offre une nouvelle occasion de parler de ce qui importe derrière le résultat : une intention poétique, une présence humaine, et la confiance qui leur permet de devenir une image.

Fleur, une présence essentielle
Cette reconnaissance, je souhaite la partager chaleureusement avec Fleur.
Une photographie porte le regard de celui qui la compose. Mais lorsqu’elle naît d’une collaboration, elle porte aussi ce que l’autre personne lui apporte : sa présence, sa sensibilité, sa manière singulière d’habiter l’espace.
Le corps n’est pas une matière que le photographe pourrait simplement disposer. Il est un langage vivant. Une intention peut être préparée, une composition recherchée ; il faut encore qu’une personne lui donne sa justesse.
Dans Wind Dance, Fleur n’est donc pas seulement la personne photographiée. Elle est une collaboratrice dans la réalisation, et une présence essentielle dans l’œuvre.
Je tiens à ce que son nom accompagne cette nouvelle récompense. Car le parcours de l’image est aussi, à sa manière, le sien. Les distinctions ne séparent pas ce que nous avons réuni pour lui donner naissance.
Merci, Fleur, pour cette confiance et pour ce que tu as apporté à cette photographie.
Dix-huit distinctions, et une première porte fermée
Avec ce bronze à Budapest, Wind Dance réunit désormais 18 distinctions internationales, parmi lesquelles 5 prix et 8 mentions honorables.
Ces chiffres me réjouissent. Ils racontent la continuité d’une réception : une même œuvre rencontre, au fil de son parcours, des regards capables d’y reconnaître une force.
Pourtant, son histoire n’a pas commencé par une récompense.
Lors de sa première présentation en concours, Wind Dance avait été refusée.
J’y croyais. Je sentais dans cette image une possibilité que ce premier résultat ne confirmait pas. Dès sa deuxième présentation, elle fut récompensée. Elle a ensuite poursuivi son chemin jusqu’à ce nouveau succès.
Je ne raconte pas ce premier refus pour le contester après coup. Il appartient à l’histoire de l’œuvre, au même titre que les reconnaissances venues ensuite.
Il rappelle simplement qu’une décision ne contient pas toujours l’avenir d’une photographie.
Une image peut avoir besoin d’une autre rencontre. D’un autre contexte. D’un regard qui saura recevoir ce qu’un premier jury n’a pas retenu.
C’est une leçon que je garde précieusement : écouter les résultats, apprendre de ses déconvenues, mais ne pas laisser une seule porte fermée décider de tout le chemin.
Le nu comme langage poétique
Le classement de Wind Dance dans la catégorie « Fine Art – Nude » rejoint une dimension importante de ma recherche : penser le corps comme une présence expressive, et non comme un simple sujet à montrer.
Le nu retire les vêtements, mais aussi une partie des signes qui situent immédiatement une personne dans une époque ou un rôle social. Il permet d’interroger plus directement le geste, la vulnérabilité, la dignité et notre relation à l’espace.
Dans cette œuvre, je cherche moins à décrire qu’à suggérer.
J’aimerais que le spectateur puisse y éprouver un mouvement intérieur : une respiration, une liberté, peut-être ce moment fragile où l’on cesse de résister à ce qui nous traverse pour trouver avec lui un équilibre.
La poésie commence, pour moi, à cet endroit : lorsque l’image donne une forme sensible à quelque chose que les mots ne suffisent pas à contenir.
Un parcours qui continue pendant sa mise à l’épreuve
Au fil des résultats récemment reçus, mon palmarès d’ensemble atteint désormais 225 distinctions internationales, dont 64 prix.
Lorsque j’ai ouvert, le 5 octobre dernier, mon appel public à vérification de sept records et statuts de palmarès international, le bilan présenté était de 220 distinctions, dont 60 prix.
Avant même la clôture de cette démarche, quatre nouveaux prix sont donc venus enrichir le parcours, dont ce bronze obtenu par Wind Dance.
Cette progression renforce le total sur lequel s’appuient mes revendications. Elle ne remplace cependant pas leur examen comparatif : un palmarès qui grandit doit rester un palmarès que l’on peut expliquer, documenter et vérifier.
C’est précisément le sens de l’appel en cours, ouvert jusqu’au 5 novembre 2026 à minuit, heure de Paris. Il permet de signaler des éléments vérifiables susceptibles de compléter ou de corriger le recensement, et de présenter des dossiers documentés concernant les statuts revendiqués.
Je suis fier du chemin accompli. Et je souhaite que cette fierté demeure compatible avec la rigueur.
L’absence éventuelle de contestation ne vaudra pas certification absolue ; les informations nouvelles pourront toujours être examinées. Cette possibilité de correction est inscrite dans la démarche elle-même.
Découvrir l’appel public à vérification de sept records et statuts de palmarès international
Laisser une image aller plus loin que soi
Les concours offrent des dates, des catégories et des résultats. Mais une œuvre possède aussi une histoire plus intime, faite d’intuitions, de travail, de relations et de confiance.
C’est cette histoire que je souhaite continuer à partager.
Si le parcours de Wind Dance peut être inspirant, j’aimerais qu’il le soit sans donner l’illusion d’une réussite inévitable. Il a commencé par un refus. Il s’est poursuivi parce que je croyais à cette photographie, tout en acceptant de la présenter à d’autres regards.
On ne sait pas, lorsque l’on crée une image, jusqu’où elle pourra aller.
On peut seulement lui donner toute son attention, travailler avec sincérité, puis accepter qu’elle quitte un jour l’espace de sa création pour rencontrer d’autres sensibilités.
Avec Fleur, nous avons donné naissance à Wind Dance.
Aujourd’hui, de regard en regard, elle poursuit son mouvement.
Découvrir la publication des Budapest International Foto Awards consacrée à Wind Dance



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