Avec des noir & blanc tels que les arènes, la crue à Saintes, le lion, « Tunnel Attitude« ,… je remporte de nombreux succès en concours, au point de laisser penser que je ne fais que du noir & blanc. Il n’en est rien ! Les Chromatic Awrads sont un concours international spécial couleur et exclusivement couleur.
Pour cette session 2022, j’y réalise un quadruplé. Sur six œuvres présentées, quartes sont récompensées de mentions honorables. La preuve est ainsi donnée que je fais de la couleur.
Le lion : encore lui, est récompensé en catégorie faune sauvage. C’est la sixième récompense pour ce lion. (4 pour la version couleur et 2 pour la noir & blanc)
Le nurbex avec Annabel reçoit sa deuxième distinction : cette fois cie dans sa version couleur.
Ces 4 nouveaux succès portent à 29 le nombre de récompenses internationales raflées sur l’année 2022. Ce bilan est désormais définitif dans la mesure ou plus aucun autre résultat n’est attendu pour cette année.
Rediffusée Samedi dernier en streaming, la séance d’annonce des nominés et lauréats des 17eme Black and White Spider Awards fut à la fois longue et riche en émotions. J’avais engagé 6 œuvres dans 5 catégories. La première catégorie attendue pour moi était celle de l’architecture. J’y avais 2 œuvres engagées et beaucoup d’espoir puisqu’il s’agissait de photos dont les succès antérieurs en compétition permettait d’être confiant. Mais non ! Toutes deux furent éliminées. Même pas une nomination ; j’étais inquiet pour la suite.
Les annonces de chaque catégorie défilent : enfants du monde, fine art, nature… et nu. Là : mon nom apparait dans la liste des 99 nominés de la catégorie. Puis les noms des 22 mentions honorables de la catégorie nu sont égrainés un à un. Je me dis que mon nom peut sortir, ou pas. Et cela ne vient pas. Je m’inquiète, peut-être suis-je seulement nominé ? Passe le troisième prix, le deuxième, et la stupeur : le premier prix est pour moi ! Pour un détail de nu intitulé « Abstraction ». [découvrir l’œuvre] Cette récompense n’est pas complètement pour moi. En effet, c’est un nu, travail auquel a participé Ophélie : évidement, c’est elle aussi qui est également récompensée par cette distinction internationale. Merci à elle.
Extrait de la liste d’annonce de la catégorie nu de 17eme Black and White Spider Awards. « Abstraction » réalisée avec Ophélie reçoit le premier prix. [voir l’annonce du palmarès]
Je reste très flatté par le titre du premier prix attribué par le concours : « 1st Place · Outstanding Achievement » qui signifie « 1ere Place · Réalisation Exceptionnelle ». Je ne peux pas cacher mon émotion de recevoir mon tout premier premier prix en grande compétition internationale. Les bons classements parmi les dix meilleurs mondiaux, les 5eme places obtenues dans d’autres compétitions, sont de belles reconnaissances , mais là : c’est le Graal.
Pour l’année 2022, je souhaitais 12 récompenses dont 3 premiers prix. Je me réjouissais de 20 récompenses, mais me plaignais de ne pas accéder au second objectif. J’ai désormais une part de cet objectif, et un magnifique lot de consolation. Peut-être que cette aventure est là pour rappeler que les premières places sont chères, et devront être acquises avec courage et détermination ?
Dans la mêlée et l’excitation, je n’ai pas vu l’annonce des nominés de la catégorie « Wildlife », la dernière… Le lion, une valeur sûre, était nominée. Le petit bonus de la soirée : 2 œuvres récompensées sur 6 présentées. Une nouvelle réussite pour ce lion qui aura largement fait ces preuves.
Comment finir une telle soirée d’annonce de résultats ? Deux œuvres récompensées sur six, et surtout un premier prix ? La dernière annonce de cette soirée est la liste des trois grands prix : les « Photographer of the Year ». Une perspective inespérée. Pourtant, mon nu abstrait me positionne à la troisième place des trois photographes de l’année en catégorie amateur naturellement. La troisième place dite dite « Honnor of Distinction ». Quel honneur, mais quel plaisir ! Cette soirée avait démarrée par des frayeurs, du doute, quartes échecs… et trois succès. Mais quels succès. Mais quel plaisir ! La présentation de cette photographie « abstraction » était une prise de risque ; un tel choix passe, ou casse. Pour mon plus grand bonheur, il passe.
Liste d’annonce des 3 « Photographer of the Year« amateurs des 17eme Black and White Spider Awards.
On ne parle jamais d’eux. Mais je vais les remercier. Il s’agit du grand jury. Grand à plusieurs titres : un collectif conséquent de 29 personnes à parité, une sélection de profils choisis parmi des photographes reconnus, des directeurs de galeries d’art et de rédactions ou d’éditions. C’est de toute évidence à cette richesse et cette variété de profils et de sensibilités que je dois le choix audacieux de mon œuvre pour la première place en catégorie nu. Encore merci à eux et elles :
Pauline Martin -Curator / Head of Exhibitions – PHOTO ELYSEE – Lausanne
Diana Burroughs – Director – MARLBOROUGH GALLERY – New York
Fiona van Schendel, Director – FLATLAND – Amsterdam
Bene Taschen, Director – GALERIE BENE TASCHEN – Cologne
Justine Gruser – Specialist Photographs – PHILLIPS – London
Arnaud Adida, Director – A. GALERIE – Paris
Shana Lopes, Assistant Curator of Photography – SAN FRANCISCO MUSEUM OF MODERN ART (SFMOMA) – San Francisco
Irina Protopopescu, Director -SLAG & RX GALLERIES – New York
Toru Fujii, Senior Creative Director – ADK CREATIVE ONE TOKYO – Japan
Wes Phelan, Executive Creative Director – GOODBY SILVERSTEIN & PARTNERS – San Francisco
Dr. Stefan Kallinka – Director -ARTFACTORY CLUB – Vienna
Paul Meates, Group Creative Director -DROGA5 – New York
Marcel Wijnen, Creative Director -HULSBOSCH – Sydney
Silvan Faessler, Director – SILVAN FAESSLER FINE ART – Zug/Switzerland
C’est un quintuplé ! Cinq œuvre présentées, cinq retenues. La dernière fois que j’avais fait cet exploit c’était pour les Monovision Awqards 2022 en Juillet dernier. Je cumule désormais 20 récompenses internationales pour l’années 2022, dont dix prises sur seulement deux compétitions. On répétera encore que mon objectif 2022 était de 12 récompenses, et que l’année n’est pas finie. Nous reparlerons de tout ceci lors du bilan global ; en attendant, parlons des œuvres récompensées.
J’ai longtemps construis mon image de photographe avec mon travail sur la faune sauvage. J’ai aussi longtemps été exclusivement photographe de faune sauvage. Je suis désormais un ex photographe de faune sauvage. Cependant, c’est avec un immense plaisir que j’accueil le nouveau succès du lion. Un lion qui réussit tans en noir & blanc qu’en couleur : cette fois-ci c’est la couleur qui est récompensée.
Un jour photographe animalier, demain photographe d’architecture, ou de paysage urbain. « Aqua Arena » est une nouvelle fois récompensée en catégorie « paysage urbain ».
Un autre jour : portraitiste. Je suis portraitiste, mais pas de faune sauvage, sauf si vous avez une définition différente de la mienne. Ma diversification est ainsi payante, ici avec la série « Tunnel Attitude ». Ici c’est également touts ceux et toutes celles qui y ont été associés qui partagent cette réussite : merci à eux.
Une fois encore « Inner peace between heaven and eart » reçoit une mention honorable. C’est une œuvre récompensée quatre fois cette années, très remarquée antérieurement, elle a à ce jour un taux de réussite en compétition de 87% : c’est un quasi sans faute qui la place dans le 1% des œuvres qui sortent du lot. Il ne lui manque que la consécration ultime.
Pour finir, je reçois sur cette session des ND Awrads une récompense pour mon travail de reportage sur la crue de la Charente. Il est ici récompensée en « paysage urbain », mais il s’agit bien d’un reportage d’actualité. Un reportage au regard atypique, traité tout en pose longue, avec une volonté assumée d’être autant poète que reporter.
Aux milieu des ces réussites, je souhaite mettre la lumière sur « Tunnel Attitude ». Plusieurs de ces portait ont été récompensé de façon individuels dans d’autres compétitions ; mais ici c’est l’aspect collectif et l’œuvre dans son ensemble qui est remarquée. Je voudrais une nouvelle fois remercier tous ceux et toutes celles qui ont participé à ce projet et l’ont fait vivre. Redécouvrez cette série avec le lien ci-dessous.
En ce début Novembre, j’enregistre mon quatrième succès aux portrait Photo Awards. En Aout première réussite avec Clara sur la collection 76, puis sur la collection 77 avec « Inner peace between heaven and eart », en Octobre Lia sur la collection 78 et enfin en Novembre avec la collection 79, c’est Annabel qui est récompensée. [voir mon book Portrait Photo Awards]
Ces récompenses viennent porter la moisson 2022 à 15 mentions de réussite en concours internationaux. Mon objectif de l’année était de 12 le bilan sera nécessairement satisfaisant, cependant, on trouvera toujours une bonne raisons de voir plus grand que ce qui a été accompli.
Douzième succès de cette années 2022, avec une sélection pour la collection 76 des International Portrait Photography Awrads : un coucous international spécialement dédié aux portraitistes. La photographie récompensée est l’un des portraits de la série Tunnel Attitude : celui de Clara, peut être l’un des plus populaires de la série.
Cette récompense est la troisième obtenue cette années pour du portrait. Les deux précédentes l’étaient pour le double portrait Camille et Yvan, père et fille.
Douze succès acquis sur l’année 2022 dés la mi-Aout : l’objectif de l’année était d’obtenir 12 récompenses sur l’années complète. Il reste 4 mois pour finir cette années, et d’important résultats de grandes compétions à venir. Le bilan de cette année sera quoi qu’il arrive satisfaisant, et peut-être bien d’avantage.
Une ou des premières aux Monovision Photography Awards 2022 ? Le Monovision est une compétions internationale de photographie noir & blanc organisée à Londres. Pour ma première participation à celle-ci, j’avais engagé 5 œuvres. Pari réussi, les 5 reçoivent aujourd’hui chacune une mention honorable et sont extrêmement bien classées. C’est également la première fois que je reçois 5 récompenses sur la même compétition.
la pièces principale de la série Pantera Leo Leo se voit récompensée deux fois cette années : Fine Art Photography Awards 2022 puis Monovision Photography Awards 2022
En catégorie Architecture, j’avais deux œuvres engagées, les deux sont récompensées d’une mention honorable, respectivement aux 6eme et 7eme places sur 104 finalistes. Il s’agit la de deux photographie de la série Aqua Arena, reportage sur les Arènes de Saintes lors des crues de la Charente, déjà plusieurs fois récompensées en 2021 et début 2022. Bref : ici on confirme le statut de deux œuvres déjà reconnues. [voir Aqua Arena & Aqua Arena Milky Way]
Le double portrait « père & fille » déjà récompensé aux Fine Art Photography Awards 2022, reçoit de nouveau une mention honorable en catégorie Portrait (8/96). Encore une confirmation. [voir Camille & Yvan]
Même réussite pour « Inner peace between heaven and eart », elle aussi déjà récompensé aux Fine Art Photography Awards 2022 reçoit également une mention honorable en catégorie Nu. Elle se classe au 5eme rang parmi 59 finalistes, elle était 5 sur 60 Fine Art Photography Awards 2022 . Cette photographie confirme elle aussi son rang élevé. [découvrir cette œuvre]
Le lion dans sa version noir & blanc vient lui se positionner 12eme sur 132 et reçoit également une mention honorable. Il était 8eme aux Fine Art Photography Awards 2022 : il confirme également son rang. [revoir ce lion]
Pour cette première aux Monovision Photography Awards, le bilan d’ensemble est enthousiasmant ! 5 œuvres engagées : 5 sont nominées dans 4 catégories différentes. De surcroit parmi les 10% des meilleurs de chaque catégorie. Cela vient confirmer le résultat obtenu lors des Fine Art Photography Awards 2022. Cela vient quelque peu relativiser l’échec du Montier en Der 2022 pour lequel j’avais 5 œuvres finalistes et aucune récompensée. Après tout : on ne peut pas faire des cartons partout !
sixième récompense internationale au cour ce ces 12 dernier mois pour cette image de la série Aqua Arena : triomphe dans les Arènes de Saintes
En Janvier, j’ai annoncé du changement (2022, un nouveau cap). L’un des ces changements majeur est le passage de l’univers reflex vers l’univers hybride, et de l’univers Nikon vers Canon. Mais pourquoi une telle volte-face ?
Les trois boitiers Nikon qui composaient mon arsenal étaient incontestablement des perles : D810, D4s et D5. Ils satisfaisant à leurs usages respectifs. Le parc optique associé également. Mais mes pratiques évoluant, il convenait de s’interroger sur l’avenir. Le 300 f2.8 ne me servait plus, le 14-24 n’était plus suffisamment homogène en piqué pour mes besoins… Petit a petit tout cet arsenal, aussi satisfaisant qu’il ait pu être, aurait fini par devenir obsolète. Sur le marché, les reflex tendent à laisser la place aux hybrides : hybrides dont les viseurs m’étaient jusqu’à présent insupportables (scintillants, couleurs fausses, pixels grossiers…).
Canon R3 • essai de dynamique du capteur • 500 iso / f11 / 1/30
Pour passer un cap : il me fallait un besoin de renouveau et une innovation vraiment utile. Quelque chose qui m’apporte un vrai GAP pratique sur le terrain. J’aime le coté ultime de la technicité des monoblocs. En ce domaine Nikon a choisi l’option de la course aux pixels : 8k, 45 mPx. Rien qui m’intéresse ici. Chez Canon, l’approche est radicalement différente avec le R3 : 24 mPx, une révolution avec le contrôle de l’AF par le regard et un parc optique RF qui mise sur la compacité et l’inédit. Là : ça vend du rêve.
J’ai donc choisi un renouvellement total en passant au Canon R3. Déclic 17 me l’a livré il y a un mois : voici ici un premier retours d’expérience.
Présentation du Canon R3
Le R3 est un monobloc hybride, ces spécifications clefs sont :
24 mPx RAW 16 bits en photo,
6k RAW, 4.2.2, 12 bits en vidéo,
une plage de sensibilité de 50 à 102400 iso
un AF doté de la reconnaissance de formes (visages, personnes, véhicules, animaux), d’un pilotage par le regard et d’une sensibilité de détection de +20, jusqu’à -7.5 IL
une rafale de 12 i/s en obturation mécanique, de 30 i/s en obturation électronique
déclanchement jusqu’à 1/64000 en obturation électronique
vidéo jusqu’à 60 fps en 6k et 120 fps en 4k
enregistrement Log pour la vidéo
stabilisation IBIS synchrone avec la stabilisation des optiques
un poids de 1015 g
un écran tactile orientable de 8.5 cm, et un viseur électronique de presque 6mPx
proposé à la vente pour 6000 €, mais livrable sous environ 5 à 6 mois dans le contexte actuel
Il ressort des ces quelques données essentielles un parti pris fort. D’une part la compacité : 1 kg pour un monobloc c’est un tiers de poids en moins par rapport aux reflex monoblocs. Son frère Nikon le Z9 est presque aussi lourd qu’un réflex avec 1340 g : on y perdrait presque le bénéfice de l’hybride. D’autre part une polyvalence forte avec un capteur de 24 mPx qui peut répondre à tous les besoins tout en permettant d’accéder à de la vidéo 6k RAW 4.2.2 12 bits (digne d’une camera professionnelle). Ainsi le capteur est tout à la fois très définit et tolérant optiquement : un atout dont ne pourra pas se prévaloir la concurrence. Hors lors d’une transition du réflex à l’hybride, une tolérance optique est utile pour récupérer au mieux un parc optique ancien. Le sujet est stratégique.
Si les spécifications de l’AF sont assez classiques par rapport au marché actuel, avec une reconnaissance de forme semblable à celle de la concurrence, la fonction « Autofocus Eye Control » pour ne pas dire pilotage de l’AF par le regard, constitue en soit une véritable révolution des pratiques. En effet avec ce système : plus besoin de manipuler un joystick, d’être ne retard sur l’action à cause de cette manipulation. Désormais, on regarde son sujet : on clic. C’est si simple…
Canon R3 • essai de dynamique du capteur • 125 iso / f8 / 1/30
La dynamique : un sujet clef
Comme je l’ai fais avec tous les matériels que j’ai eu à tester : je ai poussé à bout le Canon R3 sur mon site d’essais favori, la Crypte Saint Eutrope à Saintes. Le lieux est sombre et le peu de lumière disponible entre par de toutes petites baies qui sont le cauchemar de toute bonne exposition. Mes anciens Nikons avaient très bien passé ce teste vache. Mais on l’a dit mes exigences ont changées, il me faut un peu plus, et surtout un peu plus de polyvalence. Hors Canon n’était pas spécialement réputée pour la dynamique des ces capteurs. Passer chez Canon était pour moi une vraie prise de risque sur ce sujet essentiel dans ma pratique.
Canon R3 • essai de dynamique du capteur • 400 iso / f2.8 / 8s
Face à ce teste de l’enfers, la première impression données par ce Canon R3 est divine. La dynamique est clairement au rendez-vous. Ce n’est pas académique comme démarche, mais je vais comparer ce R3 avec mes 3 anciens boitiers ; tout simplement parce que je connais très bien et qu’il s constituent de bons point de repères. Pour résumer :
En petits iso (valeurs à 2 ou 3 chiffres : 50 à 800 iso), le Canon R3 a les qualités du D810 : donc extra.
En gros iso (valeurs à 4 chiffres : 1600 à 6400 iso) il a les qualité du D5 : donc extra également.
Sur les iso extrêmes (valeurs à 5 chiffres ou plus) : là il y a deux régimes. Le 12.8k est correcte, à partir de 25.6k les résultat sera probablement insuffisant pour beaucoup.
Je vous propose ici des courbes comparatives, d’une part avec mes anciens boitiers qui sont mes références bien connues, mais aussi mes seuils d’exigences qualitatives, et d’autre part avec ces deux concurrents de même gammes. Aucune des ces références n’est un mauvais appareil. Néanmoins, chacun a ses atouts maitres. Le D810 est très linéaire et possède une très forte dynamiques au petits iso ; le D5 est lui plutôt un monstre des gros iso et des extrêmes. Le R3 : c’est les deux. Totalement satisfaisant pour moi.
comparatif : Canon R3 en rouge + Nikon D5 en violet + Nikon D810 en vert
Le Canon R3 révèle ici une extrême polyvalence en dépit du décrochage de la qualité à partir de 25k iso. Curiosité, le Canon R6 que j’ai eu a tester antérieurement à quant à lui les mêmes qualités que le R3, mais avec des iso extrêmes bien meilleurs. Le Nikon Z9 a un décalage de dynamique de 0.5 à 1 IL inferieur : on retrouve ici la contre partie d’un capteur sur-définit. Le concurrent Sony A1 a un profil ressemblant au R3 qui semble ne pas trop subir sa forte définition. Tous ont de très bonnes valeurs variant de 10 à 15 IL entre 50 et 3200 iso. Bref : trois frères qui jouent à haut niveau.
comparatif : Canon R3 en rouge + Sony A1 en bleu + Nikon Z9 en jaune
La gestion du bruit
Je ne vais pas m’appesantir sur le sujet du bruit numérique, tout simplement parce que le constat est simplissime : sur ce R3 la gestion du bruit ressemble à la dynamique. Avec des RAW exploités au moyen de DxO Lab 5 : en petit iso le bruit est inexistant, et en gros iso il varie de négligeable à faible. Les photos sont ainsi extrêmement faciles à exploiter entre 50 et 6400 iso. Je doit tout de même confier que les jpg bruts du boitier ne sont pas révélateurs de ce fort potentiel ; heureusement, je suis un utilisateur RAW.
Canon R3 • extraits comparatifs : à gauche 50 iso, au centre 800 iso, à droite 6400 iso
Le cRAW : extraterrestre ?
Mais qu’est donc que ce cRAW ? Sur le papier rien de si sensationnel. Il s’agit d’un RAW compressé, concurrent Canon du « RAW compressé sans pertes » des Nikons. Oui ! Mais pas tout à fait… Les RAW compressés sans pertes d’un Nikon D5 (20 mPx) pèsent environ 20 à 25 Mo. Les cRAW 24 mPx du Canon R3 pèsent en moyenne 15 Mo. Pour mémoire, les RAW normal du R3 varient autour de 29 Mo, les jpg brutes de boiter 9 Mo.
Tout ceci n’est pas de la magie : es vraiment bon ? Dans la crypte, j’ai fait deux fois la même série d’essais en RAW normal et en cRaw. Il ressort que la différence de qualité est extrêmement difficile à faire ressortir. Elle est si minime qu’elle pourrait être considérée comme négligeable. La qualité du cRAW est telle qu’il peut être largement utilisé pour des usages professionnels ou du travail d’auteur. Peut être que pour de l’astrophoto faudra t’il privilégier le RAW normal pour optimiser le travail : mais là je n’ai pas fais l’essai pour vérifier. Je vous renvoie ici aux essais fait par Damien Bernal et Bison Bleu pour mettre en situer les limites du cRAW (expériences faites sur Canon R5, mais toute aussi intéressante) et monter son énorme potentiel.
Canon R3 • essai de la fonction détection de l’œil du sujet
L’AF ou les AF ?
Quand est t’il de cet AF de nouvelle génération annoncé comme révolutionnaire ? A mon sens, il faudrait mettre l’AF du R3 au pluriel. En effet, il est doté de plusieurs outils qui peuvent répondre de façon différenciée soit a des situations particulières soit à des pratiques ou des préférences du photographe lui-même.
On a testé ces fonctions avec des véhicules et en session de portrait. Pour résumer, sur le R3 nous avons :
La possibilité de positionner le point (ou zone suivant choix) AF au moyen d’un joystick traditionnel : cette fonction est déformais bien connues de tous. Elle a fait ses preuves, mais peut facilement s’avérer trop lente dans l’action.
La possibilité de positionner le point AF avec un « Smart Controller » : un joystick infrarouge. Il est réactif mais peu précis. Dans l’action il sera cependant plus souple d’emploie le joystick traditionnel.
La possibilité de faire directement détecter l’œil du sujet par l’AF. La fonction est programmable sur le bouton de votre choix… Facile en session portrait ! Limite déloyale.
La possibilité de laisser la détection de forme (dit Dual Pixel) marquer elle même le sujet. C’est redoutablement efficace, mais on maitrise pas quel sujet sera prioritaire. Par exemple sur une groupe de 3 personnes et 2 animaux qui sera le sujet détecté ? Il y a mon sens trop d’aléas avec cette fonction utilisée seule.
En revanche couplée avec « l’Autofocus Eye Control » (pilotage de l’AF par le regard du photographe) le procédé est extrêmement performant. On regarde son sujet, la détection identifie la forme (visages, animaux, véhicules,….) , le sujet pourra se déplacer dans le cadre il restaura accroché par l’AF du moment qu’on ne le perd pas de vue. On peut également passer d’un sujet à un autre en un « coup d’œil ». La réactivité dans le feu de l’action est considérable.
Et j’allais oublier la possibilité de pointer le sujet du doigt, directement sur l’écran arrière. Cette action commande à la fois l’AF et le déclanchement.
En fin de compte, avec le R3 il y a un AF pour tous les gouts, et surtout pour toutes les situations. En séance portrait, avec un seul sujet, la fonction de détection de l’œil est d’une simplicité déconcertante. Dans la mêlée d’un matche de rugby ou un essaim de motos, c’est « l’Autofocus Eye Control » qui fera une vraie différence. Et pour les sujet hors reconnaissance de formes, on initialisera l’AF avec le « Smart Controller » ou le joystick à l’ancienne.
Canon R3 • essai du « l’Autofocus Eye Control » : pilotage de l’AF par le regard du photographe
MAP manuelle : ça existe encore
Ca existe encore : et ça n’a jamais été aussi bon ! Sauriez vous capable de faire la mise au point au travers d’un filtre infrarouge ? Evidement non. Néanmoins c’est nécessaires puisque la longueur d’onde et la célérité sont différente et que la MAP sans filtre sera immanquablement fausse.
Le Canon R3 est doté de deux systèmes d’assistance à la MAP manuelle : un focus peaking et un repère sur le point. Ce repère se compose de 3 triangles indiquant si la MAP est trop arrière, ou trop avant, ou juste. Ce point est déplaçable au « Smart Controller » pour vérifier la MAP sur plusieurs sujets. Pour travail de paysage, avec 3 sujets sur 3 plans distincts à contrôler on pour tout vérifier éléments par élément, y compris avec un filtre infrarouge en place.
Canon R3 • essai en infrarouge • 50 iso / f4 / 120s
Pour conclure : n’ayons pas peur des mots
Le TIPA awards 2022 avait classé le Canon R3 « boitier le plus innovant ». Et bien tout est dit, je n’ai rien a ajouter ! Enfin, si. Il me fallait un remplaçant unique à un trio Nikon D4s, D5 et D810. Il me fallait une bête à tout faire, exigeante sur tous les registres. Objectif a priori compliqué à remplir. Le R3 réponds sur la définition du capteur, le R3 réponds sur la dynamique et la qualité d’iso, le R3 dépasse les besoins sur l’AF, le R3 répond sur l’ergonomie et les possibilités de personnalisation et le R3 possède des capacités vidéo dont je n’ai pas encore besoin… mais sait ‘on jamais.
Quadruplé ? On avait déjà dit ça pour la série Aqua Arena qui avait cumulé quatre récompenses lors de compétitions internationales. Cette fois, il s’agit d’un quadruplé au sein de la même compétition : les Fine Art Photography Awards édition 2022.
En effet, sur cette édition, j’avait engagé 4 œuvres : mon lion favori, un nu, un portrait et la série Aqua Arena. J’ai ainsi été nominé dans 4 catégories :
Aqua Arena est ainsi nominée en 5eme position sur 28 œuvres sélectionnées en catégorie Citysacape, ou « paysage urbain » qui est différente de la catégorie Architecture ; on arrive à 2 place du podium, mais dans une position extrêmement flatteuse. Cette série cumule désormais 5 récompenses internationales raflées au cours des six derniers mois. [voir la série Aqua Arena]
Un double portrait père et fille est quand à lui placé en 10eme position sur 83 nominés de la catégorie Portrait. Ce très bon résultat me permet de m’affirmer comme portraitiste. [voir ce double portrait]
Le lion est classé 8eme sur 80 nominés : il est dans les 10% des meilleurs des meilleurs dans la catégorie Wildlife pour la faune sauvage. Ce lion est aujourd’hui valorisé dans sa version couleur : une version restée inédite jusqu’à aujourd’hui. [redécouvrir ce lion, en couleurs]
Eustella Expiravit, de la série Spirituliter Nudus, rebaptisée « Inner peace between heaven and eart », se classe 5eme sur 60 nominés dans la catégorie nus : là encore dans 10% des meilleurs des meilleurs de cette catégorie reine. [redécouvrir cette œuvre déjà récompensée à Arles]
double portrait : père et fille, quand l’un est la moitié de l’autre
Le bilan d’ensemble est particulièrement excitant ! sur 4 œuvres engagées, 4 sont nominées dans 4 catégories différentes. De plus dans le peloton de tête des 20% des meilleurs de chaque catégorie, et même dans le top 10 pour deux catégories. C’est un carton, qui pourtant fait profondément regretter de ne pas avoir au moins une troisième place dans l’une ou l’autre des ces 4 catégories. On dira qu’il faut une marge de progression pour rester motivé !
Quintuplé pour Aqua Arena avec Lee Filters 2021, ND Awards Monochrome Awards 2021, Annual Photography Awards 2021 et Fine Art Photography Awards 2022
Retours aux origines : deux années d’inondations à Saintes
Une fois n’est pas coutume les années 2018 à 2020 ont vu s’enchainer plusieurs cycles de crues à répétition. Fin 2018 de multiples montée des eaux, à chaque fois plus importantes, étaient le prélude à une crue historique. Dans ce contexte de pluie importante, l’ancien amphithéâtre romain a été inondé à trois reprises entre fin 2018 et début 2020. J’ai réalisé à la fois un reportage sur la crue à Saintes, mais aussi une série inédite sur la submersion des premiers gradins des arènes. Découvrez cette série nommée Aqua Arena avec mes vidéos sur ces événements à Saintes :
Quardrupé ! C’est désormais quatre récompenses que cumule cette photo des arènes de Saintes inondées. Après les ND Awards 2021, la session Lee Filters d’Aout 2021, les Monochrome Awards 2021 : c’est une nouvelle mention honorable à l’occasion des Annual Photography Awards 2021. Et de quartes ! A quand la prochaine ?
Aqua Arena, quadruplet 2021 avec Lee Filters, ND Awards Monochrome Awards et Annual Photography Awards
Retours aux origines : deux années d’inondations à Saintes
Une fois n’est pas coutume les années 2018 à 2020 ont vu s’enchainer plusieurs cycles de crues à répétition. Fin 2018 de multiples montée des eaux, à chaque fois plus importantes, étaient le prélude à une crue historique. Dans ce contexte de pluie importante, l’ancien amphithéâtre romain a été inondé à trois reprises entre fin 2018 et début 2020. J’ai réalisé à la fois un reportage sur la crue à Saintes, mais aussi une série inédite sur la submersion des premiers gradins des arènes. Découvrez cette série nommée Aqua Arena avec mes vidéos sur ces événements à Saintes :
Depuis le début, mon aventure photographie est faite de rencontres, d’inattendu, de challenge, de poésie, de force expressive, d’indépendance d’esprit et de renouveau constant. L’ADN de mon parcours et de mon œuvre, n’est pas la photographie, mais bien l’esprit d’artiste. D’ailleurs, j’aime rappeler à qui veut bien l’entendre que je ne viens pas du monde de la photographie, mais du monde des beaux-arts. En effet, j’ai commencé par la peinture et le dessin.
Fut un temps où j’étais photographe animalier. Je ne me serais jamais définit autrement en 2013 ou en 2015 lors de mes premières expositions qui montraient des animaux et des animaux. Tel est mon image aux yeux du public, encore persistante aux yeux de beaucoup. Les gens évoluent : moi aussi ! Je vais ici casser le mythe en mettant l’accent sur mes évolutions thématiques. Entre 2010 et 2020 j’ai tour à tour développé plusieurs thématiques telles que l’architecture, le portrait, le nu, le flore, le paysage, la chasse aux orages, et même si ce n’est pas une thématique entant que telle : la pose longue.
Pourquoi une telle diversification ? On l’a dit, mon ADN d’artiste n’est pas véritablement la photographie, mais un besoin de découverte et d’inattendu. Tel est mon cap pour 2022 et après : toujours plus de rencontres, d’inattendu, de challenge, de poésie, de force expressive, d’indépendance d’esprit et de renouveau.
Néanmoins pour poursuivre mon projet artistique personnelle, j’ai besoin de me recentrer sur ce qui est vraiment important et ce qui me tient le plus à cœur. En effet, depuis 2013 ma diversification s’était accompagnée d’une forte densification de mes activités. J’étais engagé sur trop de choses, trop de projets. Il convient de réduire la voilure.
Je vais donc me recentrer exclusivement sur un travail d’auteur strictement personnel. Ainsi, il n’est toujours pas à l’ordre du jour que j’envisage de développer une activité d’artisan photographe, en dépit du fait que je suis de plus en plus souvent sollicité pour réaliser des prestations. Je décline, encore et encore… et je vais encore décliner. Et vous comprendrez aisément pourquoi. Néanmoins, je ne laisse jamais personne sans réponse ni solution : je recommande toujours aux personnes qui me sollicitent des prestataires de confiance qui peuvent satisfaire vos attentes.
J’ai besoin de temps pour être entièrement investi dans mes projets artistiques personnel. Ainsi, je vais également cesser toute implications dans des clubs ou des collectifs de photographes. Après 15 d’action bénévole en faveur de l’art photographique, ce désengagement semblera brutal ; cependant j’ai besoin de mon temps…
Mais quelle est donc ce projet mystère que j’ai concocté dans le plus grand secret ?
Nous en reparlerons lorsque les projets sortiront un à un. Cependant, vous aurez déjà une partie de la réponse avec les nombreuses récompenses acquises ces derniers mois lors de compétitions internationales.
L’année 2021 avait commencée avec un premier succès pour ma série « Aqua Aréna » avec Lee Filters (voir l’article). Ces dernières semaines, la partie noir & blanc de la série Aqua Arena c’est vue attribuée deux autres récompenses au « Night Picture Photo Contest » de DxO Labs et aux ND Awrads 2021. La partie noir & blanc avait déjà bien fait ces preuves !
Aujourd’hui, à moins d’une semaine de Noel, c’est une photo couleur de la série « Aqua Aréna » qui est distinguée par une mention honorable aux Chromatic Awards. On rappellera ainsi implicitement que je ne suis pas exclusivement un photographe noir & blanc ! Ici c’est une image pétillante de couleur qui est récompensée : les arènes inondées sont mise en scène telles qu’on ne les a jamais vues, leur reflet dans un lac immense et illuminées d’un ciel aux tons rose passion.
Comment mieux valoriser la patrimoine antique de la Saintonge ?
Je profite néanmoins de cet espace pour annoncer que la vidéo est désormais l’un de mes nouveaux outils d’expression. N’hésitez pas à découvrir mes autres productions telle que celle-ci qui montre ma pratique du wokshop à destination des passionnés de photographie. Bienvenue dans mon hobby !
Cette nuit du 5 Août semblait partie pour être paisible dans le quartier de l’Arc de Triomphe. Certes. Mais c’était sans compter sur un accident. Peu après 22h, on commence à voir s’échapper des volutes de fumée noire dense du toit d’un petit immeuble. En a peine trois minutes, des flammes de la hauteur d’une personne émergent de cette toiture. Le sinistre est resté modeste : vite pris en charge par les pompiers il s’est limité à l’étage de cet immeuble. Néanmoins il aura été l’animation, la perturbation, de la nuit pour la vie du quartier. Il aura aussi été l’occasion d’un reportage sur le vif : être photographe à Saintes, c’est aussi réaliser l’image du quotidien.
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